Profitez sereinement
de votre retraite

À vos côtés pour vous informer/vous accompagner sur la retraite

RASSEMBLER 3 DOCUMENTS  ESSENTIELS


Le relevé de carrière

e relevé de carrière est un document qui recense l’ensemble des droits à la retraite que vous avez acquis par régime de retraite au cours de votre carrière. Vous pouvez le demander à chacun des organismes de retraite auprès duquel vous avez cotisé. Sur chacun, vous y verrez apparaître : 

• Le nombre de trimestres acquis.

• Les revenus d’activité.

• L’activité concernée et le nom de l’employeur.

Le relevé de situation individuelle (RSI)

Le relevé de situation individuelle, que l’on appelle aussi RIS (relevé individuel de situation), est un relevé de carrière inter-régimes qui est envoyé tous les cinq ans à partir de l’âge de 35 ans. Il est également consultable en ligne ou peut être demandé à tout moment. 

C’est une synthèse de l’intégralité des droits à la retraite acquis. Ce document est essentiel pour préparer votre retraite et doit être inspecté à la loupe pour s’assurer qu’il n’y a pas d’erreurs ou d’oublis dans votre parcours. C’est lui qui va conditionner la date possible de votre départ à la retraite et le montant de celle-ci.

À qui me référer ?

Chaque cas est particulier. Suivant votre situation professionnelle au moment venu, vous vous adresserez à la CNAV (pour les salariés du privé), CNRACL (pour les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers), MSA (pour les salariés du secteur agricole).

L’estimation indicative globale (EIG)

L’âge de 55 ans sonne pour tous l’âge de la réception de votre première estimation indicative globale. C’est le dernier organisme auquel vous êtes affilié qui vous enverra ce document de synthèse. Il reprendra tous les montants de pension prévus pour chaque caisse de retraite concernée. Ce document reste une estimation qui peut être revue à la hausse ou à la baisse en fonction de votre situation lors des dernières années qui précèdent votre départ officiel.

METTRE LES DOCUMENTS EN ORDRE & COLLECTER LES PIÈCES MANQUANTES


Vous constituer un dossier administratif aussi complet que bien ordonné va grandement faciliter votre départ à la retraite. Les documents de synthèse mentionnés ci-dessus et que vous allez recevoir au fur et à mesure de votre carrière vont vous permettre de faire le point sur les pièces administratives qui vous manquent et/ou celles que vous devez compiler : bulletins de salaire, attestations des périodes de chômage, papiers administratifs… Cela va également vous permettre d’y voir plus clair sur les années passées et avec qui vous devez reprendre contact pour récupérer des documents manquants.

Le cas échéant, vous allez devoir faire des demandes d’attestation de salaire à d’anciens employeurs pour prouver votre activité auprès des organismes de retraite. Cela peut vous faire gagner de précieux trimestres pour partir un peu plus tôt à la retraite.

Les Français face à la retraite

Dans une enquête d’Opinion Ways commandée par l’Agirc-Arrco, on apprenait fin 2017 que seulement 56 % des sondés prenaient en compte la préparation de leur retraite dans leurs différents choix de vie et que plus de 60 % penseraient à cette préparation une fois le moment venu !

CALCULER L’ÂGE AUQUEL VOUS POURREZ PARTIR À TÔT PLEIN 


Justement ! Savez-vous comment se calcule l’âge de départ de retraite avec un taux plein ? Un taux plein qui ne doit pas être confondu avec l’âge légal qui, lui, est fixé à 62 ans pour les actifs français, sauf dans le cas des régimes spéciaux.

Il faut le savoir : partir à 62 ans ne signifie pas forcément partir à taux plein. Si vous n’avez pas accompli une carrière complète à cet âge-là, vous pourrez partir en retraite, mais vos pensions de retraite seront automatiquement calculées avec une décote.

L’âge du taux plein est synonyme de taux maximum de calcul d’une retraite dont peut bénéficier l’assuré, soit le taux maximal de 50 %. Pour prétendre à une pension de retraite à taux plein, il faut remplir des conditions d’âge et de durée de cotisation en termes de trimestres. Concernant l’âge, cela se décompose comme suit :

• Pour les personnes nées avant le 1er juillet 1951, l’âge du taux plein est égal à 65 ans.

• Au cours du 2e semestre 1951, l’âge du taux plein est 65 ans et 4 mois.

• En 1952, l’âge du taux plein atteint 65 ans et 9 mois.

• En 1953, l’âge du taux plein est fixé à 66 ans et 2 mois.

• En 1954, l’âge du taux plein correspond à 66 ans et 7 mois.

• À partir de 1955, l’âge du taux plein parvient à 67 ans.

CHIFFRER LE MALUS AGIRC-ARRCO & LE RACHAT DE TRIMESTRE


Si vous ne pouvez définitivement pas attendre d’être au taux plein, sachez qu’un salarié dans le privé a la possibilité de racheter 70 points par années d’études supérieures dans chacun des régimes AGIRC et ARRCO, régimes de retraite complémentaire en France.

Le calcul se fait sur plusieurs critères et notamment sur la base de l’âge à la date du versement.

À savoir aussi que selon la caisse, le coût du point diffère. Voici comment il se décompose :

• Point AGIRC : nombre de points à racheter × valeur du point × coefficient d’âge.

• Point ARRCO : nombre de points à racheter × valeur du point × coefficient d’âge.

Depuis le 1er janvier 2019, un nouveau système de bonus-malus prévu par la réforme AGIRC-ARRCO est entré en vigueur. Il est prévu que tous les salariés nés après 1957 qui remplissent les conditions pour avoir une retraite de base à taux plein pourront :

• soit prendre leur retraite dès la date du taux plein avec un malus de 10 % pendant trois ans et jusqu’à 67 ans maximum ;

• soit reporter la date de liquidation des retraites après la date du taux plein pour annuler le malus au bout d’un an ou bien prendre 10 % de bonus par année supplémentaire.

Prenons un exemple concret pour illustrer ces propos : Pierre est né en juin 1957. L’âge légal de la retraite est de 62 ans et il se trouve qu’il a commencé à travailler en 1975. En juin 2019, Pierre aura l’âge de la retraite mais pas le nombre de trimestres. Pour avoir le taux plein, il devra aller jusqu’au 1er juillet 2020, soit 63 ans, pour cumuler âge et nombre de trimestres.

À 62 ans, il aura l’âge légal mais pas le taux plein : il y aura abattement de 5 % sur sa retraite de régime général, 4 % sur l’ARRCO et 4 % sur l’AGIRC.

À 63 ans, il partira au taux plein mais, avec la nouvelle réforme, il subira un malus de 10 % sur les retraites complémentaires.

À 64 ans, ce malus s’annulera définitivement et c’est un bonus de 5 % qui viendra s’ajouter sur sa retraite du régime général.

À partir de 65 ans, Pierre aura un bonus à vie de 10 % sur sa retraite de régime général et 10 % sur ses complémentaires pendant douze mois.

Haro sur le bonus-malus des pensions complémentaires

À peine entré en vigueur, le bonus-malus fait parler de lui. C’est notamment la CFDT qui le pointe du doigt, estimant que ce nouvel effort consenti n’est pas justifié au vu de la bonne santé financière des organismes de pension. Les négociations sont toujours en cours.

PENSER AUX DROITS DE RÉSERVATION


La retraite se vit à deux, en famille ou parfois seul. Si vous êtes veuf ou veuve au moment de cette nouvelle vie, vous avez peut-être des droits sur la pension de votre conjoint décédé. En effet, tous les régimes de retraite prévoient un dispositif spécifique pour le conjoint survivant. Selon certaines conditions, ce dernier peut bénéficier d’une partie des droits à la retraite du conjoint décédé. On appelle cela la pension de réversion.

Ce droit est ouvert à tous les conjoints survivants, homme ou femme, et est calculé en fonction de certaines conditions selon les caisses de retraite. En général, il faut :

• avoir été marié avec le défunt ;

• avoir au moins 55 ans ;

• ne pas dépasser un certain seuil de revenus annuels bruts pour la personne survivante (seulement pour les régimes de base).

La pension de réversion représente un pourcentage de la pension que le défunt percevait ou aurait perçue s’il avait été à la retraite. Ce pourcentage s’élève à :

• 54 % pour les régimes de base du privé (avec conditions de ressources) ;

• 60 % pour la plupart des régimes complémentaires du privé (sans conditions de ressources) ;

• 50 % pour les régimes des fonctionnaires (sans conditions de ressources).

ESTIMER SA FUTURE PENSION


Afin de bien préparer sa « vie d’après », de préparer les activités à venir ou de rêver aux futurs voyages, vous allez devoir rapidement calculer quel sera votre niveau de vie durant cette nouvelle période. Déterminer le montant de pension auquel vous pouvez prétendre est primordial pour partir l’esprit tranquille.

Fort heureusement, grâce à la magie d’Internet et à la dématérialisation des outils, vous allez pouvoir vous aider de simulateurs en ligne pour faire le calcul. Sur le site Agirc-Arrco, il y a un outil de ce genre pour bien préparer votre retraite. Ce service de simulation est proposé dans votre espace professionnel. Même chose sur le site France-Connect, qui est l’accès sécurisé aux services publics en ligne.

Dans le doute, vous avez aussi la possibilité de vous faire accompagner en prenant gratuitement

un rendez-vous avec un conseiller. Parfois, rien ne vaut un accompagnement humain qui répondra à toutes vos questions et dissipera tous vos doutes et inquiétudes.

Mais attention, pour toute simulation, il faut bien garder à l’esprit qu’un simulateur prend les informations que vous lui donnez à l’instant T et ne peut en aucun cas anticiper les changements personnels ou professionnels. Le montant calculé reste donc une estimation qui peut être amenée à évoluer en fonction de nombreux paramètres externes, pas souvent contrôlables : périodes d’inactivité, réforme des retraites, baisse de revenus, primes exceptionnelles…

TENIR À JOUR UN PLANNING DE TÂCHES & DE RENDEZ-VOUS (OU RÉTRO-PLANNING)


Comme vous avez pu le constater, le nombre d’étapes administratives est assez lourd. Pour ne rien oublier, voici notre meilleur conseil : préparez-vous un rétro-planning en bonne et due forme. Vous pourrez y voir plus clair en un seul coup d’oeil sur les actions à mener.

Cet échéancier sur plusieurs années va vous permettre de poser à plat tout ce qu’il y a à entreprendre avant la date effective pour s’assurer que rien ne manque. 

N’hésitez pas à mentionner le plus de détails possible sur ce document - tableau de bord pour chacune des échéances à venir : délai de traitement des dossiers, premières actions, rappels, e-mails à envoyer, personnes à contacter, rendez-vous à prendre…

CHOISIR UNE COMPLÉMENTAIRE SANTÉ ADAPTÉE  À SES BESOINS


A nouvelle situation « professionnelle », nouvelle situation personnelle. Cet adage est aussi valable pour tout ce qui va concerner votre santé. Depuis la dernière loi qui oblige la prise en charge des salariés par une complémentaire santé de groupe, vous allez devoir vérifier auprès de cet organisme ce qui est prévu et quel contrat sera maintenu lors de votre passage à la retraite. Sachez que si vous souhaitez prolonger votre contrat, vous devez faire la demande au moins six mois avant votre retraite, mais attention, car cela n’est pas toujours avantageux.

Vous devez vous renseigner pour savoir si vous aurez la possibilité de garder le même contrat. Si la réponse est oui, alors à quelles conditions, et ce contrat sera-t-il toujours en adéquation avec vos besoins de futurs retraités ? Autant de réponses à connaître pour choisir la meilleure couverture. En prenant de l’âge, vous n’êtes pas sans savoir que vos besoins en matière de santé vont forcément évoluer. Réfléchissez aux futures prestations médicales qui vous seront peut-être nécessaires, puis étudiez et prenez le temps de comparer les offres des mutuelles.

Il existe une multitude de simulateurs et de comparateurs de mutuelles qui vous donnent accès à un grand nombre de forfaits en fonction de vos besoins et de votre situation. En seulement quelques clics, vous aurez accès aux offres les plus pertinentes du marché.

Les mutuelles séniors pèsent sur le budget

En moins de cinq ans, les complémentaires santé pour les séniors ont augmenté de plus de 20 % ! D’après la Mutualité française, les retraités paient leur complémentaire santé 3,5 fois plus cher que les actifs, ce qui a pour conséquence une baisse des assurés. De plus en plus de séniors renoncent à une mutuelle à un moment de leur vie où ils en ont le plus besoin…

DIVERSIFIER SES PLACEMENTS


On a tendance à dire que pour arriver tranquillement à l’âge de la retraite, il y a un facteur qui est déterminant : le fait d’être propriétaire de son logement principal et de ne plus avoir d’échéances de prêt immobilier. Si la fin de votre prêt ne concorde pas avec cette date, essayez de voir, plusieurs années avant votre départ, comment anticiper ce moment clé.

Prenez rendez-vous avec votre banquier pour renégocier votre prêt et analysez quelles sont vos options.

Que vous soyez propriétaire ou locataire, l’essentiel est d’essayer de varier ses rentrées d’argent pour se constituer un petit « matelas » d’économies qui ne proviennent pas que des régimes de retraite. Oui, une retraite, ça se prépare!

Assurance vie, PERP, investissement immobilier pour faire de la défiscalisation ou bien pour avoir des revenus locatifs qui tombent chaque mois, les possibilités sont variées et doivent être étudiées bien en amont afin de ne pas avoir tous ses oeufs dans le même panier. Vous l’aurez compris, cela vous permettra de limiter les risques et de profiter plus pleinement de votre temps libre.

Les dispositifs qui permettent d’épargner sont de bons compléments pour garder le même niveau de vie que celui d’avant la retraite. Faisons un point rapide sur trois exemples de placements :

• Le PERP (plan d’épargne retraite populaire) : c’est idéal pour les contribuables très imposés. Il permet de se constituer une rente viagère personnelle en complément de sa retraite et de diminuer les impôts.

• Le PERCO (plan d’épargne retraite collectif) : c’est un plan d’épargne salariale à long terme mis en place dans le cadre de l’entreprise. Les salariés qui ont versé sur ce dispositif ont accès au capital une fois qu’ils sont retraités et bénéficient d’exonérations fiscales.

• La Loi PINEL : pourquoi ne pas investir dans la pierre avec la loi Pinel ? ce dispositif vous permet d’avoir une petite rente immobilière tout en bénéficiant d’avantages de défiscalisation.

RESTER ACTIF


our rester actif, il existe différentes options. Tout d’abord, il y a ceux qui ont du mal à quitter une activité professionnelle et cumulent travail et retraite. Si vous en avez encore la motivation et que vous remplissez certaines conditions, sachez que vous pouvez exercer une activité rémunérée pour compléter votre pension-retraite. Vous pourrez vous renseigner sur le site https://www.service-public.fr

Il y a aussi ceux qui n’ont plus qu’une envie : profiter de leur temps libre comme bon leur semble.

La retraite, c’est une nouvelle vie pour apprendre à réorganiser ses priorités et mettre son bien-être avant toute chose. Après tout, au vu du nombre d’années travaillées, ce n’est pas volé. Alors, profitez de ces moments pour entreprendre tout ce que vous n’avez pas forcément eu le temps de faire avant et surtout, restez actif.

Lorsque l’on a du temps, tout est possible. Faire de la randonnée, reprendre ses études, créer du lien en faisant du bénévolat ou en intégrant une association, se mettre au yoga pour entretenir sa forme, voyager par monts et par vaux… Renseignez-vous auprès des mairies et des maisons de quartiers qui proposent toujours multiples activités pour les retraités. Tout est possible en fonction de ce que l’on aime faire, il suffit de franchir le pas pour se sociabiliser, étendre sa sphère et ne pas voir le temps passer !

Pour partir serein, une seule solution : être bien informé et faire les choses dans les règles de l’art. Bien se préparer permet de mettre en place la suite de sa vie afin d’en profiter au maximum sans se faire de mauvais sang. La retraite est pour certains un moment qui a été longtemps attendu, alors profitez de cette aubaine pour réaliser vos rêves et faire ce dont vous avez envie! Profitez !

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