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Comment allier sa vie professionnelle avec le statut d’aidant ?

En France, on considère qu’il y aurait plus de 8 millions de personnes qui aideraient un proche en perte d’autonomie. Et près d’une sur deux exercerait une activité professionnelle. Mais aider une personne dépendante demande du temps et de l’investissement, bien souvent au détriment de sa carrière. Des solutions permettent de trouver un équilibre entre vie professionnelle et le statut d’aidant.

Trouver une solution avec son employeur

Selon une enquête d’OpinionWay pour l’association France Alzheimer en 2018*, 8 personnes aidantes sur 10 avouent avoir des difficultés à concilier vie d’aidant et vie professionnelle, et 9 sur 10 souffrent de stress, d’anxiété, de fatigue liés à cette situation.

Et pour cause : souvent, le proche aidant hésite à évoquer auprès de son manager et ses collègues son quotidien et ses difficultés à trouver un équilibre entre son rôle d’aidant et sa vie professionnelle et personnelle.

A tort, car cette problématique fait partie des facteurs de risques psychosociaux et est donc devenu un sujet pour l’entreprise. Surtout quand on sait qu’un aidant passe jusqu’à 3 heures par jour, y compris sur son temps de travail, à l’accompagnement de son proche fragilisé.

Le mieux : évoquer sa situation auprès de son employeur ou son responsable RH évite à la fois les incompréhensions et permet de trouver des solutions : télétravail, horaires flexibles, congés de proche aidant en temps partiel, aménagement du temps de travail…

* https://www.francealzheimer.org/travail-accompagnement-double-vie-de-laidant/des-employeurs-mieux-sensibiliser/

Demander un droit au répit

La loi d'adaptation de la société au vieillissement, votée en décembre 2015, reconnaît aujourd'hui le rôle des aidants et leur droit au répit, indispensable pour aider et soutenir ses proches le plus longtemps possible.

Sont concernés : les proches aidants des personnes bénéficiaires de l'APA (l'allocation personnalisée d'autonomie), qui assurent une présence indispensable à la vie à domicile et qui ne peuvent pas être remplacés.

Comment : dans ce cadre, l'APA permet de financer l'accès à des solutions temporaires pour que l'aidant puisse confier son proche à des structures spécialisées (hébergement temporaire, accueil de jour) le temps de quelques heures, d'une journée, d'un week-end ou d’une semaine.

Bon à savoir

Pour en bénéficier : adressez-vous au CCAS (centre communal d’action sociale) de votre commune ou à un CLIC (centre local d’information et de coordination gérontologique). Vous y trouverez toutes les adresses des établissements proposant ce droit au répit.

Se ménager des pauses

85 % des aidants interrogés par France Alzheimer consacrent moins de temps qu’avant à leur vie sociale et à leurs loisirs, ainsi qu’aux autres membres de leur famille. Ils font partie de ces personnes qui ne se ménagent pas et peuvent être touchées par un syndrome de burn-out.

Pour éviter d’en arriver là :

  • Apprenez à déléguer : il est temps de compter sur l’ensemble de vos proches et de leur demander de prendre le relais dans des tâches comme les courses, la mise en place des rendez-vous médicaux, la tenue des papiers administratifs… Sans oublier de faire appel à des services d’aide à domicile (garde de nuit, de jour, portage de repas, ménage, toilettes…) qui viendront prendre le relais.

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