Banque en ligne

Banque en ligne: ce qu'il faut prendre en compte

Faciles d’accès, pratiques à utiliser et sujets de communication agressive, les banques en ligne séduisent et attirent une clientèle de plus en plus large. Mais les services proposés peuvent-ils se substituer aux agences classiques ? Comment faire le bon choix ?

De plus en plus prisées, les banques en ligne et les néo-banques fleurissent sur le marché bancaire en multipliant des offres d'appels juteuses et des cadeaux de bienvenue. Mais bien que certaines soient des filiales d’agences traditionnelles, les néo-banques sont-elles aussi performantes que ces dernières si l’on souhaite épargner, ouvrir un compte joint, voyager ou parler avec un conseiller ? Selon ses besoins, une étude s’impose.

Des transactions totalement dématérialisées

Avant de se lancer dans le choix d’une banque en ligne, il est essentiel de pouvoir s’adapter à leur particularité commune : celle de procéder à des transactions dématérialisées. En effet, les opérations dans une banque en ligne  ne s’effectuent que via Internet, sans accueil téléphonique ou physique (à de rares exceptions).

Certains clients s’attarderont sur des critères subjectifs tels que le temps de téléchargement ou le graphisme de l’application tandis que d’autres seront plus pointilleux sur les services proposés, comme le paiement par smartphone qui se banalise ou plus classiques les cartes gratuites, la possibilités de dépôts de chèque ou d’espèce, de disposer d’un chéquier, etc.

Des banques pour les petits budgets

Avant de se lancer dans le choix d’une banque en ligne, il est essentiel de pouvoir s’adapter à leur particularité commune : celle de procéder à des transactions dématérialisées. En effet, les opérations dans une banque en ligne  ne s’effectuent que via Internet, sans accueil téléphonique ou physique (à de rares exceptions).

Certains clients s’attarderont sur des critères subjectifs tels que le temps de téléchargement ou le graphisme de l’application tandis que d’autres seront plus pointilleux sur les services proposés, comme le paiement par smartphone qui se banalise ou plus classiques les cartes gratuites, la possibilités de dépôts de chèque ou d’espèce, de disposer d’un chéquier, etc.

Des options d’épargne

Bien que les catalogues des produits d’épargne soient beaucoup moins fournis que ceux des banques classiques, les  futurs épargnants peuvent tout de même trouver quelques opportunités intéressantes parmi les banques en ligne, en particulier au niveau des assurances vie. Attention aux offres de livrets bancaires qui peuvent se montrer séduisantes mais dont les taux sont généralement limités dans le temps et les montants de dépôts plafonnés.

Les banques en ligne sont toutefois idéales pour ceux qui souhaitent investir en bourse et gérer seul leur portefeuille d’actions. Elles présentent également des formalités simplifiées pour simuler un prêt immobilier et formuler une demande.

Pratiques pour les voyageurs et souvent exemptes de frais de retrait à l’étranger, certaines banques en ligne facturent néanmoins les retraits effectués au distributeur. Attention alors à bien comparer les options avant de faire son choix.

Sandrine.Y

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RETRAITES : LES DISCUSSIONS SUR L’ÂGE D’ÉQUILIBRE RESTERONT AU COEUR DES NÉGOCIATIONS… SI LA RÉFORME VOIT LE JOUR


Jusqu’à ce que la crise économico-sanitaire ne vienne chambarder le calendrier macronien sur la réforme des retraites, la question de l’âge d’équilibre demeurait un point de discorde majeur entre l’exécutif, les partenaires sociaux et l’opposition.

Reporter pour mieux appliquer la réforme des retraites ? Avant que la pandémie de coronavirus ne vienne paralyser la France, la réforme des retraites constituait, certes, le projet phare du quinquennat Macron, mais se révélait surtout comme étant le projet le plus contesté. En cause notamment, cette volonté prégnante de la part de l’exécutif que celle d’instaurer un âge pivot (soit un âge légal de départ fixé à 64 ans, contre 62 ans actuellement). Pour les cotisants, il aurait ainsi fallu atteindre cet âge pour bénéficier d’une retraite à 100% et ce, quel que soit le nombre d’années cotisées. 

Mais cela… C’était avant. Avant que l’Elysée ne décide, face au tollé provoqué par la mesure, de remplacer l’âge pivot par la notion d’âge d’équilibre et de maintenir, du moins pour l’instant, l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans. Dans l’attente d’une solution alternative, le gouvernement Philippe signait, le 10 février 2020, un compromis avec les syndicats, retirant donc provisoirement cette notion d’âge pivot. 

Techniquement, les mesures nécessaires au retour à l’équilibre du système auraient dues faire l’objet de discussions dans le cadre de la conférence de financement jusqu’à la fin du mois d’avril. Mais le coronavirus en a décidé autrement. Et le dégainage du 49.3 par Edouard Philippe, le 29 février dernier, pour faire passer la réforme sans vote relève désormais presque du détail compte tenu de l’urgence de la situation sanitaire. 

Problème de calendrier

Dans son allocution télévisée du 16 mars, Emmanuel Macron décidait de “suspendre toutes les réformes en cours”. La réforme des retraites en tête. Difficile en effet, dans ce contexte, d’envisager de voter quoique ce soit d’ici le 6 juillet, date de fermeture de l’hémicycle de l’Assemblée nationale pour travaux. Mais s’il n’y avait que cela… 

La pandémie est également à l’origine d’un véritable krach boursier que certains économistes jugent “pire” que la crise de 1929. La France, comme quantité d’autres pays, se dirige vers une récession en 2020 et l’instauration d’une retraite universelle s’appuyant sur un système à points pourrait se révéler particulièrement pénalisante pour celles et ceux dont l’activité aura été mise à mal à cause du coronavirus. 

Du côté des partenaires sociaux, on continue de s’interroger. Pas simple en effet de discuter d’une réforme pour faire en sorte d’équilibrer les comptes d’ici 2027 alors que la France devrait mettre des années à sortir de la récession. Pour l’heure, les discussions dans le cadre de la conférence de financement ont été annulées, mais les questions qui entourent la réforme des retraites restent en suspens. Une fois n’est pas coutume, la rentrée 2020 devrait s’avérer riche en débats budgétaires. Mais à moins de deux ans des élections présidentielles, Emmanuel Macron prendra-t-il le risque de continuer à mener bec et ongles une réforme qui pourrait se retourner contre lui dans le cas où il viendrait à se représenter ?

En attendant, l’heure est au pragmatisme. Et celles et ceux qui se rapprochent de l’âge légal de départ à la retraite n’ont pas d’autres choix que de faire en sorte de calculer au plus près le montant de leur future pension, au risque, dans le cas contraire, de devoir composer avec une décote qui pourrait se répercuter sur leur niveau de vie une fois cette échéance arrivée.En attendant, l’heure est au pragmatisme. Et celles et ceux qui se rapprochent de l’âge légal de départ à la retraite n’ont pas d’autres choix que de faire en sorte de calculer au plus près le montant de leur future pension, au risque, dans le cas contraire, de devoir composer avec une décote qui pourrait se répercuter sur leur niveau de vie une fois cette échéance arrivée.

Age pivot, âge d’équilibre : quelles différences ?

AGE PIVOT // Dans le cas où le gouvernement et les partenaires sociaux ne réussissaient pas à accorder leurs violons pour assurer au système un équilibre financier d’ici 2027, l’exécutif pourrait rétablir son projet initial : à savoir celui de l’âge pivot. Mais de quoi parle-t-on ? D’une nouvelle borne d’âge visant à inciter les Français à travailler plus longtemps. Si l’assuré choisissait de partir avant l’âge pivot, sa pension serait minorée. A l’inverse, si l’assuré décidait de travailler plus, sa pension serait alors majorée. Pour l’heure, l’âge de départ légal reste fixé à 62 ans. Mais si l’âge pivot venait à être mis en oeuvre, l’âge de départ augmenterait de 4 mois tous les ans jusqu’en 2027. Autrement dit, il passerait à 62 ans et 4 mois en 2022, à 62 ans et 8 mois en 2023 et ainsi de suite pour atteindre l’âge de 64 ans d’ici 7 ans. A cette date, si un actif décidait de prendre sa retraite à 62 ans, il s’exposerait à une décote de 5 % par an, soit 10 % dans ce cas. 

AGE D’EQUILIBRE // L’exécutif a tranché. Ce sera finalement l’âge d’équilibre qui devrait (pour l’instant) être maintenu dans le projet de loi. Tout comme l’âge pivot, l’âge d’équilibre fonctionne sur un système de bonus-malus, mais ne concernera que les assurés nés à partir de 1975 qui liquideront leurs droits à partir de 2037. Soit la date à partir de laquelle les nouvelles règles de calculs seront instaurées. Tel que son nom le suggère, l’âge d’équilibre a pour but de rééquilibrer le système. Il sera donc amené à évoluer en fonction de l’espérance de vie des Français.

Retraite : comment calculer votre pension ?

Sur le papier et tant que la réforme n’a pas été mise en oeuvre, la règle semble limpide comme de l’eau de roche. Votre pension est composée d’une retraite de base et d’une retraite complémentaire qu’il suffit d’additionner pour pouvoir l’estimer. Bien évidemment, l’exercice se révèle plus complexe qu’il n’y paraît. En premier lieu, parce que ces deux composantes ne disposent pas du même mode de calcul. En second lieu, parce qu’elles varient selon si vous êtes salarié, fonctionnaire ou indépendant. 

Si vous êtes salarié du secteur privé ou agricole, le montant de votre pension de référence est calculé en fonction du salaire que vous avez perçu au cours des 25 meilleurs années de votre carrière en y appliquant un taux de 50%. 

Si vous êtes fonctionnaire, la pension de base se calcule en prenant en compte les salaires perçus au cours des 6 derniers mois de votre carrière en prenant en compte un taux de 75%.

Si vous êtes indépendant et que vous êtes artisan, commerçant ou industriel, votre pension de base est calculée de la même manière que pour les salariés. Les professions libérales ont, elles, une pension de référence qui se calcule en points. Les exploitants agricoles, quant à eux, disposent d’une pension de base qui comporte une part forfaitaire, d’un côté, une part proportionnelle aux revenus, de l’autre côté.

Concernant le montant des pensions complémentaires, il se définit, le plus souvent, en comptabilisant des points. Quand les salariés du régime général ou les salariés agricoles voient leur retraite complémentaire gérée par l’Agirc-Arrco en contrepartie de cotisations prélevées sur leurs salaires durant leur carrière, les fonctionnaires disposent d’une pension complémentaire versée par le Régime additionnel de la fonction publique (RAFP). Enfin, la retraite complémentaire des indépendants se calcule le plus souvent en points également et varie en fonction de la profession exercée.

PENSION, DÉPENSES, ASSURANCE SANTÉ... CE QU’IL FAUT ANTICIPER POUR BIEN VIVRE À LA RETRAITE 


Pour préserver votre pouvoir d’achat une fois l’heure de la retraite arrivée, il est nécessaire d’effectuer au préalable un certain nombre de démarches. A commencer par le fait de vous assurer que vous disposez bien de tous les documents qui vous seront demandés. 

Pour bien préparer votre retraite, l’anticipation fait figure de maître-mot. En fonction de l’organisme dont vous dépendez, vous avez dû recevoir - et ce dès l’âge de 35 ans - ce que l’on appelle un RIS pour “relevé de situation individuelle”. Ce document - que vous recevez tous les cinq ans par la suite - a pour but de vous détailler les droits que vous avez acquis au fur et à mesure de l’avancée de votre carrière. Le but : vous donner la possibilité de vérifier qu’aucun des emplois que vous avez occupés n’a été omis. 

Faites le point sur votre carrière

A partir de 45 ans et si vous êtes salarié, vous pouvez prendre un rendez-vous individuel et gratuit avec votre caisse de retraite générale ou complémentaire afin de faire un point quant à l’avancée de vos droits. Ce rendez-vous vous permettra de réaliser des simulations et d’obtenir des réponses personnalisées.

Si vous exercez une profession libérale, il conviendra de vous adresser à la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales (CNAVPL). Si vous êtes artisan, commerçant ou industriel, il importera de vous tourner vers le Régime Social des Indépendants. Lequel assure à la fois la gestion de votre retraite de base et de votre complémentaire. Quant aux personnes disposant de différents régimes, il sera nécessaire de vous adresser à votre dernière caisse d’affiliation. 

Dans tous les cas, et ce dès le début de la vie active, le fait de conserver la totalité de vos bulletins de salaires, attestations Pôle emploi et autres contrats de travail relève de l’absolue nécessité afin d’éviter de perdre des trimestres. Il seront essentiels au moment de calculer le montant exact de votre future pension.

Choisir un contrat de mutuelle adapté

Au moment de prendre de votre retraite, il est important de vous pencher également de près sur votre contrat de mutuelle. Le plus souvent, si vous étiez salarié, cette échéance signe la fin de votre contrat traditionnel (et ce, que vous l’ayez souscrit à titre privé ou par le biais de votre entreprise). Vous avez, certes, parfaitement le droit de conserver votre contrat d’entreprise et les garanties qui vont avec. La grande différence tient au fait que votre employeur n’aura plus à prendre financièrement en charge la partie qui lui revenait. D’où la nécessité, si vous le jugez nécessaire, de modifier votre contrat voire tout simplement de changer de mutuelle. Un changement qui peut revêtir l’avantage non négligeable de vous permettre de bénéficier de nouvelles prestations plus adaptées à vos besoins et d’un contrat qui peut, selon les compagnies d’assurance, se révéler bien moins onéreux. 

Pour bien choisir, se tourner du côté des comparateurs d’assurance à l’instar de celui proposé par l’UFC-Que Choisir peut une être option. D’autant que ce comparateur à le mérite d’être indépendant, contrairement à d’autres comparateurs qui peuvent, eux, avoir des accords avec des mutuelles. Dans l’absolu, il s’agira de déterminer, au préalable, vos besoins de santé les plus courants pour pouvoir comparer les contrats qui vous rembourseront le mieux.

Soyez attentif en cas d’hospitalisation

Soyez cependant vigilant pour tout ce qui à trait aux garanties en cas d’hospitalisation. De fait, si les assureurs prennent, le plus souvent, intégralement en charge les forfaits hospitaliers et ce, sans limite de durée, la prise en charge des dépassements d’honoraires pour les soins est une toute autre histoire. Les hôpitaux publics pratiques rarement ces dépassements, mais les cliniques privées si. Dans tous les cas, un point précis concernant vos garanties et leurs montants doit être effectué. Notamment pour tout ce qui concerne l’hospitalisation donc, mais également à l’invalidité, la perte d’autonomie et les accidents de la vie courante.

Epargner 

Pour bien vivre une fois à la retraite, il est une autre stratégie que vous pouvez déployer dès le début de votre carrière et qui tient en un mot : épargner. De fait, pour compléter vos revenus, différentes possibilités s’offrent à vous. A commencer par le fait de souscrire une assurance-vie. Un effort d’épargne qui peut tout à fait s’avérer minime mais qui vous permet, une fois à la retraite, de bénéficier de rentes mensuelles complémentaires et de préserver ainsi un niveau de pension convenable. 

Alimenter un support d’épargne quel qu’il soit régulièrement est essentiel. D’autant qu’en optant pour une enveloppe telle que l’assurance-vie par exemple, vous avez la possibilité de la structurer en y intégrant une petite prise de risque (avec les unités de compte) qui viendra augmenter la rentabilité de votre contrat et donc de vos rentes à terme. Au moment de prendre votre retraite, vous pouvez faire le choix de mettre en place des rachats partiels (que vous optiez pour une sortie en rente ou un capital) pour compléter votre pension de base. Sans compter qu’au bout de huit années de détention, les contrats d’assurance-vie offrent une fiscalité avantageuse.

Travailler une fois à la retraite, une bonne idée ?

L’autre option pour préserver votre qualité de vie une fois à la retraite peut être celle de travailler. C’est ce que l’on appelle : le cumul emploi-retraite. Pour avoir le droit de reprendre une activité, vous devez avoir cessé toute activité professionnelle salariée et/ou non salariée relevant d’un régime obligatoire de retraite de base français. Si ce cumul s’adresse aux salariés qui dépendent du régime général de la Sécurité sociale, il ne permet pas pour autant d’exercer toutes les professions, ni d’acquérir de nouveaux droits. 

Dans le cas où vous décideriez de créer votre auto-entreprise, il convient de noter que certains plafonds peuvent être appliqués selon votre situation. Par exemple, si vous ne disposez pas de votre retraite à taux plein, le montant de celle-ci pourra être revu à la baisse en cas de cumul. De même, en fonction de l’activité que vous choisirez d’exercer (et toujours dans le cas où vous ne disposeriez pas de votre retraite à taux plein), le montant de votre pension pourra éventuellement être diminué. C’est le cas si vous choisissiez d’exercer une activité non salariée (artisan, commerçant, etc.). Si tel n’est pas le cas, et que vous disposez de votre retraite à taux plein (et de l’âge légal pour être à la retraite), vous pourrez alors percevoir vos revenus complémentaires en qualité d’auto-entrepreneur tout en continuant à bénéficier de la même pension. Cette dernière ne sera pas modifiée.

INDIVIDUELLE, COLLECTIVE... QUELLES SOLUTIONS D’ÉPARGNE / PRIVILÉGIER EN FONCTION DE VOS BESOINS ?


Mettre de l’argent de côté tout au long de sa vie active afin de se constituer un surplus de revenus au moment de quitter le monde du travail, c’est là tout l’enjeu de l’épargne retraite complémentaire. Que vous optiez pour une solution d’épargne individuelle, collective ou les deux.

Le monde des produits d’épargne retraite complémentaire se divise en deux catégories. D’un côté, l’épargne retraite individuelle. Elle prend la forme de produits spécifiquement conçus pour celles et ceux qui aspirent à se constituer un complément de revenus à titre personnel. De l’autre, des produits d’épargne collectifs. Ils sont proposés aux salariés du privé dans le cadre de l’entreprise pour leur permettre, là encore, de disposer de revenus complémentaires qui viendront donc s’ajouter à leur pension de base. Deux options qu’il est primordial de bien appréhender durant sa carrière afin de disposer de revenus plus confortables une fois l’heure de la retraite arrivée. Encore faut-il déterminer le support qui vous correspond le mieux en fonction de votre situation professionnelle et de vos besoins.

L’épargne retraite individuelle

Tout comme son pendant collectif, l’épargne retraite individuelle a pour but d’augmenter la pension versée par les régimes de retraite obligatoire. Perp (pour “ Plan Epargne Retraite Populaire”, il est ouvert à tous), Préfon (destiné aux fonctionnaires), ou encore contrats Madelin (pour les travailleurs non-salariés)… Plusieurs contrats coexistent depuis plusieurs années. Leur point commun ? Les montants collectés sont bloqués jusqu’à la date de départ à la retraite (sauf cas exceptionnels) puis reversés le plus souvent sous forme de rente.

A ces produits exclusivement destinés à la préparation à la retraite s’ajoutent d’autres supports tels que l’assurance vie ou le PEA. Si vous souhaitez pouvoir utiliser les sommes collectées pour acheter votre résidence principale par exemple, il conviendra de vous tourner vers l’assurance vie ou le PEA. Les actuels Perp, Préfon et autres contrats Madelin ne le permettant pas. 

L’épargne retraite collective

Si les produits d’épargne retraite collective ont la même ambition que les produits d’épargne retraite individuelle, ils s’en dissocient totalement dans la mesures où ils sont souscrits et mis en place à l’initiative des entreprises. Parmi eux, on retrouve le Perco, ainsi que les articles 83 et 39. 

Dans le détail, le Perco (ou Plan d’épargne retraite collectif) s’adresse à tous les salariés. Mis en place dans le cadre de l’entreprise, il est alimenté par les versements du salarié et les potentiels abondements de l’employeur. Les montants versés restent acquis en cas de départ. Des montants qu’il est possible de transférer sur un autre plan dans le cas où la nouvelle entreprise disposerait également d’un Perco.

L’Article 83 prend, lui, la forme d’un contrat d’assurance vie collectif à adhésion obligatoire souscrit par l’employeur au profit de tout ou partie de son personnel. Il s’agit d’un produit d’épargne retraite à “cotisations définies” dans le sens où, dès le départ, le contrat prévoit les sommes qui seront versées par l’employeur (et éventuellement par le salarié). 

Plus connus sous le nom de “retraites chapeaux”, les contrats dits “articles 39” sont également des produits d’épargne retraite mis en place dans certaines entreprises. Ils concernent, le plus souvent, les cadres et les cadres supérieurs et prennent la forme de produits à “prestations définies”. Ce qui implique que l’entreprise s’engage dès le départ sur le montant de revenu supplémentaire qui sera versé au salarié. A noter cependant que, pour pouvoir en bénéficier, ce dernier doit rester dans l’entreprise jusqu’à la retraite.

Zoom sur le nouveau PER

Depuis l’application de la loi du 22 mai 2019 relative à la croissance et à la transformation des entreprises (PACTE), un nouveau contrat d’épargne retraite complémentaire distribué depuis le 1er octobre 2019 a vu le jour. Il s’agit du PER pour “Plan épargne retraite”. Il a pour but de simplifier, d’harmoniser l’épargne retraite mais aussi et surtout de la réorienter vers l’économie réelle. Le but ? Favoriser le développement d’une épargne retraite par capitalisation et contribuer au financement de l’économie grâce à la constitution d’une épargne longue investie, pour partie, en actions d’entreprises. 

Ce qui change avec le nouveau PER

Dans les faits, il est prévu que le nouveau PER vienne, à terme, remplacer tous les anciens contrats. Si bien qu’à partir du 1er octobre 2020, tous les anciens produits d’épargne qu’ils soient individuels ou collectifs (Perp, Madelin, Préfon, PERCO, article 83, etc.) ne seront plus commercialisés. Sur le papier, le nouveau PER comporte bien des avantages. Notamment parce qu’il facilite les sorties en capital et pas uniquement en rentes et qu’il est possible de débloquer les sommes collectées pour acheter sa résidence principale. Le PER s’adresse à toutes les catégories professionnelles. A noter, enfin, que les anciens contrats continueront à fonctionner et que les versements demeureront possibles. Ils peuvent, toutefois, être transférés vers le nouveau PER. Lequel dispose de trois compartiments. Le PER individuel (ou PERin) qui viendra succéder au Perp ainsi qu’au contrat Madelin, le PERE (Plan d’épargne retraite d’entreprise) collectif qui, lui, remplacera le Perco et le PERE obligatoire. Ce dernier viendra se substituer au contrat “article 83”. 

RACHETER DES TRIMESTRES DE RETRAITE : EST-CE VRAIMENT INTÉRESSANT ?


Sous certaines conditions, il est possible de racheter des trimestres pour compléter votre carrière et pouvoir prendre votre retraite à taux plein.

La vie active est parfois semée de périodes durant lesquelles on cotise peu voire pas du tout au régime général de la sécurité sociale. C’est le cas, par exemple, après une période de chômage non indemnisé de plusieurs années. Aussi, pour pouvoir malgré tout valider ces périodes durant lesquelles vous n’avez pas pu cotiser et/ou augmenter votre durée d’assurance pour la retraite, l’une des options qui s’offre à vous consiste à racheter des trimestres en effectuant des versements au régime général de la sécurité sociale.

Comment procéder ?

Pour obtenir votre retraite à taux plein, vous avez, en effet, la possibilité de racheter jusqu’à 12 trimestres afin d’atteindre la durée de cotisation suffisante. Techniquement, le rachat de trimestres est ouvert à tous (salariés du privé, fonctionnaires, indépendants). Encore faut-il remplir certaines conditions…

Dans le détails, vous avez la possibilité de racheter des trimestres pour différents motifs (études supérieures, années de cotisations incomplètes, période d’apprentissage, etc.). Et ce, jusqu’à 66 ans si vous travaillez dans le privé, et jusqu’à 60 ans si travaillez dans la fonction publique.

Mais forcément qui dit “rachat de trimestres”, implique qu’il y a un prix à payer. Là encore, le coût de cette opération varie en fonction de différents éléments. A commencer par l’âge. Plus vous êtes jeune lorsque vous achetez un trimestre, moins celui-ci vous coûtera cher. Son prix sera calculé en prenant en compte vos revenus moyens perçus au cours des trois dernières années. Si bien que plus votre salaire est élevé, plus un trimestre vous coûtera cher. 

Deux options d’achats

En outre, ce qui peut faire varier du simple au double le prix d’un trimestre tient essentiellement à l’objectif du rachat en question. Si votre but consiste uniquement à augmenter le taux de calcul de votre pension pour obtenir votre retraite à taux plein (c’est ce que l’on appelle un rachat à “taux seul”), ce coût sera bien moins élevé que si vous souhaitez racheter un trimestre pour réduire votre décote et augmenter, dans le même temps, la durée de cotisation qui sera prise en compte pour calculer votre future pension. 

Quels avantages ?

Au-delà de vous permettre de percevoir une pension plus importante une fois à la retraite, sachez que le rachat de trimestres a un intérêt non négligeable : sa fiscalité. Les rachats de trimestres sont, en effet, déductibles de vos revenus bruts imposables l’année où vous les effectuez. L’autre avantage tient au fait que vous avez la possibilité d’effectuer un rachat en plusieurs fois dès lors que vous souhaitez racheter plus d’un trimestre (dans la limite d’un étalement de paiements courant sur cinq ans). A noter cependant qu’une majoration de 1,3 % sera appliquée si l’étalement en question dépasse 12 mois. 

Au final, pour déterminer si vous avez ou non intérêt à racheter des trimestres en vue d’augmenter votre pension et donc votre pouvoir d’achat une fois cette échéance arrivée, il convient de bien estimer au préalable les droits à la retraite auxquels vous pouvez prétendre ainsi que le coût d’un éventuel rachat. Des outils et autres simulateurs en ligne existent, mais vous pouvez également vous rapprocher de votre caisse de retraite afin de demander une simulation chiffrée, sans engagement de rachat. Comme souvent, tout est affaire de situation personnelle.

LA SURCOTE POUR AUGMENTER VOTRE PENSION : UNE BONNE OPTION ?


Pour rehausser le montant de votre future pension, vous avez la possibilité de continuer à travailler, même si vous avez atteint la durée d’assurance nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein. C’est le principe de la surcote.

Par “surcote”, il faut comprendre : majoration appliquée au montant de votre future pension. Une majoration qui concerne la pension de base uniquement et dont le taux augmente en fonction du nombre de trimestres supplémentaires travaillés.

Sur le papier, cette majoration a tout pour plaire… Vous pouvez y prétendre si vous êtes un salarié souhaitant continuer à travailler au-delà de l’âge légal de départ (62 ans actuellement pour les personnes nées à partir de 1955) et si vous avez cumulé tous vos trimestres pour obtenir votre retraite à taux plein. La surcote s’adresse également aux professions libérales, aux agriculteurs, ainsi qu’aux fonctionnaires sous certaines conditions. 

+ 1,25 % pour chaque trimestre supplémentaire cotisé

Instauré par la loi Fillon de 2003, ce mécanisme concerne uniquement les retraites liquidées à partir de 2004 (depuis 2009 pour les agriculteurs). Pour chaque trimestre supplémentaire cotisé (90 jours), vous bénéficiez d’un taux de surcote fixé à 1,25 % pour les salariés (soit 5 % par an). Un coefficient qui s’applique au montant de votre future pension.

La bonne nouvelle tient au fait qu’aucune démarche spécifique n’est nécessaire. La surcote est, en effet, automatiquement appliquée par votre régime de base pour calculer le montant de votre pension. L’autre intérêt de la surcote réside dans le fait que celle-ci ne se révèle en rien plafonnée. Autrement dit : vous avez la possibilité de travailler autant de trimestres supplémentaires que bon vous semble. 

À noter toutefois que les trimestres assimilés tels que les périodes de maladie ou de chômage ne peuvent, en principe, être pris en compte dans le calcul de la surcote. Sauf pour les professions libérales… Dans ce cas, le taux de surcote est révisé et passe à 0,75 %, mais les trimestres assimilés (maladie ou accident) sont, eux, comptabilisés. 

Du côté des fonctionnaires, ils peuvent également bénéficier de ce système de surcote à condition que leur durée d’assurance “tous régimes” confondus se révèle supérieure à la durée requise pour obtenir une pension au taux maximal de 75 %.

Augmenter son pouvoir d’achat

En principe, le mécanisme de surcote revêt donc bien des avantages. En grande partie parce que ce dispositif permet aux retraités d’anticiper, lors de leur vie active, leur perte de revenus et d’augmenter ainsi leur pouvoir d’achat une fois cette échéance arrivée. Au-delà de cela, la surcote est un mécanisme viager. C’est-à-dire qu’elle sera octroyée au retraité jusqu’à son décès.

Reste à savoir si cet effort visant à travailler plus (du moins plus longtemps) pour gagner plus à la retraite en vaut véritablement la chandelle. Pour le coup, tout est une question d’arbitrage personnel, de calcul et de condition physique du cotisant. Car dans les faits, continuer à travailler pour augmenter votre pension ne se révèle pas toujours des plus rémunérateurs. Tout dépend de votre situation.

DANS QUOI INVESTIR À 50, 60 ET 70 ANS POUR DYNAMISER SON PATRIMOINE ?


S’il n’y a pas d’âge pour faire fructifier son patrimoine, il convient malgré tout de limiter la prise de risques une fois l’heure de la retraite venue.

Les gestionnaires d’actifs et autres conseils s’accordent bien souvent sur une chose. Plus le temps passe et plus il importe de se montrer prudent en matière de stratégie d’investissement. Bien sûr, il est tout à fait possible de réaliser des placements (même risqués) en vue de dynamiser son patrimoine lorsque l’on a quitté la vie active. Il est cependant nécessaire de s’y atteler avec d’avantage de prudence et de surtout se faire accompagner soit par votre banque, soit par un gestionnaire d’actifs indépendant agréé par l’Autorité des marchés financiers (AMF). 

A 50 ans, je prépare ma retraite

Si vous avez entre 50 et 60 ans, vous vous situez le plus souvent à l’apogée de votre carrière. Vos enfants ont grandi, ils commencent à quitter le foyer familial. Et la question de savoir si vous avez suffisamment assuré vos arrières lorsque vous prendrez votre retraite se pose de plus en plus. D’autant que d’autres projets d’investissement, comme le fait d’acheter une résidence secondaire, peuvent venir s’ajouter et qu’il peut, en outre, y avoir les études de vos enfants qu’il conviendra de financer.

A cette période de la vie, le placement de prédilection demeure encore et toujours celui de l’investissement immobilier. Ces dix dernières années, les prix dans l’ancien comme dans le neuf n’ont cessé d’augmenter (notamment dans les grandes villes). Mais avec les taux d’intérêt particulièrement bas, l’achat est aussi devenu plus accessible. Compte tenu de la crise sanitaire, il est possible que les prix du marché immobilier repartent à la baisse. Ce qui, si vous souhaitez acheter en vue de louer, peut se révéler intéressant. En fin d’année 2019, les taux d’emprunt avaient cependant légèrement commencé à être relevés. A voir ce qu’il en sera dans les mois à venir... 

Mais dans tous les cas, pour tout achat immobilier, le maître mot demeure celui de l’emplacement. Car pour réussir son investissement locatif par exemple, il importe de bien se renseigner en amont sur le marché (l’offre et la demande), la situation (commerces, écoles, transports, etc.) ainsi que sur les prix pratiqués dans les environs du bien visé. 

Ces points d’attention, une fois relevés, peuvent vous permettre de réaliser une bonne opération financière et vous assurer des revenus complémentaires. Des revenus que vous pouvez par exemple choisir de placer sur une assurance vie multi-supports (pour dynamiser votre contrat). Ce qui vous donnera la possibilité de vous constituer, durant une dizaine d’année, un pécule qui vous permettra, ensuite, de compenser la perte financière lorsque vous prendrez votre retraite.

A 60 ans, j’investis tout en protégeant mon patrimoine

À la soixantaine, toutes les possibilités d’investissement s’offrent encore à vous. Le problème tient au fait que la faiblesse des taux d’intérêt rend les placements sécurisés à l’instar des livrets réglementés ou de l’assurance vie en fonds euros tout sauf intéressants. Aussi, pour dynamiser votre portefeuille d’actifs et compléter ainsi vos revenus à la retraite, intégrer un pourcentage limité de produits financiers plus risqués à l’instar des actions et des obligations peut être une option. Bien souvent, les gestionnaires d’actifs préconisent de répartir votre portefeuille d’investissements en intégrant 25% de fonds euros, 25% d’immobilier, 25% d’actifs risqués et 25% de livrets d’épargne.

Cette stratégie de diversification est essentielle pour préserver votre patrimoine et limiter la prise de risque. Mais elle revêt, malgré tout, l’avantage non négligeable de vous permettre de dynamiser la rentabilité financière de votre portefeuille et de vous donner, là encore, la possibilité de compenser vos revenus une fois à la retraite. 

A 70 ans, j’organise ma transmission

A cette période de la vie, il peut se révéler pertinent d’apporter quelques modifications dans la structuration de votre patrimoine tant sur le volet financier qu’immobilier. De fait, il s’agit de la tranche d’âge durant laquelle il importe de commencer à envisager des donations en vue de pouvoir profiter de différents abattements renouvelables tous les quinze ans (100.000 euros entre chaque parent et enfant). 

Certes, l’assurance vie constitue un support souple et liquide, mais pour transmettre de son vivant, il ne s’agit pas forcément de l’enveloppe la plus adaptée. Idem si vous possédez un portefeuille boursier. A titre d’exemple, pour limiter l’imposition en cas de donation, il est préférable de disposer d’un compte-titres plutôt que d’un plan d’épargne en actions (PEA). 

Pour quelle raison ? Parce que pour ce qui est du compte-titres, les plus-values, en cas de transmission, sont purgées. Par ailleurs, il est important de noter que les titres peuvent également faire l’objet de présents d’usage exonérés et venir remplacer les présents consentis en argent. 

Enfin, à partir de 70 ans, il convient également de commencer à envisager l’idée de ne conserver que les biens les plus rentables et de vous délester de ceux qui le sont moins. Notamment à cause de l’imposition des revenus fonciers qui peut rapidement venir peser sur votre équilibre financier lorsque certains abattements et autres dispositifs fiscaux (dont vous bénéficiez jusqu’à présent) arrivent à échéance. 

Comme pour tout arbitrage de portefeuille, il convient, au préalable, de toujours bien définir l’objectif du placement que vous souhaitez réaliser afin de voir s’il s’avère judicieux ou non de placer vos billes sur la classe d’actifs sur laquelle vous avez jeté votre dévolu. En effet, on n’investit pas de la même manière si l’on souhaite compléter ses revenus à la retraite que lorsque l’on envisage de transmettre son patrimoine en faisant en sorte de limiter sa fiscalité.

En outre, une stratégie d’investissement se définit au regard du patrimoine immobilier et financier dont vous disposez, mais également de votre horizon de placement (durée pendant laquelle vous souhaitez investir). Une fois ces éléments pris en considération, il s’avère souvent opportun d’effectuer un certain nombre d’arbitrages et donc d’investissements en fonction de la période de vie dans laquelle vous vous situez. L’objectif étant de mettre en place une stratégie à plus ou moins long terme. 

QUELS PLACEMENTS PRIVILÉGIER POUR TRANSMETTRE SON PATRIMOINE ?


Pour transmettre son patrimoine à ses proches dans de bonnes conditions, il existe un certain nombre de stratégies qui peuvent être déployées et qui permettent, en prime, de limiter la fiscalité qui sera par la suite appliquée.

Combien peut-on donner à ses enfants ou à ses petits-enfants ? Est-il plus judicieux d’organiser sa succession de son vivant ? Ces questions, quantité d’épargnants commencent à se le poser à partir de soixante ans. Et pour cause… Selon les arbitrages opérés, l’imposition appliquée sera sensiblement différente. D’où la nécessité de bien choisir les actifs que vous souhaitez transmettre de votre vivant. 

Pour être éclairé comme il se doit, il est préférable, dans l’absolu, de vous renseigner soit auprès d’un conseil en gestion de patrimoine, soit auprès de votre notaire. Ces derniers vous accompagneront au regard de votre situation personnelle. Ils vous indiqueront, en outre, ce que vous pouvez ou non transmettre de votre vivant et vous préciseront notamment les plafonds à ne pas dépasser. 

Ces actifs dont il vaut mieux se séparer

Prenons l’exemple d’un portefeuille boursier. Si vous en êtes l’unique détenteur, le fait d’effectuer une donation vous permet de ne pas avoir à vous acquitter de l’impôt sur les plus-values. Pour ce faire, il suffit que la personne à laquelle vous transmettez ce portefeuille vende la totalité des titres qu’il détient dès le lendemain de la donation.

Des arbitrages comme celui-ci, il en existe quantité d’autres. Sur le volet immobilier par exemple, il est souvent recommandé de réduire le poids de cet investissement à partir de la soixantaine. Surtout si vous possédez plusieurs propriétés. En cause principalement, la taxation qui peut se révéler particulièrement conséquente au moment de la succession. Sans compter les conflits entre héritiers qui peuvent avoir lieu.

D’où l’intérêt de privilégier des placements plus souples, plus liquides mais qui bénéficient surtout d’une fiscalité plus attractive.

Le cadeau fiscal de l’assurance vie

Dans le cadre d’une transmission traditionnelle, le bénéficiaire peut parfois avoir à supporter des droits de succession particulièrement lourds pouvant aller jusqu’à 45% du montant de la part dont il hérite. C’est loin d’être le cas avec l’assurance vie. De fait, le grand intérêt de cette enveloppe réside dans le fait que l’assurance vie est transmise hors succession. Ce qui implique que chaque bénéficiaire peut profiter d’un abattement de 152.500 euros et qu’au-delà de ce montant, il ne sera taxé que de 20 ou 31,25%. Rares sont les cadeaux fiscaux aussi attractifs. Pour parvenir à cette fin, il est nécessaire que la totalité des versements effectués sur votre contrat soit transmise en franchise d’impôts sur la succession (et ce, dans la limite de 152.500 euros par enfant donc). Si vous ajoutez à cela, l’abattement de 100.000 euros prévu en cas de donation et celui de 31.865 euros lié à un don familial d’argent, vous avez alors la possibilité de transmettre jusqu’à 284.365 euros à chacun de vos enfants sans qu’ils n’aient à s’acquitter du moindre impôt. Et si un autre parent venait à procéder de la même manière, le bénéficiaire pourrait alors hériter de 568.730 euros en étant à 100% exonéré d’impôt. 

Modifier votre contrat de mariage

L’autre stratégie qui peut se révéler efficace afin de bien transmettre votre patrimoine consiste éventuellement à modifier votre contrat de mariage. Si le régime de la communauté universelle peut sembler intéressant de prime abord en cas de décès (notamment parce que le conjoint hérite de la totalité des biens du défunt sans avoir à s’acquitter du moindre droit de succession), il n’en reste pas moins complexe pour les enfants qui n’héritent de rien avant la disparition du deuxième parent. 

Pour éviter cet écueil, il peut être pertinent de conserver votre contrat de mariage en y intégrant des clauses spécifiques. Le mieux restant, selon votre situation, de vous renseigner auprès de votre notaire afin de mettre en place la stratégie patrimoniale qui répond le mieux à vos besoins.

COMMENT LIMITER LES FRAIS DE VOS PLACEMENTS POUR AUGMENTER VOTRE POUVOIR D’ACHAT ?


Que vous disposiez d’une assurance-vie, de parts de SCPI, ou d’un PEA, il est possible de réduire les frais de vos placements pour booster leur rentabilité et accroître votre pouvoir d’achat une fois l’heure de la retraite arrivée.

Il est un objectif que quantité de Français partagent. Celui de préserver sa qualité de vie une fois le moment de la retraite advenu. Que l’on ait déjà quitté la vie active ou que l’on soit en passe de le faire, le mot d’ordre tient, le plus souvent, au fait de préserver son pouvoir d’achat. Encore faut-il savoir comment procéder. 

L’art et la manière

Bien sûr, il est envisageable de travailler quelques années de plus - et donc de dépasser l’âge légal de départ en retraite - pour obtenir une majoration de pension. Mais il est également possible d’anticiper quelque peu cette échéance et d’effectuer des placements qui permettront de compenser la perte de revenus. 

Le fait est qu’aujourd’hui les livrets d’épargne sécurisés ne rapportent plus grand-chose si ce n’est rien compte tenu de l’inflation et que les placements plus dynamiques sont, au-delà du risque de perte en capital, souvent accompagnés de frais pouvant largement empiéter sur leur rentabilité. 

Dans le détail, il s’agit de frais d’entrée (ou de souscription), mais également de frais de sortie (également connus sous le nom de commissions de rachat) qui se révèlent négociales et qui ont pour but de rémunérer les gestionnaires d’actifs chargés de vous conseiller et de suivre les fluctuations de vos investissements. Le problème, ce n’est pas tant l’existence de ces frais, c’est avant tout leur ampleur. D’autant qu’à ces frais, d’autres prélèvements peuvent venir s’ajouter, rappelle régulièrement l’Autorité des marchés financiers (AMF). A commencer par des commissions de surperformance. 

À cela, s’ajoutent bien sûr la fiscalité qui sera appliquée par la suite et les frais de gestion. Soit autant de douloureuses qui empiètent d’autant plus sur les rendements de vos placements. 

Faites jouer la concurrence

Pour limiter les frais et augmenter votre pouvoir d’achat, l’une des premières options consiste à observer de près ce qu’il se passe du côté de la concurrence. Tout comme les taux de rémunération proposés varient selon les sociétés de gestion, les frais appliqués sur vos placements également. Ici, l’idée tient au fait de demander des informations précises avant même de souscrire. Votre conseil - qu’il s’agisse de votre banque, de votre assureur, ou d’un CGPI (conseiller en gestion d’actifs indépendant) - est, en effet, tenu de vous transmettre toute les éléments nécessaires à ce sujet.

N’hésitez pas, par ailleurs, à faire en sorte d’évaluer précisément les frais appliqués à chaque placement avant toute souscription. Pour ce faire, l’AMF a mis au point un “calculateur financier” qui vous permettra d’obtenir un éclairage précis. Un autre outil dédié, cette fois, aux frais boursiers est également disponible sur le site de l’instance régulatrice.

La gestion en ligne, une bonne idée ?

Pour augmenter les rendements de vos placements, l’autre option consiste à miser sur ce que l’on appelle la “gestion en ligne”. Tout comme il existe des assureurs en ligne, des SCPI en ligne et des banques en ligne, il est aujourd’hui possible de passer par le biais de sociétés de gestion d’actifs en ligne qui, parce qu’elles n’ont pas d’antennes physiques, permettent de réduire, parfois de façon significative, l’ampleur des frais de vos placements.

Quand certaines sociétés vous permettront d’éviter d’avoir à vous acquitter de frais d’entrée, d’autres vous donneront la possibilité de diminuer les frais de vos placements, à l’instar de votre assurance vie par exemple, avec 0% de frais d’entrée, 0% de frais sur les versements effectués et des frais de gestion à taux réduit. 

Sachez, enfin que ce n’est pas parce que des tarifs de gestion “low cost” sont appliqués que la performance de vos placements s’en trouve diminuée pour autant. L’AMF, à ce sujet, est claire. Sur les fonds en euros qui peuvent être intégrés aux enveloppes des contrats d’assurance vie, les performances de produits supervisés par des gestionnaires en ligne, sont, le plus souvent, meilleures que celles des banques et des assureurs physiques. D’où, là encore, l’intérêt de faire jouer la concurrence.

Au final, lorsque générer du rendement sur ses placements ne relève en rien de la promenade de santé, le fait de réussir à diminuer les frais adossés - que vos placements soient financiers ou immobiliers - permet non seulement d’augmenter leur rendement, mais aussi et surtout d’accroître votre pouvoir d’achat.

ASSURANCE VIE EN FONDS EUROS : QUELS CONTRATS OFFRENT LES MEILLEURS RENDEMENTS ?


Avant même que la pandémie ne vienne impacter le monde feutré de l’assurance, les assureurs vie avaient déjà annoncé fin 2019 leur intention de poursuivre la baisse de taux servis sur les contrats en fonds en euros enclenchée depuis plusieurs années. 

Faut-il s’inquiéter outre mesure du rendement de son contrat d’assurance vie à cause du coronavirus ? Celles et ceux qui disposent d’enveloppes essentiellement structurées de fonds euros ne craignent, a priori, pas grand-chose… Principalement parce que les contrats d’assurance vie dénués d’unités de compte sont composés de 80 % d’obligations d’Etat et que leur capital se révèle, à ce titre, garanti. 

Pour autant, les baisses de taux successives opérées ces dernières années par les banques centrales n’est pas sans conséquences sur les rendements des contrats d’assurance vie. Les assureurs se retrouvent, en effet, pieds et poings liés face à une réglementation prudentielle européenne particulièrement lourde et une politique de taux bas qui les contraignent à raboter les rendements servis. 

- 0,4 % en un an

Fin 2019, deux mastodontes du secteur (Swiss Life et Generali) annonçaient un taux de rémunération moyen sur les contrats en fonds euros de 1 % en 2019 (contre respectivement 1,5 et 1,75 % en 2018). Chez Allianz France, on est passé de 1,7 % en 2018 à un rendement moyen de 1,2 % en 2019. 

De manière générale, la chute entre 2018 et 2019 s’est donc avérée brutale. Bien que l’assurance vie continue de se hisser parmi les placements préférés des Français avec niveau d’encours de 1.779 milliards d’euros, rappelle la Fédération Française de l’Assurance (FFA), l’année 2019 a vu le rendement moyen des fonds euros raboté de 0,4 % pour passer de 1,80 % en 2018 à 1,40 %. A titre de comparaison, en 2009, les contrats structurés à 100% en fonds euros avaient généré un rendement de 3,60 %. 

Assureurs sous pression

La faute, notamment, à la politique de taux bas déployée par la Banque centrale européenne (BCE) afin de soutenir l’économie. Laquelle politique a pour but de faire reculer les taux d’intérêts des obligations émises par les Etats de la zone euro. Sauf que cette politique chamboule le business model des assureurs qui doivent composer avec des obligations (celles qui structurent les fonds euros des contrats de leurs clients) bradées par les Etats pour assurer la pérennité de leur plan de relance. D’où la volonté, en fin d’année 2019d, de certains assureurs de réorienter l’épargne de leurs clients vers des actifs plus rentables mais aussi plus risqués à l’instar des unités de compte. 

Au final, la véritable difficulté aujourd’hui pour les assureurs réside dans le fait de tenir une triple promesse. Celle-là même qui fait la force de l’assurance vie et qui consiste à maintenir une garantie en capital, une performance plus importante que celle des livrets d’épargne, ainsi qu’une bonne disponibilité (liquidité) des sommes épargnées.

Ces assureurs qui performent

Malgré tout, certains assureurs continuent de tirer leur épingle du jeu. C’est le cas de Sagévie par exemple dont le taux de rendement de l’un des supports distribué s’est maintenu à 4, 50 % en 2019, détaille le site Good Value for money dans son classement annuel. Chez BNP Paribas Cardif, le fonds Cardif Progression a affiché un taux de rendement de 4,13 % l’an passé. Idem chez Oradéa Vie où les taux servis sur les fonds euros ont oscillé entre 3,5 à 3,65 %, ou bien encore chez l’assureur AXA France Vie qui, pour le fonds Agipi euro croissance, est parvenu à servir un taux de rendement de 3,50 % en 2019. On est donc bien loin d’une moyenne annuelle fixée à 1,40 %. 

Les unités de compte, c’est quoi ? 

Tout comme les fonds euros, les unités de compte peuvent, elles aussi, être intégrées au sein de contrats d’assurance vie. Il s’agit de supports d’investissement qui, contrairement aux fonds euros, font prendre des risques aux détenteurs de contrats. En contrepartie, la rentabilité sur le long terme se révèle bien meilleure (hors période de crise sanitaire ou de tensions géopolitiques). Et pour cause, les unités de compte permettent d’investir sur les marchés boursiers sans avoir besoin d’acquérir directement des actifs (actions, obligations, etc.). A noter cependant que pour lisser le risque, le maître-mot demeure encore et toujours celui de la diversification. Pour sécuriser son épargne tout en dynamisant sa rentabilité, le fait de choisir un contrat multisupport combinant fonds en euros et unités de compte peut se révéler intéressant. Encore plus lorsqu’il s’agit de se constituer une assurance vie en vue de compenser la perte financière au moment de la retraite.

PER OU ASSURANCE VIE : QUEL EST LE PLACEMENT LE PLUS INTÉRESSANT POUR PRÉPARER SA RETRAITE ?


Il a beau être un véritable succès commercial, le nouveau plan d’épargne retraite (PER) ne se révèle pas forcément pertinent pour toutes les tranches d’imposition. Contrairement à l’assurance vie…

Depuis leur lancement commercial en octobre 2019, les PER se vendent comme des petits pains. Il faut dire que ce nouveau plan est largement soutenu par l’exécutif. Le gouvernement considère, en effet, que l’épargne retraite n’est pas assez développée en France. Il a donc adopté en juillet dernier une ordonnance pour renforcer l’attractivité de l’épargne de long terme et la réorienter vers le financement des entreprises dans le cadre de la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises). 

Pour parvenir à cette fin, l’exécutif a décidé d’en finir avec la commercialisation des Perp, Perco, Préfon et autres contrats Madelin et de les regrouper au sein d’un même dispositif (le PER) tout en faisant en sorte d’en assouplir les modalités. De là à révolutionner la préparation à la retraite et remplacer un jour l’assurance vie, c’est une autre histoire. 

Plus de souplesse, mais des abattements aléatoires

De fait, le PERIN ou PER individuel (lequel est venu remplacer les anciens PERP et contrats Madelin), revêt, contrairement à ses prédécesseurs, l’intérêt non négligeable de pouvoir être débloqué à titre exceptionnel (achat d’une résidence principale, décès du conjoint, invalidité etc.) 

En outre, ce qui fait la force du PERIN, c’est la possibilité de déduire de votre revenu imposable les versements volontaires effectués sur ce plan. Encore faut-il que les versements en question soient conséquents. Certes, les sommes que vous placez sur votre PER ne sont pas imposées à l’entrée. Et ce, dans la limite de 10 % de vos revenus professionnels et de 8 fois le Plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). Pour autant, cette déduction fiscale ne se révèle intéressante que si et seulement si vous vous situez dans une tranche d’imposition supérieure à 30 %. Et pour cause, l’intérêt du PER, lorsqu’il s’agit de préparer sa retraite, réside dans le fait d’y placer des sommes suffisamment élevées afin de pouvoir bénéficier en retour de baisses d’impôt sans que l’effort d’épargne ne se révèle trop important.

Le PER terni par les droits de succession 

Au-delà de cela, malgré quelques assouplissements opérés dans le cadre de la réforme de l’épargne retraite, les conditions de déblocage anticipé du PER demeurent strictes. 

Mais ce qui vient véritablement ternir l’attractivité de ce nouveau plan, ce sont les conditions d’abattement sur les droits de succession. Contrairement à l’assurance vie qui permet aux bénéficiaires de disposer d’un abattement de 152.500 euros sur les droits de succession, le PER leur permet également de profiter de cette faveur fiscale à condition toutefois que le détenteur du contrat meurt avant l’âge de 70 ans. En matière de transmission mais surtout d’attractivité fiscale, l’assurance vie reste donc sur ce plan nettement plus avantageuse que le nouveau PER.

Double imposition 

Enfin, si la fiscalité appliquée à l’entrée en cas de transfert d’épargne d’un contrat d’assurance vie vers un PER peut sembler alléchante pour son détenteur (un abattement fiscal de 9.200 euros par personne sur les intérêts de votre contrat d’assurance vie étant appliqué), il n’empêche qu’à la sortie, la fiscalité du PER se veut tout sauf intéressante. 

Une fois à la retraite, au moment de solder votre PER, vous serez imposé sur les intérêts et le capital de votre plan d’épargne, tandis que dans le cadre d’une assurance vie, seuls les intérêts sont imposés. Résultat : bien que le gouvernement n’ait de cesse de vanter les mérites de ce nouveau support d’épargne retraite, le fait de transférer votre épargne de votre assurance vie vers le nouveau PER ne doit pas être pris à la légère.

Pourquoi privilégier l’assurance vie ? 

Le grand intérêt de cette enveloppe tient à la disponibilité de l’épargne. Si l’épargnant souhaite protéger sa famille, se constituer un patrimoine ou bien encore financer des projets, il peut bien plus simplement aller piocher dans son assurance vie plutôt que dans un PER. Parallèlement à cela, ce qui fait la force de l’assurance vie, c’est sa fiscalité. A la sortie, l’imposition se révèle bien moins lourde que dans le cadre d’un PER. Ce qui évite de pénaliser les épargnants dont les tranches d’imposition se situent entre 0 % et 11 %.

PINEL, MALRAUX, LMNP.. CE QU’IL FAUT SAVOIR SUR LES PLACEMENTS DÉFISCALISANTS


Si les placements défiscalisants peuvent sembler attractifs de prime abord, ils doivent, néanmoins, être réalisés avec la plus grande vigilance pour se révéler vraiment rentables.

Investir dans l’immobilier tout en limitant la douloureuse fiscale. Telle est, en substance, la promesse des placements défiscalisants. Des investissements qui prennent la forme de différents dispositifs répondant aux noms de Pinel, Malraux, LMNP, Monuments historiques, Fip, ou encore Sofica et qui, sur le papier, s’appuient sur un mécanisme particulièrement bien rodé… 

Jusqu’à 30% de réduction d’impôt

Dans le détail, il s’agit de placements immobiliers proposés par l’Etat pour inciter les Français à investir dans certains domaines et leur permettre, en contrepartie, de bénéficier de réductions d’impôts. 

C’est le cas du Pinel. Pour rappel, ce dispositif offre la possibilité au propriétaire bailleur de bénéficier d’une diminution de son enveloppe fiscale pouvant aller de 12% à 21% du montant investi pour l’achat du bien dans le cadre d’un investissement locatif réalisé dans le neuf. A condition cependant que l’investisseur s’engage à louer le logement nu en tant que résidence principale pour une durée minimale de six ans. 

La réduction varie en fonction de la durée de location, de l’état du logement, des revenus des locataires, mais également de la zone géographique où se situe le bien loué. Et plus il est loué longtemps, plus la réduction d’impôts sera significative.

Autre produit de défiscalisation : le dispositif Malraux. A la différence du Pinel, il ne concerne que les logements anciens situés dans certaines zones protégées. Son ambition ? Inciter les propriétaires à réaliser des travaux en vue de restaurer leur bien et leur permettre, en retour, de profiter d’un régime fiscal avantageux dans le cas où le logement serait mis en location. 

Pour le coup, la réduction de l’assiette fiscale peut aller de 22% à 30% du prix des travaux réalisés (dans la limite un plafond glissant de 400.000 euros de travaux répartis sur quatre ans). Mais là encore, les conditions pour y prétendre sont nombreuses et dépendent notamment de la nature du bien possédé, de sa localisation, de la durée de location, du locataire, des dépenses effectuées, ainsi que de la date où les travaux ont été réalisés.

Concernant le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel), il s’agit d’un dispositif fiscal qui permet à tout contribuable français de bénéficier de réductions d’impôts et de récupérer la TVA pour l’achat d’un bien immobilier neuf ou ancien afin de le mettre en location. Une solution de défiscalisation immobilière qui s’applique à la location d’un logement meublé destiné aux particuliers mais qui ne doit pas, toutefois, dépasser 23.000 euros par an de recettes. Ces recettes devant, du reste, représenter moins de 50 % du revenu global du foyer fiscal.

Attention au prix

Mais ces dispositifs si savamment élaborés n’en sont pas moins potentiellement dangereux. Certains gestionnaires d’actifs préconisent de ne pas se laisser aveugler par l’économie d’impôt qu’il peut y avoir à la clé. Ils vont même jusqu’à considérer que ce type d’investissement ferait tout simplement perdre de l’argent aux propriétaires-bailleurs.

En cause notamment, les frais liés à ces placements ainsi que le nombre d’intermédiaires qui peuvent influer sur le prix du bien avec un risque, pour l’investisseur, de le surpayer au départ. D’où l’absolue nécessité de bien observer les prix pratiqués sur le marché avant d’investir.

Comme pour tout investissement immobilier, il est important de se renseigner en amont sur le marché (l’offre et la demande locative dans les environs du bien visé). Ne serait-ce également afin de trouver preneur une fois l’achat réalisé. La rentabilité d’un investissement comme le Pinel par exemple dépend principalement de l’emplacement du bien concerné. En omettant de considérer ce point, le risque majeur pour un investisseur tient au fait de ne pas réussir à louer son bien. 

Au final, rentabiliser un placement immobilier lorsque le logement a été surpayé au départ peut donc prendre un certain temps. Et lorsque l’on sait qu’en 2019, le prix moyen au mètre carré à Paris à atteint 10.767 euros selon le Baromètre LPI-SeLoger, il est plus que recommandé d’éviter les grandes villes. L’objectif étant de faire en sorte que l’investissement réalisé se révèle plus intéressant et financièrement rentable que risqué. Et ce, dans la durée.

FAUT-IL MISER SUR LES SCPI POUR BOOSTER SON PATRIMOINE ?


Si vous souhaitez dynamiser votre portefeuille d’investissements en vue de compléter votre retraite, l’une des options qui s’offre à vous peut-être celle d’acheter des parts de SCPI.

Entre les placements à risque tels que les actions et les obligations et ceux qui n’en comportent aucun à l’instar des livrets d’épargne, il existe des placements immobiliers plus connus sous le nom de “pierre papier” qui, moyennant une mise de départ de quelques milliers d’euros, peuvent clairement en valoir l’investissement tout en réduisant le risque de perte en capital.

Des placements qui peuvent prendre la forme de parts de SCPI. Par-là, il convient de comprendre “sociétés civiles de placement immobilier”. Il s’agit de sociétés non cotées dont la mission consiste exclusivement à investir l’épargne collectée auprès de nombreux investisseurs afin d’acheter collectivement et de gérer des biens immobiliers destinés à la location. Le plus souvent des immeubles d’entreprises.

L’avantage avec les SCPI tient au fait que, pour quelques milliers d’euros (entre 1.000 et 5.000 ou plus) vous pouvez investir dans l’immobilier sans avoir à dépenser des centaines de millier d’euros (comme c’est le cas lorsqu’il s’agit d’acheter une résidence principale pour y vivre). L’autre intérêt repose sur le fait que, contrairement aux actions et aux obligations, les risques sont sensiblement diminués. En premier lieu, parce qu’il s’agit du marché immobilier qui se révèle, de fait, nettement moins volatile et donc bien moins dangereux pour votre portefeuille d’investissement que les marchés purement financiers. 

L’idée avec les SCPI, c’est avant tout de vous permettre, une fois la retraite venue ou au moment de la préparer, de disposer de rendements annuels qui viendront compléter vos revenus. Si le fait de dynamiser votre portefeuille d’actifs tout en limitant la prise de risque n’est pas une mince affaire, le support SCPI revêt – sur le papier du moins – l’avantage non négligeable de combiner ces deux aspects. A condition, toutefois, de bien appréhender les risques auxquels vous vous exposez, ainsi que le ticket d’entrée, les frais adossés et la fiscalité…

Quel rendement pouvez-vous espérer ?

Bien sûr, lorsque l’on investit, la question qui revient le plus souvent n’est autre que celle du rendement attendu. Dans les faits, il importe de faire particulièrement attention à toutes les sociétés de gestion qui vous promettront de (trop) belles performances. Sachez qu’en 2019, le rendement annuel moyen des SCPI d’entreprise a atteint 4,5%, selon l’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM). On est donc largement au-dessus des rendements générés par les livrets. Lesquels oscillent aujourd’hui entre 0,5% et 1%. Mais la crise économique consécutive à la pandémie devrait venir empiéter sur la rentabilité des placements immobiliers. Chez l’un des leader de l’épargne immobilière, Corum, on table sur une année 2020 où les rendements moyens des parts de SCPI pourraient dévisser pour se fixer à 3%. Si cette révision à la baisse se confirme d’ici la fin de l’année, la rentabilité de ce type de placement n’en restera pas moins intéressante. En tous cas, bien plus que celle des livrets d’épargne.

Attention aux frais et à la fiscalité

En outre, le fait de miser sur les SCPI pour dynamiser son patrimoine ne doit pas être pris à la légère. Notamment parce que cette typologie d’actifs revêt un défaut majeur : sa fiscalité. Comme pour d’autres placements, la fiscalité des SCPI dépend de la nature du support dans laquelle les parts sont détenues. Dans le cas d’un contrat d’assurance-vie par exemple, le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30% peut-être appliqué. Si elles ne sont pas intégrées à des contrats d’assurance-vie, les parts détenues seront taxées au titre des revenus fonciers. Et ce, en fonction de votre tranche marginale d’imposition. À cela, s’ajoutent des prélèvements sociaux fixés à 17,2 %. 

Dans la mesure où il s’agit d’un placement immobilier, sachez que les SCPI font parties des produits financiers taxables à l’IFI.

Du côté des plus-values générées, l’imposition des parts de SCPI est calculée sur une base semblable à tout investissement immobilier. L’impôt est fixé à 19% avec des abattements de 6% par an entre la cinquième et la vingt-et-unième année de détention, puis de 4% la 22e année. L’exonération totale de la plus-value d’une SCPI n’est obtenue qu’à compter de la 22e année révolue de détention.

Comme pour tout investissement, il est fortement recommandé de diversifier votre portefeuille d’actifs afin de lisser la prise de risque. En fonction de l’enveloppe au sein de laquelle vous choisirez d’intégrer vos parts de SCPI, il peut s’avérer opportun d’intégrer 25% de produits immobiliers. Dans l’absolu, il convient de toujours conserver une vision cohérente, de bien appréhender les frais de gestion qui peuvent se révéler conséquents au regard du rendement généré, ainsi que la fiscalité qui sera par la suite appliquée. Le mieux consiste à se faire accompagner d’un spécialiste de la gestion de patrimoine ou bien par un conseiller en gestion d’actifs indépendant (CGPI). Lesquels doivent être agrées par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Selon les sociétés de gestion et les années, le fait de posséder des parts de SCPI peut se révéler intéressant à long terme et vous permettre de dynamiser quelque peu votre patrimoine que vous soyez à la retraite ou en passe de la prendre. 

Ces préconisations s’inscrivent dans une logique globale. Avant d’opérer tout arbitrage au sein de votre portefeuille d’actifs, il est recommandé de déterminer l’appétence aux risques dont vous disposez, de bien évaluer votre patrimoine et d’évaluer comme il se doit l’objectif de votre investissement.

RÉSIDENCE ÉTUDIANTE, RÉSIDENCE SENIOR… UN INVESTISSEMENT VRAIMENT RENTABLE POUR COMPLÉTER SA RETRAITE ?


Si le fait d’investir dans une location meublée peut sembler intéressant de prime abord, ce type d’investissement n’en demeure pas moins risqué.

lles se nomment “locations meublées”, mais on les connaît surtout sous le nom de “résidences de services”. Elles ? Ce sont résidences monovalentes qui permettent à des investisseurs d’acheter une chambre meublée en vue de la louer. Des chambres - dont la gestion peut être assurée directement par le propriétaire-bailleur, par une agence immobilière, ou bien encore par un gestionnaire professionnel - et qui se situent au sein de résidences de tourisme, de résidences d’affaires, de résidences étudiantes, ou de résidences seniors et Ehpad (Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). 

Sur le papier, ce type d’investissement comporte de nombreux avantages…

Des revenus garantis sans les inconvénients de la gestion

De fait, acheter en résidence de services peut clairement apparaître judicieux et sécurisant pour l’investisseur. Cette acquisition peut non seulement lui permettre de compléter ses revenus une fois à la retraite, mais également d’augmenter son patrimoine immobilier. 

En outre, ce type d’investissement se révèle, le plus souvent, particulièrement intéressant sur le plan financier. Dès lors que trois prestations sont proposées (lesquelles vont de la réception et de l’accueil, à l’entretien des parties communes, en passant par la fourniture de linge de maison et le service du petit-déjeuner), lesdites locations sont alors assujetties à la TVA. Ce qui, dans les faits, permet à l’investisseur de réaliser une économie significative à l’achat puisque le bien s’acquiert hors taxes.

Autre avantage et pas des moindres, la location meublée concerne généralement des baux commerciaux conclus entre l’investisseur et le gestionnaire et ce, pour une durée allant de 9 à 11 ans renouvelable. De quoi, là encore, apporter une sécurité de ressources à l’acquéreur durant ce laps de temps. Enfin, le meublé géré est, tel que son nom le suggère, géré par un professionnel. Ce qui dédouane l’acquéreur des désagréments administratifs liés à la gestion. Encore faut-il tomber sur le bon gestionnaire…

Gestion mal pilotée

De fait, lorsque l’on investit dans une résidence de services, il convient d’apporter une grande attention à la fiabilité du gestionnaire. Car au-delà des défaillances, des cessations ou des retards de paiement qui peuvent, comme pour toutes locations, advenir, le gestionnaire peut tout simplement décidé un jour de quitter les lieux avec son agrément et d’ouvrir une nouvelle résidence à quelques pâtés de maisons. Ce cas de figure a, notamment, été constaté dans les Ehpad. Le gestionnaire ne souhaitant pas (ou ne pouvant pas) réaliser des travaux de mises aux normes pourtant requises, il décide alors d’abandonner les lieux et de laisser, par conséquent, les copropriétaires dans une situation particulièrement complexe. 

L’autre problématique concerne les loyers. Les loyers pratiqués en résidences de services peuvent, en effet, dans certaines situations être amenés à être révisés… à la baisse. Notamment en cas de revente de la résidence, ou de changement de stratégie commerciale de la part du gestionnaire. Ce dernier n’est en effet pas en mesure de bloquer le développement de la résidence, encore moins d’anticiper les évolutions de prix du marché et donc les rendements générés. Si bien qu’au-delà de l’apparente sécurité et de l’attrait financier que revêt cette typologie de placement immobilier, le rendement obtenu peut être fluctuant en cas de changement de gestionnaire. D’où l’absolue nécessité de bien se renseigner sur la qualité de ce dernier avant toute acquisition, ainsi que sur l’offre et la demande constatée dans le périmètre. L’objectif étant de vous permettre, en tant qu’investisseur, de disposer d’une vision précise de la rentabilité que ce type d’investissement peut véritablement générer.

INVESTISSEMENT LOCATIF : 10 VILLES OÙ IL FAUT INVESTIR EN 2020


Comment souvent en matière d’investissement immobilier, tout est une question d’emplacement, d’emplacement… Et d’emplacement.

ertes, les taux d’intérêt n’ont eu de cesse de diminuer ces dernières années au point de rendre l’achat immobilier plus simple mais surtout plus accessible. Pour autant, les prix dans un certain nombre de grandes villes ont considérablement augmenté. A Paris, le cap des 11.000 euros le mètre carré a ainsi récemment été franchi, selon le baromètre LPI-SeLoger. 

Le site des Notaires de France met, lui, en exergue une explosion des prix à 10 ans. C’est notamment le cas à Bordeaux (+ 79 % entre 2009 et 2019), à Lyon (62 %), à Paris (+ 61 %), à Nantes (+ 39 %), à Strasbourg (+ 25 %) ou bien encore à Lille (+ 21 %). 

Un contexte haussier qui implique de faire d’autant plus attention si vous souhaitez acquérir un bien. Et ce, que vous envisagiez d’acheter en vue d’y vivre ou de le louer. S’il convient avant tout investissement de porter une attention particulière à l’emplacement du bien visé et d’observer à la loupe les éventuels commerces et écoles qui se situent aux alentours, il est un autre élément que les propriétaires-bailleurs doivent prendre en considération : l’attractivité des villes auprès des locataires.

Observer les tensions du marché

Dans une étude publiée en janvier dernier, le spécialiste de la location immobilière LocService dévoilait les tensions existantes entre l’offre et la demande locatives dans le parc privé. Si les villes les plus recherchées par les locataires sont sans surprise :

1. Paris

2. Lyon

3. Toulouse

4. Bordeaux

5. Nantes 

6. Montpellier

7. Marseille

8. Lille

9. Strasbourg

10. Angers

Il est un autre élément qui doit éclairer les propriétaires : la difficulté pour les locataires de trouver un bien dans la ville où ils envisagent de résider. En prenant en compte ce paramètre, le classement révèle que Lyon et Bordeaux constituent les villes où il y a le plus de demandes de logements (6,83) pour une offre. Elles sont suivies de près par Paris (5,61 demandes pour un bien), Nantes (5,36), Angers (4,69), Rennes (3,23), Strasbourg (2,68), Toulouse (2,03), Montpellier (1,89) et enfin Metz avec 1,87 demande pour un bien.

Dans quel type de bien investir ?

Parallèlement à cela, l’étude souligne que les appartements les plus recherchés restent les studios avec un tiers des locations réalisées en 2019. Ils sont suivis par les deux-pièces qui représentent, eux, 28 % du marché. Les appartements qui disposent de deux chambres ou plus représentent 24 % des locations réalisées sur LocService. Les maisons, elles, constituent 10 % des biens loués. 

Au regard de ces différents éléments, il ressort que le locataire type en France recherche aujourd’hui principalement un studio situé à Paris, Lyon ou encore Toulouse et que, en tant que propriétaire-bailleur, vous avez tout intérêt à écouter le bruit du marché (notamment les tensions existantes) avant d’investir. Autant d’éléments qui doivent permettre de sécuriser votre investissement locatif et qui vous donneront surtout la possibilité de le rentabiliser plus rapidement.

PARKING, CAVE... CES PETITES SURFACES À LOUER VALENT-ELLES ENCORE LE COUP ?


Si les prix des logements ont flambé ces dernières années au point de rendre l’investissement quasi inaccessible dans certaines villes, les petites surfaces à l’instar des caves, des box et des parkings demeurent abordables. Mais faut-il pour autant miser dessus ? 

Investir dans un parking en vue de le louer pour compléter ses revenus. La stratégie peut sembler judicieuse. Comme les logements, ces petites surfaces ont, elles aussi, connu une envolée des prix depuis 2010. Mais qu’en est-il de leur rentabilité financière ?

A Paris, le prix d’un parking oscillait en 2019 entre 19.000 et 48.000 euros, détaille le baromètre établi par Monsieur Parking, pour un rendement annuel brut allant de 4,9 à 6,5 %. A titre de comparaison, le rendement moyen d’un bien immobilier situé dans la capitale est généralement compris entre 2 et 3%. Une différence qui forcément donne la part belle à l’investissement locatif dans les petites surfaces. D’autant que quantité d’autres villes suivent cette dynamique. Comptez, selon Monsieur Parking, 21.867 euros en moyenne pour investir dans une place à Lyon avec un rendement annuel brut allant de 4,9 à 6,2 % selon les arrondissements. A Lille, il vous faudra débourser 17.000 euros en moyenne pour un rendement brut évalué à 4,7 %. A Nice, l’investissement dépassera les 30.000 euros et le rendement brut s’établira 5 %. 

Prêter attention à l’emplacement et à la conjoncture

De là à foncer tête baissée dans ce type d’acquisition ? Certainement pas. Si le maître-mot en matière d’achat immobilier demeure celui de l’emplacement, il en est exactement de même pour les box et les parkings. Avant tout investissement, il convient d’évaluer la rentabilité financière que revêtira pour vous cet investissement. Aussi, il importe au préalable de se renseigner sur les prix des loyers pratiqués dans le quartier, mais de s’assurer aussi et surtout que demande il y a. 

Prenons l’exemple de Paris, si le fait d’acheter une place de parking ou un box en vue de louer s’avère rentable dans l’absolu, la politique de la ville tend actuellement à faire disparaître l’usage de la voiture au coeur de la capitale. D’ici quelques années, il se pourrait que la demande locative soit moins élevée et que vous rencontriez, à ce titre, davantage de difficultés à louer votre place. Ce d’autant plus que, compte tenu des prix parfois élevés à l’achat, plus l’on s’approche généralement d’un centre-ville, plus le rendement diminue.

Actuellement, les spécialistes du secteur s’accordent sur le fait que l’investissement en Île-de-France pourrait à l’avenir se révéler plus rentable pour les propriétaires bailleurs. Des projections qu’il est donc nécessaire d’avoir en tête au moment d’investir. Pour autant, face à la faiblesse des rendements des livrets d’épargne réglementés, cette stratégie d’investissement s’avère intéressante. A condition donc d’étudier avec minutie la question de l’emplacement.

Jusqu’à 13 % de rendement par an pour les caves

Pour ce qui est des caves, là encore, la localisation déterminera la rentabilité de la surface. Avant d’investir, il est vivement recommandé de se renseigner sur l’offre et la demande dans le quartier ainsi que sur les loyers pratiqués. Pour réussir son opération, il peut s’avérer judicieux de privilégier des zones où résident de jeunes couples. Lesquels ont souvent besoin de surfaces de stockage. Car le véritable intérêt des caves, c’est avant tout le taux de rendement brut qu’elles peuvent afficher. Dans certains arrondissements parisiens, ce taux moyen annuel peut atteindre 13 % avec un prix au mètre carré évalué à 23 euros. C’est en tous cas ce que met en exergue une étude menée par le site jestocke.com. 

Pour un petit bout d’espace supplémentaire, les prix peuvent aller du simple au double à Paris. Il faut dire que la demande est là. + 118 % en un an. Fin 2019, le prix moyen d’une cave dans la capitale était évalué à 2.500 euros le mètre carré. 

Flexibilité locative

Ultime avantage (lequel vaut également pour les places de parking), la location de ce type de petites surfaces demeure assez souple. En tant que propriétaire, vous avez la possibilité des les louer au prix qui vous convient le mieux, d’imposer une durée de location et de déterminer le délai de préavis à votre guise. 

Au final, le fait d’acheter une cave ou un parking s’accompagne d’un risque minime pour l’investisseur et d’une rentabilité financière avérée. D’autant que pour ce type de biens, les travaux sont souvent limités et les charges loin d’être démesurées. 

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Contrat

Assurance dépendance : comment dénoncer son contrat

Ce type de couverture peut notamment être dénoncé chaque année par l’assuré à la date anniversaire du contrat.

Dans l’attente du projet de loi sur la prise en charge de la perte d'autonomie, les acteurs de l'assurance dépendance redoublent d'efforts. Les contrats disponibles se multiplient, notamment sous l'impulsion des acteurs de la mutualité. On estime désormais qu’environ 3 millions de personnes ont souscrit un contrat de ce type en France à titre individuel. 

Soit parce qu’ils ont trouvé moins cher ailleurs, soit parce que les garanties proposées sont plus larges à cotisation équivalente, une partie des souscripteurs peut avoir intérêt à changer d’assureur.

Rien de plus facile : les contrats prévoyance dont l’objet est de servir une rente viagère à un assuré dès qu’il est confronté à une situation de dépendance partielle ou totale sont reconduits chaque année par tacite reconduction. Ils peuvent être dénoncés par l’assuré lors de la date d’anniversaire du contrat (échéance annuelle), voire entre-temps pour plusieurs motifs.

Résiliation du contrat : hausse des primes

La résiliation du contrat peut notamment être motivée par le refus d’une hausse des primes. Car le montant des cotisations n’est pas figé lors de la signature du contrat. Leur niveau évolue souvent en référence à un indice de référence (inflation, etc.).

Quand le montant des cotisations augmente sous la pression de l’indice, l’assureur doit prévenir l’assuré par courrier.

En cas de désaccord, celui-ci peut demander le maintien des cotisations au même niveau en contrepartie d’une baisse des garanties dépendance dans les 15 jours suivants la notification.

Il a aussi le droit de demander la résiliation pure et simple du contrat, par exemple après avoir trouvé une formule plus compétitive. La demande de résiliation doit alors se matérialiser à travers une lettre recommandée (avec AR) au moins 2 mois avant la date anniversaire du contrat.

Autre motif de nature à justifier la résiliation : tous les ans, l’assureur est contraint d’envoyer à son client un courrier le prévenant du renouvellement tacite du contrat et en spécifiant jusqu’à quelle échéance il peut le résilier. Si l’assureur s’est affranchi de cette obligation, la résiliation du contrat peut être effectuée à tout moment, sans respecter ce préavis de 2 mois.

Résiliation du contrat : quid des primes versées ?

Les contrats d’assurance dépendance relèvent pour la plupart de la catégorie « prévoyance ». Ce sont des contrats dits à « fonds perdu ». En clair, comme avec une police automobile, les primes sont perdues en cas de rupture. 

Certains contrats prévoient néanmoins une mise en « réduction ». A condition que les cotisations aient été versées au moins pendant 8 ans, le souscripteur bénéficiera alors d’un maintien des garanties à un moindre niveau, même en cas d’arrêt de paiement. Le niveau des garanties « résiduelles » est fixé selon un barème figurant dans le contrat.

Résiliation du contrat par l’assureur

L’assureur peut aussi résilier un contrat d’assurance dépendance si l’assuré a rempli de manière déloyale le questionnaire de santé attaché au contrat.

Si cette fausse déclaration est constatée avant que la dépendance se manifeste, l’assureur demandera une mise à niveau des cotisations afin de tarifier la couverture du risque à son juste prix. Le contrat sera déclaré nul en cas d’omission ou de fausse déclaration intentionnelle.

Si le souscripteur ne paie plus ses cotisations, l’assureur commencera par lui envoyer un rappel dans les 10 jours suivant l’échéance non honorée. Si l’assuré continue à traîner les pieds, la compagnie lui demandera d’honorer le paiement des primes restantes (jusqu'à la prochaine échéance) dans un délai de 30 jours en l’avertissant par lettre recommandée avec AR (cf. Code des Assurances, art. L113-3). 

A défaut de paiement dans les 30 jours, les garanties sont suspendues et l’assureur peut résilier le contrat après un délai de carence (10 jours).

héritage

Succession : 5 conseils pour mettre ses affaires en ordre

Préparer sa succession présente un intérêt patrimonial tout en évitant à ses proches d’être écrasés par les formalités.

En France, on recense environ 615.000 morts par an, les ¾ des décès se produisant après 65 ans. Préparer sa succession ne fait pas mourir. Cet acte de prévoyance permet à la fois de réduire la boulimie fiscale de l'État, de protéger son conjoint (ou son concubin) et d’éviter les conflits entre héritiers.  

Les grandes étapes nécessaires pour mettre ses affaires en ordre sont au nombre de 5 :

- 1 : réaliser un bilan patrimonial, c’est-à-dire une balance entre ce que l’on possède et ce que l’on doit. La différence s’obtient en répertoriant la totalité du patrimoine acquis (patrimoine immobilier + patrimoine financier + patrimoine professionnel), puis en soustrayant les dettes (crédits, etc.) du total. 

Ce bilan peut être réalisé grâce à l’un des nombreux logiciels disponibles en ligne ou par un notaire, solution la plus sûre. Une fois que l’on connaît le montant de l’actif à léguer, il est possible d’optimiser sa transmission.

- 2 : Donner avec un élastique. Plusieurs dispositifs permettent de transmettre des biens de son vivant afin de diminuer le montant des droits de mutation. Bien que la situation sanitaire change la donne, mieux vaut éviter de se déposséder trop tôt. Ou à tout le moins, prendre des précautions pour être capable d’affronter un coup dur.

Bon à savoir

Si l’on recourt à une donation, il faut privilégier le démembrement. Il permet au donateur de conserver l’usufruit (jouissance) des biens transmis. Si c’est un compte-titre qui est transmis, autant le faire en quasi-usufruit. Cette précaution permettra au donateur usufruitier de disposer de droits supplémentaires en matière de gestion et d’arbitrage.

- 3 : rédiger son testament et répartir la quotité disponible. La loi désigne des héritiers prioritaires, en commençant par les enfants. Ceux-ci disposent d’une réserve héréditaire, c’est à dire d’une fraction des biens qui leur est due, par exemple 50% de la succession avec un enfant, les 2/3 avec deux enfants, etc. Le conjoint survivant prend aussi place parmi les héritiers réservataires dans les successions ouvertes depuis le 1er juillet 2007.

Au-delà de cette réserve, les capitaux (quotité disponible) peuvent être transmis librement. Rédiger son testament permet de répartir cette quotité en évitant de futures bisbilles, fréquentes, entre les héritiers.

4 – Ouvrir un contrat d’assurance vie, de préférence avant 70 ans. Cette formule permet de transmettre 152.500 euros par bénéficiaire (30.500 euros après 70 ans) en court-circuitant les droits de succession. Par ailleurs, à condition que le montant des primes ne soit pas disproportionné, les capitaux issus d’un contrat d’assurance-vie échappent à la « réserve héréditaire ». Il est donc possible de transmettre un capital à la personne de son choix, indépendamment des liens de parenté.

5 - Rassembler les papiers essentiels. Pour obtenir les autorisations d’inhumation (ou d’incinération) et enclencher la succession, les héritiers devront fournir rapidement au notaire une liasse de justificatifs. 

Bon à savoir

Pour leur simplifier la vie et éviter des pénalités, il est préférable de rassembler et de mettre en ordre ces documents :  papiers d'identité, titres de propriété (contrats d’assurance vie, etc.), biens divers (bijoux, etc.) puis de prévenir une personne de confiance qui saura où trouver cet inventaire en cas de décès. 

Enfin, si l’on a souscrit une assurance-inhumation, de prévenir une personne de confiance de son existence est une garantie de sérénité.

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Retraite : comment liquider son épargne d’entreprise

Récupérer les sommes travaillant au titre de l’épargne salariale requiert quelques précautions si l’on veut éviter de perdre de l’argent.

L’épargne salariale englobe la participation et l’intéressement. Si elles n’ont pas été perçues directement, les sommes issues de ce dispositif sont généralement versées sur un Plan d’Epargne Entreprise (PEE) ou un Plan d’Epargne pour la retraite Collectif (Perco)

Lorsqu’ils partent à la retraite, la plupart des salariés récupèrent l’épargne accumulée dans ces oasis fiscales. Une jolie cagnotte puisque selon les derniers chiffres de l’Association française de gestion (AFG), elle représente environ 14.000 euros par bénéficiaire (2019).

Récupérer les fonds capitalisés sur un PEE

Lors du départ à la retraite, le salarié peut débloquer tout ou partie de l’épargne placée sur un PEE. En pratique, 3 mois avant de quitter la vie active, il faut adresser un courrier à l’établissement gérant le Plan avec les justificatifs spécifiant la date de départ effective en retraite. 

La demande s’effectue à travers d’un compte en ligne ou un formulaire de remboursement dédié. Le déblocage des fonds intervient dans les 5 jours. L’épargne récupérée sous forme de capital échappe à l’impôt sur le revenu si elle est restée gelée au moins 5 ans. En revanche, elle est assujettie aux prélèvements sociaux (17,2%).

Bon à savoir

Attention : la liquidation des avoirs figurant sur un PEE n’entraîne pas la clôture automatique du plan. Cette fermeture est à demander, car, sinon, les frais continuent à courir même si le plan est vidé de son contenu.

Récupérer les fonds capitalisés sur un Perco

Le plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco) a été remplacé par les nouveaux plan d'épargne retraite (PER) depuis le 1er octobre 2019. Toutefois, s’il n’a pas été pas transformé en PER collectif, les salariés peuvent continuer à alimenter leur Perco. 

Les sommes bloquées sur un Perco sont liquidables lorsqu’un salarié prend sa retraite. Il peut alors débloquer tout ou partie du capital accumulé. Comme avec le PEE, les gains sont libres d’impôts, mais soumis aux prélèvements sociaux. 

Existe aussi une possibilité de sortie du Perco sous forme de rente viagère à titre onéreux. Cette solution n’est pas fameuse : une fraction de la rente sera taxée à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, en fonction de l’âge du retraité. Par exemple, entre 60 et 69 ans, la fraction de la rente imposée est de 40%. Une sorte en capital est donc plus avantageuse.

Epargne salariale après un départ à la retraite

Beaucoup l’ignore : s’il n’a pas besoin de récupérer son capital, un retraité peut conserver son PEE pour continuer à bénéficier de l’exonération d’impôts sur le revenu.

Trois bémols : c’est à lui qu’il appartiendra de régler les frais de tenue de compte qui étaient auparavant pris en charge par l’employeur. Les abondements (aide financière complémentaire de l'entreprise versée aux salariés) sont interdits. Enfin, les nouveaux versements devront rester geler 5 ans avant d’échapper à l’impôt (revenu + plus-values). Aucune possibilité de sortie anticipée n’est possible. 

Dans le cadre du Perco, la donne est identique. Contrairement, au PEE, les versements effectués sur un Perco peuvent en revanche être débloqués à tout moment sans malus fiscal.

soldes

Seniors : quelles réductions bénéficier dans les transports, musée… ?

La retraite permet d’avoir plus de temps libre, mais les revenus sont, à l’inverse, moins importants. Heureusement, des réductions s’appliquent à partir de 60 ans et permettent de rester actifs à moindre coût.

Les aides pour les transports

Beaucoup de régies de transport proposent des réductions pour les seniors. C’est le cas de la SNCF pour les trains. Elle propose aux personnes âgées de plus de 60 ans la carte Avantage Senior. Valable un an à partir d’une date que vous choisissez, elle coûte 49 euros, même si des opérations promotionnelles temporaires peuvent faire baisser les prix. Elle permet de bénéficier de 30 % de réduction tous les jours sur tous les trajets TGV Inoui, les Intercités ou certains TER.

Les transports en commun locaux proposent généralement des tarifs plus avantageux pour les seniors, souvent deux fois moins chers. Toutefois, les conditions et réductions dépendent de chaque collectivité et il faut se renseigner directement auprès de l’organisme en charge du transport.

Par exemple, à Paris, le Pass Paris Senior Access' permet de se déplacer gratuitement sur tout le réseau Île-de-France. Mais il faut avoir 65 ans, résider à Paris depuis au moins trois ans et que le barème de l’imposition sur le revenu du foyer fiscal soit inférieur ou égal à 2 028 €.

La logique s’applique aussi pour des trajets plus loin et au-dessus des routes.  En effet, les compagnies aériennes proposent aussi des offres destinées aux seniors. La carte Senior Air France, qui coûte 59 € par an pour les plus de 65 ans, permet d’obtenir des réductions sur tous les trajets en France métropolitaine, ou encore la possibilité d’avoir un bagage en soute.

Les aides pour les loisirs

Proche de chez soi, il est fréquent de pouvoir profiter de réductions pour faire du sport. Les piscines proposent le plus souvent des tarifs réduits en fonction de l’âge, pour l’entrée ou des activités. Certaines collectivités favorisent aussi le sport pour les plus de 65 ans.  Par exemple, le Paris Sport Seniors dans la capitale permet de bénéficier gratuitement et à l’année d’un créneau hebdomadaire pour pratiquer une activité sportive, de la marche sportive au tennis, en passant par le badminton. Des dispositifs existent aussi à Lille, ou à Bordeaux avec des réductions, par exemple.

Les activités culturelles sont aussi concernées. La plupart des cinémas offrent des réductions pour une séance pour les seniors.  Les grandes métropoles proposent aussi des offres adaptées aux seniors. Par exemple, la ville de Lyon propose une carte gratuite au plus de 65 ans, qui permet d’accéder à des évènements en accueil privilégié, en entrée libre, ou à un tarif préférentiel.

Le site reduc-seniors permet aussi d’obtenir des réductions sur une série de sorties et d’évènements partout en France. Pour y prétendre, il faut avoir au moins 55 ans et payer une carte annuelle de 49 euros, qui est valable pour une personne seule comme pour un couple. Il est possible de regarder avant de s’abonner les réductions proposées, pour voir si certaines sont proches de son domicile.  

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Comment placer son argent après 60 ans ?

Au-delà de 60 ans, une majorité d’investisseurs cherchent un placement permettant d’arrondir leurs pensions de retraite et limitant l’abrasion fiscale en cas de décès.

Nul ne l’ignore, le passage à la retraite est synonyme de perte de pouvoir d’achat. Après avoir quitté la vie active, la majorité des investisseurs poursuivent généralement  2 objectifs : placer leurs liquidités afin de se procurer des revenus d’appoint et commencer à préparer leur transmission afin de limiter le montant des droits de succession.

Le mieux est de commencer par faire la balance entre ce que l’on doit et ce que l’on possède. Puis de répartir les disponibilités entre ce qui est nécessaire pour vivre et le surplus que l’on souhaite transmettre de son vivant ou après son décès.

Placer son argent pour se procurer des rentes

Immobiliser une partie de son capital pour compléter sa pension est une option gagnante à condition de sélectionner des placements sûrs. Certes, à 60 ans, l’espérance de vie moyenne est de 27,5 ans pour une femme et 23,2 ans pour un homme. Mais, si avant 60 ans, on peut prendre tous les risques, après cet âge, mieux vaut les limiter. Le niveau des taux d’intérêt pèse sur le rendement des placements sécurisés traditionnels, comme les Sicav obligataires ou les fonds en euros de l’assurance vie (1,5% de moyenne en 2019). A 60 ans, on peut encore consacrer 40% de l’épargne placée sur une assurance vie à des Unités de Compte (sicav actions, etc.) offensives, afin de capter un zest de rendement. A 70 ans, on ramènera cette proportion à 20%, puis à 0 au-delà de 80 ans.

Si l’on détient déjà un contrat d’assurance vie ou un PEA de plus de 8 ans, une sortie en rente aide à un trouver un pouvoir d’achat. Inconvénient : le capital constitué devient la propriété de l’assureur. En contrepartie, celui-ci garantit le versement d’une pension à vie, avec possibilité de réversion sur le conjoint survivant. Fiscalement, la rente issue d'un PEA est exonérée d'impôts. Celle issue de l’assurance vie est imposée pour partie (40% entre 60 et 69 ans).

Les investisseurs réfractaires à une sortie en rente, pourront procéder à des rachats partiels. Au-delà de 8 ans, ils sont taxés à 7,5% (+ prélèvements sociaux) si l’actif du contrat est inférieur à 150.000 euros (12,8% au-delà). Quant à vouloir investir dans des SCPI autant le faire à travers un contrat d’assurance-vie, car les frais sont moindres et la fiscalité plus avantageuse qu’avec un achat direct. Les taux de rendement moyens des SCPI sont d’environ 4 %.

Placer de l’argent afin de le transmettre de son vivant

Contrairement à l’assurance vie, les contrats de capitalisation sont un outil de donation idéal. Ils permettent de placer des liquidités et de les transmettre de son vivant en profitant des avantages fiscaux du droit commun. Il est ainsi possible de donner jusqu’à 100.000 euros à chacun de ses enfants en franchise d’impôts une fois tous les 15 ans (31.865 euros, pour les grands-parents).

Le contrat de capitalisation peut aussi être démembré : en ce cas, le donateur (parent, grand-parent) perçoit les intérêts produits par le contrat (usufruit) tout en cédant sa nue-propriété. Après le décès, le donataire récupèrera la pleine-propriété du contrat (usufruit + nue-propriété) sans droits de succession.

Placer de l’argent afin de le transmettre après son décès

L’assurance reste le meilleur outil de transmission patrimoniale : les capitaux profitent d’un abattement de 152.500 euros par bénéficiaire, puis d’une taxation de 20% entre 152.501 et 852.500 euros (31,25% au-delà).

Avec les contrats vie-génération en unités de compte, le régime fiscal est plus favorable en cas de dénouement par décès puisque qu’un abattement d'assiette de 20% est applicable sur la part transmise avant l'abattement de 152.500 €. Revers de la médaille, investis au moins à 33% dans le financement des PME-ETI, le logement social ou l'économie sociale et solidaire, ces contrats ne garantissent pas le capital investi. Ils sont donc réservés à un strict usage de diversification.

Autre placement de nature à intéresser les tempes grises, les Groupements Fonciers Forestiers sont, à certaines conditions, exonérés d’impôt sur la Fortune Immobilière et de droits de mutation à concurrence des ¾ de leur valeur si les parts ont été détenues depuis plus de 2 ans par le défunt (ou le donateur).

viager hypothécaire

Qu’est-ce que le prêt viager hypothécaire ?

Le prêt viager hypothécaire est une solution peu connue des seniors. Il permet d'emprunter une somme d'argent en contrepartie d'une hypothèque sur un bien immobilier. Il est toutefois différent à la fois de la vente en viager et de l'hypothèque.

La loi définit le prêt viager hypothécaire comme « un contrat par lequel un établissement de crédit ou un établissement financier consent à une personne physique un prêt (…), garanti par une hypothèque constituée sur un bien immobilier de l’emprunteur à usage exclusif d’habitation ». De plus, « le remboursement ne peut être exigé qu’au décès de l’emprunteur ou lors de l’aliénation ou du démembrement de la propriété s’ils surviennent avant le décès. » Ce dispositif a été créé en 2006.

Concrètement, une banque accorde un prêt à une personne. Ce prêt est garanti par une propriété de celle-ci. Cela peut être la résidence principale, secondaire, ou même un bien qu’elle loue. La banque ou l’organisme de crédit ne peuvent demander le remboursement de ce prêt seulement après le décès de l’emprunteur ou du démembrement de la propriété. Depuis une révision en 2015, il est toutefois possible de prévoir un remboursement périodique des intérêts avant ces situations.

Pendant tout le temps du crédit, l’emprunteur reste propriétaire du bien. Cependant, comme la propriété est la garantie du contrat, le banquier peut s’assurer de son bon état d’entretien et de conservation. Si l’entretien n’est pas bon, le prêteur peut demander un remboursement anticipé.

Pas de risques pour les héritiers

L’emprunteur peut utiliser la somme empruntée pour tout projet personnel mais pas pour un but professionnel. Aucune condition de ressources n’est attendue, ni de dossier médical à remplir.  Ainsi, « En pratique, ce système de prêt viager hypothécaire est notamment destiné aux personnes âgées, propriétaires d’un bien immobilier, disposant de revenus insuffisants, et/ou souhaitant obtenir un capital pour financer un projet » comme un voyage ou des travaux, indique le site des notaires de France. Le contrat de prêt doit en effet être notarié puisqu’il y a affectation hypothécaire.

Lors de la conclusion du contrat, la banque fixe le montant maximal du prêt en fonction de trois critères : la valeur du bien expertisé, l’âge et le sexe de l’emprunteur. Le montant du prêt est limité à une partie de la valeur du bien. Les banques restent assez frileuses : pour assurer la rentabilité du prêt viager hypothécaire, les banques fixent les frais d’ouverture des dossiers souvent de 5 à 8,5 % du montant du prêt. Le taux du prêt est d’environ 8 %.

Bon à savoir

Le remboursement se fait initialement au décès de l’emprunteur. Le prêteur est libre de vendre le bien. Si la somme du montant de la vente et des intérêts est supérieure aux sommes déjà versées à l'emprunteur, les héritiers pourront toucher la différence.  Dans le cas contraire, les héritiers n'auront rien à payer. En revanche, si les héritiers veulent garder le bien, ils devront régler la dette de l'emprunteur.

Malgré les tentatives pour l’étendre, le prêt viager hypothécaire reste un « marché de niche » selon un rapport de l’Ademe en 2017, alors qu’il pourrait permettre de financer des travaux, notamment énergétique.

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