LA PERTE D’AUTONOMIE : COMMENT Y FAIRE FACE ?


Nous vivons aujourd’hui plus longtemps. C’est une chance, mais aussi un enjeu aussi bien pour les institutions publiques que pour les familles concernées par un proche en perte d’autonomie. Quelles sont les préventions et les démarches pour y faire face ? Revue de détails.

C’EST QUOI ?

Liée bien souvent au vieillissement, la perte d’autonomie est l’incapacité pour une personne d’effectuer par ellemême certains actes de la vie courante : se déplacer, s’habiller, s’alimenter…

Comment savoir si un proche en souffre : la grille AGGIR* avec une série de 17 questions simples permet de mesurer le degré de perte d’autonomie. Demandez conseils auprès de son médecin traitant pour réaliser un bilan gérontologique.

L’état des lieux : aujourd’hui, en France, plus de 10 millions de personnes ont 65 ans et plus. Dans dix ans, ils seront près du double et en 2050, selon les projections de l’Insee**, un Français sur trois aura dépassé les 60 ans. Si nous vivons de plus en plus longtemps et en bonne santé, le nombre de personnes âgées en perte d’autonomie ne cesse également d’augmenter. Plus d’1,3 million de personnes*** bénéficient actuellement de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), une aide attribuée aux personnes dépendantes de plus de 60 ans

* La grille nationale Aggir permet de mesurer le degré de perte d’autonomie du demandeur de l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa).

** https://www.insee.fr/fr/statistiques/1280826

*** chiffres de fin 2016 : https://drees.solidarites-sante. gouv.fr/IMG/pdf/infographie-apa.pdf

PRÉVENIR LA PERTE D’AUTONOMIE

Il est important d’anticiper au maximum la perte d’autonomie pour permettre à la personne concernée de bien vivre un maintien au domicile.

Le mieux :

• Poursuivre une activité physique : on ne le répétera jamais assez, mais pratiquer une activité douce et régulière, c’est l’assurance de conserver son indépendance le plus longtemps possible. On privilégiera la marche trois fois par semaine, de la gymnastique douce, de la natation ou des étirements pour garder sa souplesse et son équilibre.

• Conserver une alimentation équilibrée : chez les personnes âgées, la dénutrition peut rapidement entraîner la perte d’autonomie avec comme conséquence une perte osseuse et une fonte musculaire. Veillez, en tant que proche, à ce qu’elle continue à s’alimenter correctement.

• Adapter son logement : il est important d’aménager son appartement ou sa maison pour qu’elle puisse réaliser seule le plus d’activités courantes. On pourra installer une baignoire adaptée pour éviter les chutes, des barres d’appui dans les toilettes, un monte-escalier...

QUELLES SONT LES DÉMARCHES ?

Face à la dépendance, il existe une aide financière, l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), réservée aux personnes de plus de 60 ans. Cette aide a pour objectif de financer l’aide à domicile (aide-ménagère, aide au repas, à l’autonomie...). Elle est accordée sans conditions de ressources et son montant dépend du degré de dépendance de la personne, du mode d’hébergement et des revenus.

Comment la demander : pour l’obtenir, il faut s’adresser au conseil général. Le dossier peut être retiré auprès du centre communal d’action sociale (CCAS) ou directement à l’hôtel du département. L’évaluation de la perte d’autonomie est effectuée ensuite par les services sociaux.

Sachez-le : d’autres aides existent. Renseignez-vous auprès du CCAS, de votre mairie ou de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).

Pensez-y : il existe des assurances dépendance, destinée aux personnes qui souhaitent préparer l’éventualité d’une situation de perte d’autonomie. Renseignez-vous auprès de votre assureur.

COMMENT SE FAIRE AIDER À DOMICILE QUAND ON EST RETRAITÉ ?


Trois grands moyens existent pour avoir recours en toute légalité aux services à la personne. Chaque mode d’intervention présente des avantages et des inconvénients, en fonction du niveau de responsabilités que les personnes ayant recours à l’aide à domicile sont prêtes à endosser.

EMBAUCHE DIRECTE

La première solution est l’embauche directe (ou de gré à gré). Dans cette situation, la personne fait office d’employeur, et doit donc y consacrer du temps, par exemple pour les démarches administratives, que ce soit le contrat de travail, le paiement des cotisations.

La déclaration du salarié est obligatoire et tout travail non déclaré est sanctionné par la loi. Le travail totalement ou partiellement dissimulé est puni d’un emprisonnement de trois ans et d’une amende de 45 000 euros. L’avantage de cette solution est de choisir sans contrainte la personne que vous employez : cela peut être une personne proche qui a besoin d’un complément de salaire, ou qui est recommandée par des voisins ou amis.

Toutefois, vous devez gérer toutes les formalités administratives, les remplacements, les litiges, les conflits voire les licenciements. Le salaire doit aussi être versé même si la prestation est suspendue, par exemple en cas d’hospitalisation.

LE PRESTATAIRE

Dans le cas du recours à un prestataire, celui-ci choisit la personne qui vient vous aider à domicile. C’est lui qui s’occupe de toutes les formalités administratives, et gère les éventuels conflits avec la personne. Seul le nombre d’heures effectuées est à payer au prestataire, l’arrêt de la prestation ne signifie pas un licenciement pour la personne employée. En cas d’absence, la prestation peut être interrompue. L’intervenant à domicile n’est pas salarié par le particulier mais indépendamment par le prestataire.

Toutefois, c’est la solution la plus onéreuse. Il n’est parfois pas possible de choisir la personne qui vient aider à domicile, ni ses horaires : le prestataire choisit les plannings en fonction de l’efficacité avec les autres clients. La personne et l’horaire peuvent également changer fréquemment, et sans que vous en soyez à l’initiative.

LE MANDATAIRE

La troisième possibilité est un mixte entre les deux premières : comme mandataire, l’organisme que vous avez choisi vous propose un salarié et prend en charge les démarches administratives mais vous restez l’employeur. L’organisme vous apporte donc un soutien juridique, mais également propose du personnel.

Toutefois, vous devez payer les frais de gestion liés au travail administratif, et, en tant qu’employeur, c’est à vous de gérer les éventuels problèmes avec la personne et les coûts d’un licenciement. Ainsi, en cas d’absence, par exemple pour une hospitalisation, et même du décès de la personne aidée, le particulier et ses héritiers continuent à verser le salaire à l’intervenant.

LES SOINS À DOMICILE

Si vous avez besoin d’actes infirmiers (pansements, distributions de médicaments, injections...), ou d’aides à la toilette, renseignezvous auprès d’un SSIAD (services de soins infirmiers à domicile). Ces interventions sont prises en charge par l’Assurance maladie, contribuent au maintien des personnes à leur domicile en évitant l’hospitalisation et l’entrée dans un établissement d’hébergement. Pour qui : ces services se réalisent sur prescription médicale auprès des personnes âgées de plus de 60 ans, malades ou en perte d’autonomie, ou des personnes de moins de 60 ans handicapées ou atteintes d’une maladie chronique. Pour trouver un SSIAD près de chez vous : https://www.pour-lespersonnes- agees.gouv.fr/resultatsannuaire? service=service

QUELQUES ADRESSES

En plus de contacter les services sociaux concernés auprès de sa commune, vous pouvez également consulter l’annuaire des services à la personne du ministère de l’Economie et des Finances (https://www.entreprises.gouv.fr/ services-a-la-personne/annuairedes- organismes-services-a-lapersonne), le guide des services d’aides et de soins à domicile (https://www.pour-les-personnesagees. gouv.fr/), celui de la FEDESAP (fédération française des services à la personne et de proximité – www.fedesap.org), de l’UNA (Union nationale de l’aide – www.una.fr), et de l’ADMR (aide à domicile en milieu rural – www.admr.org).

SERVICE À LA PERSONNE : QUELLES PRESTATIONS SONT ÉLIGIBLES AU CRÉDIT D’IMPÔT ?


À la retraite, le besoin d’employer une personne pour aider, par exemple sur certaines tâches ménagères, augmente. Certains de ces emplois ou services peuvent bénéficier de crédit d’impôt qui allège la facture.

Les services à la personne concernés par un crédit d’impôt doivent être réalisés au domicile de la personne, qu’elle soit propriétaire de son logement ou non. Il est également possible d’y prétendre si les dépenses ont été faites par un enfant ou petit-enfant si la personne est éligible à l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA).

La plus connue de ces prestations est soumise à un agrément, et concerne « l’assistance dans les actes quotidiens de la vie ou aide à l’insertion sociale aux personnes âgées » ou « atteintes de pathologies chroniques ».

D’autres prestations sont particulièrement utiles, ou même dédiées à la situation de certaines personnes âgées, comme :

• Les prestations d’assistance informatique, internet et administrative

• Livraison, préparation de repas à domicile, y compris le temps passé aux courses

• Soins et promenades d’animaux de compagnie (hors soins vétérinaires et toilettage) pour les personnes dépendantes.

• Soins d’esthétique à domicile pour les personnes dépendantes

• Conduite du véhicule pour des rendez-vous administratifs par exemple. Toutefois, la prestation doit être comprise dans une offre de services incluant un ensemble d’activités réalisées à domicile. L’ensemble des prestations disponibles est listé dans l’article D7231-1 du code du travail.

COMMENT BÉNÉFICIER DES CRÉDITS D’IMPÔT ?

Le crédit d’impôt équivaut à 50% des dépenses effectivement supportées, retenues dans une limite annuelle de 12 000 euros. Seules les sommes restantes finalement à payer doivent être décomptées : les dépenses à déclarer ne prennent pas en compte d’éventuelles aides d’autres organismes. A noter que pour les retraités de 70 ans et plus, la rémunération d’une aide à domicile est exonérée des cotisations patronales de sécurité sociale, maladie, vieillesse et allocations familiales.

Deux avantages supplémentaires peuvent s’appliquer :

• Pour chaque personne du foyer ayant plus de 65 ans, le plafond est relevé de 1500 euros, mais le relèvement ne s’applique que deux fois maximum.

• La première année de l’emploi d’un salarié à domicile, le plafond passe de 12 000 à 15 000 euros, qui peut aller jusqu’à 18 000 euros il est utilisé par un foyer composé de deux personnes âgées de plus de 65 ans.

Certains services sont également plafonnés : l’assistance informatique et Internet à domicile ne peut dépasser 3 000 € par an et les prestations de « petit bricolage », 500 euros par an, et si la prestation dure moins de deux heures.

Pour bénéficier du crédit d’impôt, il faut produire des justificatifs : si vous êtes employeur direct, vous devez fournir l’attestation annuelle délivrée par l’URSSAF, la MSA, CESU ou de PAJEMPLOI. Pensez aussi à garder le contrat de travail et les bulletins de salaire. Si vous avez recours à un prestataire, celui-ci doit vous finir une attestation chaque année. Attention, une facture payée en espèces ne sera pas acceptée comme justificatif.

Depuis l’instauration du prélèvement à la source, ce crédit d’impôt sera reversé en deux temps : 60% en janvier de l’année suivant la déclaration. Le reliquat de 40% est versé durant l’été.

BIEN CHOISIR ENTRE MAISON DE RETRAITE ET MAINTIEN À DOMICILE


Dans une projection à 10 ans, plus de 8 seniors sur 10 envisagent de vieillir au sein de leur logement actuel. Quitter son logement est un crève-coeur, mais des signes peuvent inciter à franchir le pas.

85% des seniors se voient vieillir à leur domicile. Parmi les plus de 75 ans, ils sont encore 34% à se dire « tout à fait sûr » d’occuper leur logement dans les dix années suivantes, selon un sondage Ifop pour la Fédération du service aux particuliers paru en 2019.

Toutefois, si la personne devient dépendante, et qu’elle ne peut pas assumer seule financièrement le maintien à son domicile, la situation peut devenir difficile pour les aidants, que ce soit son conjoint ou ses descendants. Voici quelques points sur lesquels s’attarder pour faire le bon choix.

LA SOLITUDE DE LA PERSONNE ÂGÉE

La personne continue-t-elle d’avoir des relations sociales, en dehors des prestations de soin ? La solitude touche plus particulièrement les seniors au fur et à mesure que les capacités de déplacements se réduisent, ainsi que les possibilités de voir des amis ou de la famille. Cette propension dépend du caractère de la personne : si elle est plus sociable, un placement hors de son domicile peut lui permettre de rencontrer d’autres personnes et de se reconstituer un réseau amical.

La sécurité du domicile et l’autonomie du senior

Le domicile est-il adapté au grand âge ? Le risque d’accident domestique est plus important quand on est une personne âgée, d’autant plus que celle-ci ne se rend pas forcément compte du déclin de ses facultés. Si cela a lieu sans qu’aucun de ses proches ne puisse s’en apercevoir, une chute, brûlure ou intoxication peut avoir de graves conséquences.

C’est pourquoi il est souvent nécessaire d’adapter le logement à la dépendance. Il peut s’agir de travaux pour permettre de fluidifier le logement, ou d’aménager certaines pièces, par exemple avec un siège de douche mural. D’autres petites améliorations pour simplifier la vie comme la pose de volets roulants automatisés, ou l’adaptation de l’éclairage rendent la vie plus simple.

Ces travaux ont un coût, mais il est possible de demander des aides, par exemple auprès de l’Agence nationale de l’habitat en cas de revenus modestes, ou même auprès des caisses de retraite ou des collectivités territoriales. L’utilisation d’objets connectés, par exemple des colliers qui préviennent des proches ou une veille en cas de chute permet aussi de rassurer son entourage. Ces aménagements doivent avoir pour but d’augmenter l’autonomie du senior, afin qu’il puisse se débrouiller seul au maximum.

Le coût

En 2016, le coût médian d’un EHPAD pour un résident était de 1 949 euros par mois selon la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie. Pour 10 % des EHPAD, il est inférieur à 1 653 € et pour 10 % il est supérieur à 2 798 €. D’importantes disparités existent toutefois entre les zones géographiques, l’ancienneté du bâtiment ou encore le statut juridique de l’EHPAD.

À côté de ces coûts, il faut comparer celui du maintien à domicile, que ce soient les travaux, les services à la personne, le coût d’une éventuelle surveillance à distance… et des aides dont on peut bénéficier, dans les deux solutions.

TÉLÉASSISTANCE : COMMENT LA CHOISIR ?


QU’EST CE QUE LA TÉLÉASSISTANCE ?

La téléassistance est un service d’assistance disponible de jour comme de nuit pour les personnes fragiles qui souhaitent rester à leur domicile. Le dispositif apporte bien-être, sérénité et qualité de vie en permettant de rester dans leur environnement familier en toute sécurité.

Concrètement, il se matérialise par un boîtier au domicile et un médaillon ou bracelet à porter sur soi. D’un simple geste, il vous permet d’entrer immédiatement en contact avec les équipes de Téléassistance 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

La téléassistance apporte de nombreux bénéfices tant pour la personne dépendante que pour l’aidant qui l’accompagne.

En effet, elle permet de soulager le quotidien des aidants avec différentes solutions sécuritaires qui optimisent le maintien à domicile. Selon le degré de nécessité ces solutions “facilitatrices de vie” prennent peu à peu le relais sur la veille de l’aidant.

Le dispositif le plus connu est ‘l’appel d’urgence” qui permet la mise en relation et l’intervention immédiate des urgences. Celui-ci reste certe très efficace et primordial mais d’autres services sont pris en compte et non négligeables au quotidien. “l’appel de convivialité” qui évite l’isolement du senior dans les moments de forte solitude et le “service quotidien” avec des aides aux tâches quotidienne et de proximité comprenant par exemple le portage des repas ou des besoins en plomberie, les déplacements en ambulance, en taxi ... etc.

LA QUALITÉ DU MATÉRIEL

Il faudra tout d’abord vous assurer que le service proposé correspond à vos attentes, prenez en considération la qualité du matériel de téléassistance, celui-ci doit être pratique et sécuritaire. Ensuite il faut savoir qu’il y a plusieurs options. L’aidé peut soit rentrer en contact direct avec le service de téléassistance soit rentrer en contact avec son proche aidant. Ce procédé est réalisable par le biais du bouton d’alarme. Celui-ci permet généralement de “lever le doute”.

LE PRIX DE LA TÉLÉASSISTANCE

Comparez différentes offres en fonctions de vos besoins et préférez les services agréés par l’Etat qui donnent droit à une réduction d’impôt sur vos dépenses en matière de téléassistance. Les collectivités locales offrent elles-aussi des réductions de forfait intéressantes. Selon l’abonnement choisi, le service de téléassistance permet à vos parents de rester en lien avec l’opérateur ou alors il permet à l’aidant d’être mis en relation avec l’opérateur. Ce qui apporte un côté sécuritaire.

LES OFFRES ET SOUSCRIPTION

Les offres de téléassistance fonctionnent bien souvent au forfait et par mois, il conviendra donc de choisir en fonction de certains critères personnels, de la qualité et du type de dispositif proposé.

DIFFÉRENTES SOLUTIONS

• Un médaillon ou un bracelet sont les solutions les plus courantes si la personne n’a pas de trouble de la mémoire. Il permet de rentrer en contact avec le plateau de téléassistance en générant une pression dessus.

• En cas de problème de mémoire des dispositifs de téléassistance sont munis de capteurs de mouvement à installer au domicile

• Un téléphone de téléassistance, ou une montre avec géolocalisation seront plus adaptés aux personnes plus mobiles

• Les détecteurs de chutes, similaire au médaillon ou bracelet se porte sur soi. Mais possède en plus un altimètre ou accéléromètre. Ce device permet de détecter la chute.

COMMENT SOUSCRIRE AU SERVICE DE TÉLÉASSISTANCE ?

L’adhésion au service de téléassistance personne âgée se fait en trois procédures.

Premièrement, il vous faut demander le formulaire auprès de la société que vous avez choisi, et remplir le dossier d’abonnement. Optez pour l’offre qui vous convient auprès de votre opérateur de téléassistance. Si jamais vous avez des questions au sujet du formulaire, n’hésitez pas à vous orienter auprès de votre service client. Vous pouvez aussi souscrire en ligne si la société téléassistance que vous souhaitez rejoindre dispose d’une page d’adhésion. Si tel est le cas, il suffit de télécharger le formulaire et de le renvoyer par mail. Il y a aussi la possibilité de passer par la solution e-commerce, c’est à dire souscrire directement sans intermédiation avec une personne physique.

Deuxièmement, votre opérateur traite votre document dans les plus brefs délais. Le technicien appellera l’inscrit durant le traitement de document pour informer des modalités d’installation.

Troisièmement, l’installation de matériel et l’opération sont accompagnées d’un livret d’accueil mentionnant toutes les informations nécessaires.

LES TROIS TYPES DE TÉLÉASSISTANCE

Il existe trois types de service téléassistance, la téléassistance à domicile, avec un device à porter sur soi. La téléassistance mobile, pour les déplacements en intérieur et en extérieur, avec soit un bouton d’alerte, téléphone, bracelet… également à porter sur soi et la téléassistance 3.0 avec capteur de mouvements disposés dans chaque pièce. Il s’agit d’un algorithme qui enregistre le rythme de vie. En cas de suspicion d’une chute cela déclenche l’appel au service. La personne n’a rien à porter sur elle. Elle va être rappeler pour enclencher la “levée de doute” ou l’intervention. En effet ce dispositif est un supplément qui permet d’être couplé à un l’espace client à paramétrer avec alerte personnalisée. Par exemple l’alerte se lance si le capteur de porte n’est pas déclenché au retour de ma promenade quotidienne.

Ou si je ne suis pas dans ma cuisine à 12h comme chaque jour etc. Les buts de tous ces services sont les mêmes, surveiller les personnes en difficulté. Mais chacun a sa propre méthode de lancement d’alarme selon le cas. Il est fortement conseillé de souscrire seulement avec une société de téléassistance agrémentée pour profiter d’un service de qualité.

La téléassistance à domicile, comme son nom l’indique, est à utiliser à domicile ou au maximum 60 mètres de votre logement. La personne dépendante doit évidemment porter son accessoire (bouton d’alerte, médaillon, bracelet, téléphone, détecteur de chute...) sur elle pour être protéger en permanence.

Le modem, lui, sera à installer chez soi.

La téléassistance mobile quant à elle est présentée sous forme de téléphone portable ou d’un bracelet alarme pour personne âgée. Son principe est le même que la téléassistance à domicile, sauf qu’elle peut être portée à l’intérieur et à l’extérieur du domicile (site mobile).

COMMENT VEILLER SUR VOS PARENTS OU VOS GRANDS PARENTS ?

MONTRE CONNECTÉE

Outre les bracelets et les médaillons proposés par les services de téléassistance, d’autres solutions sont envisageables pour veiller sur vos parents ou vos grands-parents. Il existe notamment des montres en téléassistance mobile. Les proches pourront être avertis ou s’assurer que tout va bien.

DÉTECTEUR DE CHUTE

Les services de téléassistance proposent des détecteurs de chute. Ceux-ci fonctionnent sur le même principe que le bracelet d’assistance et permettent d’avertir les renforts rapidement.

QU’EST-CE QUE LE DÉTECTEUR DE CHUTES POUR PERSONNES ÂGÉE ?

PRÉSENTATION

Les détecteurs de chutes pour personnes âgées sont généralement présentés sous forme de montre connectée pouvant être portée partout. Pratiques, elle alerte le service de téléassistance lorsqu’une chute à lieu (à noter que les bracelets sont également dotés d’un bouton d’alerte manuel).

COMMENT ÇA MARCHE ?

Dans le cadre de la téléassistance mobile, après la chute et la mise en relation avec le service d’assistance, les secours seront envoyés à l’endroit précis de votre accident grâce au GPS intégré qui vous géolocalise où que vous soyez. Ce qui n’est pas le cas dans le cadre de la téléassistance à domicile.

LES AVANTAGES

• La téléassistance intervient dans les plus brefs délais et à toute heure

• Appeler les secours est souvent une démarche simple et rapide à effectuer (actionner le bouton du bracelet par exemple)

• Les détecteurs de chute sont autonomes et font venir les secours (en passant par la téléassistance) si la personne n’est pas apte à répondre

• Elle permet de rassurer les proches

• Bénéficier d’une réduction d’impôt de 50 % pour ceux qui sont imposables. Les personnes non imposables recevront un crédit d’impôt de 50 %.

QUELLE RÉMUNÉRATION POUR UN PROCHE AIDANT ?


La perte d’autonomie a des conséquences sur la vie de la personne concernée mais aussi sur celle de ses proches. Certains d’entre eux mettent entre parenthèses leur activité professionnelle pour accompagner un parent. Pour pallier à cela, il existe des aides et des possibilités de rémunération. Quelles sont-elles ?

PRENDRE UN CONGÉ DE PROCHE AIDANT

Selon le baromètre des aidants de la fondation April et BVA de 2019*, plus de 8 millions de personnes en France soutiennent un proche en perte d’autonomie. 44 % d’entre eux ont des difficultés à concilier leur rôle d’aidant et leur vie professionnelle, quand 75 % déclarent que ce rôle a un impact important sur leur travail en matière de concentration et d’efficacité. C’est ainsi que dans le cadre du dernier budget de la sécurité sociale (PLFSS), il a été prévu le financement d’un nouveau congé, celui du proche aidant.

De quoi s’agit-il : ce congé permet de cesser temporairement son activité professionnelle pour s’occuper d’un proche (lien familial ou étroit avec la personne aidée) résidant en France, en perte d’autonomie d’une importante gravité (Gir 1 à 3**) ou souffrant d’un handicap (taux d’incapacité permanente de 80 % ou plus). Le congé, d’une durée limitée (sans accord de branche, il est fixé à 3 mois, renouvelable jusqu’à 1 an), est ouvert à tout salarié qui justifie d’une ancienneté dans l’entreprise d’au moins un an.

Quelle rémunération : ce n’est qu’à partir d’octobre 2020 que ce congé sera indemnisé à hauteur de 43€/jour par les caisses d’allocations familiales pour les personnes en couple et 52€/jour pour une personne seule.

Sachez-le : pour éviter une trop forte perte de revenus, le salarié peut opter pour un congé fractionné ou transformé en temps partiel (alternance de périodes de congés et de travail).

* https://www.fondation-april.org/images/pdf/DP_ Barometre_des_aidants_2019_FondationAPRIL.pdf

** Le groupe numéro 1 (GIR 1) correspond au niveau de dépendance le plus fort, tandis que le sixième groupe (GIR 6) au niveau le plus faible.

UN CONGÉ DE SOLIDARITÉ FAMILIALE

Ce congé permet à tout salarié de s’absenter pour assister un proche en fin de vie. En dehors des accords collectifs et conventions, la durée du congé est de 3 mois, renouvelable une fois.

Quelle rémunération : le salarié peut bénéficier d’une allocation journalière d’accompagnement fixée à 56,27€/ jour et à 28,14€/jour (2020) si le congé se réalise en complément d’une activité à temps partiel.

DEVENIR SALARIÉ AIDANT

La loi autorise à rémunérer toute personne employée comme aide à domicile, y compris un proche de sa famille.

Deux possibilités :

• Si votre proche ne bénéficie d’aucune allocation, il peut employer librement un membre de sa famille en tant qu’aide à domicile.

• Si celui-ci bénéficie de l’APA* ou de la PCH*, il peut employer toute personne, à l’exception du conjoint(e), partenaire de PACS ou concubin(e). L’aide accordée par le département est versée directement au CESU. La déclaration d’embauche se réalise sur le site de l’URSSAF, rubrique CESU (https://www.cesu.urssaf.fr/ info/accueil.html). L’URSSAF, ensuite, se charge de tout, des bulletins de paie au prélèvement des cotisations sociales. Le « nouvel employeur » n’a plus qu’à déclarer chaque mois les heures effectuées et à payer les salaires.

* allocation personnalisée d’autonomie ou prestation de compensation du handicap

DES DÉDOMMAGEMENTS

Si un proche bénéficie de l’AAH* ou la PCH*, l’aidant, à l’exception de son conjoint(e), partenaire ou concubin(e), peut recevoir une compensation pour son rôle d’aidant familial. Cette compensation n’entraîne pas de paiement de charges sociales et patronales, et permet de dédommager un proche s’il n’est pas possible de le salarier.

Quelle rémunération : celle-ci est plafonnée à 3,94€ par heure et jusqu’à 5,91€ (2020) si l’aidant a dû cesser son activité professionnelle.

* allocation pour adulte handicapé ou la prestation de compensation de handicap

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