Bien choisir entre maison de retraite et maintien à domicile

Soumis par admin le mar 24/11/2020 - 16:45
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Dans une projection à 10 ans, plus de 8 seniors sur 10 envisagent de vieillir au sein de leur logement actuel. Quitter son logement est un crève-cœur, mais des signes peuvent inciter à franchir le pas.

85% des seniors se voient vieillir à leur domicile. Parmi les plus de 75 ans, ils sont encore 34% à se dire « tout à fait sûr » d’occuper leur logement dans les dix années suivantes, selon un sondage Ifop pour la Fédération du service aux particuliers paru en 2019.

Toutefois, si la personne devient dépendante, et qu’elle ne peut pas assumer seule financièrement le maintien à son domicile, la situation peut devenir difficile pour les aidants, que ce soit son conjoint ou ses descendants. Voici quelques points sur lesquels s’attarder pour faire le bon choix.

La solitude de la personne âgée

La personne continue-t-elle d’avoir des relations sociales, en dehors des prestations de soin ? La solitude touche plus particulièrement les seniors au fur et à mesure que les capacités de déplacements se réduisent, ainsi que les possibilités de voir des amis ou de la famille.  Cette propension dépend du caractère de la personne : si elle est plus sociable, un placement hors de son domicile peut lui permettre de rencontrer d’autres personnes et de se reconstituer un réseau amical.

La sécurité du domicile et l’autonomie du senior

Le domicile est-il adapté au grand âge ? Le risque d’accident domestique est plus important quand on est une personne âgée, d’autant plus que celle-ci ne se rend pas forcément compte du déclin de ses facultés. Si cela a lieu sans qu’aucun de ses proches ne puisse s’en apercevoir, une chute, brûlure ou intoxication peut avoir de graves conséquences.

C’est pourquoi il est souvent nécessaire d’adapter le logement à la dépendance. Il peut s’agir de travaux pour permettre de fluidifier le logement, ou d’aménager certaines pièces, par exemple avec un siège de douche mural. D’autres petites améliorations pour simplifier la vie comme la pose de volets roulants automatisés, ou l'adaptation de l'éclairage rendent la vie plus simple.

Ces travaux ont un coût, mais il est possible de demander des aides, par exemple auprès de l’Agence nationale de l’habitat en cas de revenus modestes, ou même auprès des caisses de retraite ou des collectivités territoriales.

L’utilisation d’objets connectés, par exemple des colliers qui préviennent des proches ou une veille en cas de chute permet aussi de rassurer son entourage. 

Ces aménagements doivent avoir pour but d’augmenter l’autonomie du senior, afin qu’il puisse se débrouiller seul au maximum.

Le coût

En 2016, le coût médian d’un EHPAD pour un résident était de 1 949 euros par mois selon la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie. Pour 10 % des EHPAD, il est inférieur à 1 653 € et pour 10 % il est supérieur à 2 798 €.  D’importantes disparités existent toutefois entre les zones géographiques, l’ancienneté du bâtiment ou encore le statut juridique de l’EHPAD.

A côté de ces coûts, il faut comparer celui du maintien à domicile, que ce soient les travaux, les services à la personne, le coût d’une éventuelle surveillance à distance… et des aides dont on peut bénéficier, dans les deux solutions.