Comment placer son argent après 60 ans ?

Soumis par admin le lun 08/02/2021 - 14:00
placer son argent

Nul ne l’ignore, le passage à la retraite est synonyme de perte de pouvoir d’achat. Après avoir quitté la vie active, la majorité des investisseurs poursuivent généralement  2 objectifs : placer leurs liquidités afin de se procurer des revenus d’appoint et commencer à préparer leur transmission afin de limiter le montant des droits de succession.

Le mieux est de commencer par faire la balance entre ce que l’on doit et ce que l’on possède. Puis de répartir les disponibilités entre ce qui est nécessaire pour vivre et le surplus que l’on souhaite transmettre de son vivant ou après son décès.

Placer son argent pour se procurer des rentes

Immobiliser une partie de son capital pour compléter sa pension est une option gagnante à condition de sélectionner des placements sûrs. Certes, à 60 ans, l’espérance de vie moyenne est de 27,5 ans pour une une femme et 23,2 ans pour un homme. Mais, si avant 60 ans, on peut prendre tous les risques, après cet âge, mieux vaut les limiter.

Le niveau des taux d’intérêt pèse sur le rendement des placements sécurisés traditionnels, comme les Sicav obligataires ou les fonds en euros de l’assurance vie (1,5% de moyenne en 2019). A 60 ans, on peut encore consacrer 40% de l’épargne placée sur une assurance vie à des Unités de Compte (sicav actions, etc.) offensives, afin de capter un zest de rendement. A 70 ans, on raménera cette proportion à 20%, puis à 0 au-delà de 80 ans.

Si l’on détient déjà un contrat d’assurance vie ou un PEA de plus de 8 ans, une sortie en rente aide à un trouver un pouvoir d’achat. Inconvénient : le capital constitué devient la propriété de l’assureur. En contrepartie, celui-ci garantit le versement d’une pension à vie, avec possibilité de réversion sur le conjoint survivant. Fiscalement, la rente issue d'un PEA est exonérée d'impôts. Celle issue de l’assurance vie est imposée pour partie (40% entre 60 et 69 ans).

Les investisseurs réfractaires à une sortie en rente, pourront procéder à des rachats partiels. Au-delà de 8 ans, ils sont taxés à 7,5% (+ prélèvements sociaux) si l’actif du contrat est inférieur à 150.000 euros (12,8% au-delà). 

Quant à vouloir investir dans des SCPI autant le faire à travers un contrat d’assurance-vie, car les frais sont moindres et la fiscalité plus avantageuse qu’avec un achat direct. Les taux de rendement moyens des SCPI sont d’environ 4 %. 

Placer de l’argent afin de le transmettre de son vivant

Contrairement à l’assurance vie, les contrats de capitalisation sont un outil de donation idéal. Ils permettent de placer des liquidités et de les transmettre de son vivant en profitant des avantages fiscaux du droit commun. Il est ainsi possible de donner jusqu’à 100.000 euros à chacun de ses enfants en franchise d’impôts une fois tous les 15 ans (31.865 euros, pour les grands-parents).

Le contrat de capitalisation peut aussi être démembré : en ce cas, le donateur (parent, grand-parent) percoit les intérêts produits par le contrat (usufruit) tout en cédant sa nue-propriété. Après le décès, le donataire récupèrera la pleine-propriété du contrat (usufruit + nue-propriété) sans droits de succession.

Placer de l’argent afin de le transmettre après son décès

L’assurance reste le meilleur outil de transmission patrimoniale : les capitaux profitent d’un abattement de 152.500 euros par bénéficiaire, puis d’une taxation de 20% entre 152.501 et 852.500 euros (31,25% au-delà).

Avec les contrats vie-génération en unités de compte, le régime fiscal est plus favorable en cas de dénouement par décès puisque qu’un abattement d'assiette de 20% est applicable sur la part transmise avant l'abattement de 152.500 €. Revers de la médaille, investis au moins à 33% dans le financement des PME-ETI, le logement social ou l'économie sociale et solidaire, ces contrats ne garantissent pas le capital investi. Ils sont donc réservés à un strict usage de diversification.

 Autre placement de nature à intéresser les tempes grises, les Groupements Fonciers Forestiers sont, à certaines conditions, exonérés d’impôt sur la Fortune Immobilière et de droits de mutation à concurrence des ¾ de leur valeur si les parts ont été détenues depuis plus de 2 ans par le défunt (ou le donateur).

 

 

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