Retraite : bénéficier des placements des entreprises

Retraite : bénéficier des placements des entreprises

Une personne sur cinq est hospitalisée en France chaque année. Malgré les remboursements de la sécurité sociale, la couverture n’est pas intégrale et le passage à l’hôpital représente un coût pour le patient, notamment âgé. La garantie hospitalisation est indispensable pour les seniors

L’épargne-retraite collective a enfin trouvé son public. Le Perco, né en 2003, connaît ces dernières années une progression fulgurante, aidée par des réformes qui le rendent plus favorable. Fin 2019, 264 000 entreprises le proposaient, une hausse de 480000 sur un an. Les encours placés ont grimpé de 16,6 à 20 milliards d’euros sur la même période d’après l’Association française de gestion (AFG). Entre fin 2010 et fin 2019, le nombre de salariés bénéficiaires a été multiplié par 4,5. Cette solution pour préparer sa retraite est en cours de simplification : PERP, « Madelin », « Art. 83 », PERCO étaient autant de dispositifs pour plein de cas différents. A partir du 1er octobre 2020, ces solutions ne pourront plus être proposées, mais les outils sont regroupés dans un dispositif, le Plan épargne retraite.

PER : fonctionnement

Concrètement, le salarié peut déposer des fonds, qui vont soutenir les entreprises car réinvestis pour partie en actions.  L’investissement est réalisé suivant le principe de la gestion pilotée, vers des actifs plus risqués et rémunérateurs quand la retraite est éloignée, et davantage sûr à l’approche du départ en retraite.

Tout le monde, salarié ou pas, a le droit de souscrire un PER individuel auprès d'un établissement financier ou d'un organisme d'assurance. L’entreprise peut également ouvrir un PER collectif pour ses salariés, et peut rendre obligatoire ou non une participation. Le salarié peut y mettre de l’argent via 

  •         Des versements volontaires
  •         Des versements d’intéressement ou de participation
  •         Des droits inscrits sur un compte épargne-temps

L’entreprise peut effectuer des versements volontaires ou même des abondements, c’est-à-dire rajouter une somme à celle que vous déposez par vous-même, dans la limite de 3 fois le montant que vous avez vous-même versé, et d’être inférieur à 6 581,76 €.

Les conditions de déblocage du PER

Les sommes mises dans le PER ne sont disponibles normalement qu’à la retraite, ou elles peuvent être retirées sous forme de capital ou de rente. Toutefois, elles peuvent désormais plus facilement se débloquer car les circonstances le permettant ont été élargies avec le nouveau PER. Elles concernent désormais :

  •         Décès de l'époux ou épouse ou du partenaire de Pacs
  •         Expiration des droits du salarié à l'assurance-chômage
  •         Surendettement
  •         Achat de sa résidence principale
  •         Cessation d’activité de son entreprise si on est indépendant

« On peut l’utiliser comme un outil de défiscalisation », explique Laurent Porquiet, directeur du cabinet de gestion en patrimoine Herez. Les versements sont déductibles des revenus imposables de l’année dans la limite de 4052€ pour chaque membre du foyer fiscal ou 10 % des revenus professionnels de 2019. L’imposition se fait à la sortie, avec notamment le prélèvement forfaitaire unique pour les plus-values. « C’est notamment un outil à utiliser quand on est soumis à une tranche fiscale importante, en complément à d’autres placements », conclut Laurent Porquiet.