Avantages retraites

Les avantages retraite des aidants familiaux

Les personnes qui réduisent leur activité professionnelle ou s’arrêtent de travailler pour s’occuper d'un parent vieillissant, voire invalide à domicile est loin d’être sans conséquence sur l’évolution de leur carrière professionnelle. Les caisses de retraite ont prévu des compensations pour tenir compte de cette situation. Quelles sont-elles et quelles sont les conditions pour en bénéficier ? Revue de détails.

Les personnes qui réduisent leur activité professionnelle ou s’arrêtent de travailler pour s’occuper d'un parent vieillissant, voire invalide à domicile est loin d’être sans conséquence sur l’évolution de leur carrière professionnelle. Les caisses de retraite ont prévu des compensations pour tenir compte de cette situation. Quelles sont-elles et quelles sont les conditions pour en bénéficier ? Revue de détails.

La validation de trimestres pour sa retraite

Si vous avez choisi de cesser votre activité professionnelle ou de la réduire à temps partiel pour pouvoir vous occuper d’un proche en perte d’autonomie, il est possible de demander à être affilié gratuitement à l’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF). Pendant cette période, vous obtenez des trimestres de retraite sans verser de cotisation. C’est la caisse d’allocations familiales* qui prend le relais pour valider vos trimestres comptant pour votre retraite.

Si vous avez choisi de cesser votre activité professionnelle ou de la réduire à temps partiel pour pouvoir vous occuper d’un proche en perte d’autonomie, il est possible de demander à être affilié gratuitement à l’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF). Pendant cette période, vous obtenez des trimestres de retraite sans verser de cotisation. C’est la caisse d’allocations familiales* qui prend le relais pour valider vos trimestres comptant pour votre retraite.

Les conditions :

  • vous devez pouvoir justifier d’un lien de parenté ou un lien très étroit avec la personne dont vous prenez soin. Il peut s’agir du conjoint(e), du partenaire de Pacs ou du concubin(e), d’un ascendant (parent ou grand-parent), d’un enfant ou petit-enfant, d’un oncle, d’une tante, d’un(e) cousin(e)… mais aussi d’une personne âgée à laquelle vous venez en aide de façon régulière et fréquente.
  • la personne aidée doit bénéficier de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) pour un niveau de perte d’autonomie important ou la prestation de compensation du handicap (PCH).
  • vous devez prendre soin de ce proche à titre non professionnel. Cela peut se faire dans le cadre du congé de proche aidant.

* renseignez-vous auprès de votre caisse,

Des trimestres en plus

Les aidants familiaux qui ont cessé leur activité professionnelle pour s’occuper à plein temps d’un proche en perte d’autonomie peuvent bénéficier de trimestres de retraite en plus. Depuis 2014, un trimestre « gratuit » est octroyé par période de 30 mois de prise en charge permanente ininterrompue (sauf placement provisoire de la personne en établissement spécialisé). Celui-ci s’ajoute aux trimestres cotisés.

Une limite :

 la majoration de durée d’assurance (MDA) ne peut excéder au total huit trimestres.

Les conditions :

Bon à savoir

la MDA est attribuée uniquement si l’aidant est affilié à un régime de retraite et s’il a cessé définitivement ou temporairement de travailler pour s’occuper d’un proche dépendant (conjoint, partenaire ou concubin, parent, enfant, frère, sœur, oncle, tante, neveu, nièce, cousin(e)…) en situation d’incapacité d’au moins 80 %.

Une retraite à taux plein à 65 ans

Depuis 2010, l’âge de la retraite à taux plein est passée progressivement de 65 ans pour les assurés nés avant 1951 à 67 ans pour ceux nés à partir du 1er juillet 1951.

Cependant :

l’âge à taux plein est conservé à 65 ans pour les aidants familiaux, même nés après cette période.

Les conditions :

  • l’aidant doit avoir cessé son activité professionnelle durant au moins 30 mois d’affilée pour assister un proche. La mesure ne s’applique pas s’il ne travaillait pas auparavant.
  • il doit avoir un lien de parenté avec la personne dépendante (parent, enfant, conjoint, concubin, partenaire de Pacs, collatéraux comme un frère, une sœur, un oncle, une tante, un neveu, une nièce, cousin(e)...
  • le proche pris en charge doit impérativement être bénéficiaire de la PCH*.

* la prestation de compensation du handicap. Il s’agit d’une aide financière versée par le département. Elle permet de rembourser les dépenses liées à la perte d'autonomie.