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S’inscrire dans une formation éligible au CPF

Formation diplômante, reconversion professionnelle… Vous avez enfin trouvé le cursus qui vous convient et souhaitez finaliser votre inscription ? Un certain nombre de démarches s’imposent pour valider votre dossier.

L’inscription à une formation professionnelle s’effectue par étapes. Pour être acceptée, votre demande doit d’abord être validée auprès du centre de formation avant d’être rattachée à votre CPF.

Rattacher sa formation à son CPF

Chaque salarié dispose d’un compte CPF (Compte Personnel de Formation) qui lui permet d’accéder tout au long de sa vie active à une formation éligible.  Le CPF permet d’ouvrir des droits à hauteur de 500 euros par an, plafonnés à 5 000 euros. Ces droits sont activables à tout moment de la vie professionnelle.

Le rattachement d’une formation à son compte CPF s’effectue en plusieurs étapes :

  • Se rendre sur son compte CPF en ligne.
  • Remplir le formulaire d’inscription et saisir les informations demandées (identité, numéro de sécurité sociale, diplômes obtenus, etc.) avant de valider.
  • Un mail de confirmation est envoyé. Il permet d’accéder à son profil directement. Il est alors possible de modifier des informations.
  • Vérifier que la formation désirée est éligible dans la liste disponible.
  • Il faut alors remplir le dossier de formation en ligne et l’envoyer à l’organisme avant de faire valoir ses droits.

Finaliser son dossier de formation

Vous avez trouvé une formation qui vous convient et souhaitez vous inscrire ? Vous allez devoir remplir un dossier à remettre au centre de formation afin de savoir si vous êtes éligible. Un formulaire d’inscription est généralement disponible en ligne. Il s’agit de le remplir avec attention et de fournir à l’organisme tous les documents demandés. A réception, le centre dispose d’un délai pour vous faire parvenir sa réponse.

 

  • Votre demande est acceptée : l’organisme de formation valide votre inscription.

 Il est parfois possible que des modifications ou des pièces complémentaires soient attendues. Veillez à vérifier les dates de retour qui vous sont accordées pour finaliser votre dossier afin que votre demande ne soit pas annulée. Après l’acceptation de votre dossier, vous disposez encore d’un délai à respecter pour vous acquitter du règlement. Lorsque votre inscription est définitivement validée, votre dossier est mis à jour et vos droits de formation sont réservés.

  • Votre demande est refusée. Cela peut être le cas si vous ne recevez pas de réponse du centre de formation dans les délais prévus. Le plus souvent, la réponse négative vous est envoyée par mail ou par courrier. N’hésitez pas à contacter l’établissement formateur pour connaître les raisons du refus.

Pensez à prévenir votre employeur de vos projets de formation. Si vous choisissez de faire votre formation sur votre temps de travail, vous devez disposer de son accord avant de vous lancer. Vous pourrez également être accompagné par votre entreprise dans vos démarches.

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formation

Une hausse d’entrée en formation record pour les demandeurs d’emploi

L’année 2020 aura été salutaire pour la formation des demandeurs d’emploi avec un pourcentage d’entrées en formation de plus de 43 % par rapport à l’année précédente. Un succès largement expliqué par la réforme du Compte personnel de formation (CFP), activable de manière autonome par les candidats.

Selon la publication Statistiques, études et évaluations de septembre 2021 réalisée par Pôle emploi, le pourcentage d’entrée en formation des demandeurs d’emploi a explosé au dernier trimestre 2020 avec une augmentation historique de plus de  43,9% sur un an. Un chiffre record qui se mesure essentiellement au quatrième trimestre de l’année après la refonte du CFP.

Les effets du CFP autonome

Selon les chiffres de 2020 publiés par le Pôle emploi, 49 % des personnes entrées en formation dans l’année sont des demandeurs d’emploi faiblement qualifiés, soit une baisse de trois points par rapport à 2019. Le nombre de chômeurs de longue durée qui accèdent à la formation diminue également d’un point par rapport à l’année précédente, ainsi que la part des moins de 26 ans, qui constitue un quart des stagiaires. Ces modifications des profils se justifient par la refonte des formations CFP désormais en accès autonome et facilement utilisable par les candidats à partir de leur compte.Pôle emploi remarque d’ailleurs qu’en 2020 , les recours aux dispositifs de formation financés par ses services ont baissé de façon conséquente ainsi que les demandes d’aides individuelles à la formation (AIF), dont la part est désormais divisée par trois par rapport à 2019.

Les profils évoluent

Selon les chiffres publiés par Pôle emploi, en 2020, 307 300 formations ont été financées intégralement via l’application Mon compte formation. Un nouvel usage boosté par la crise sanitaire qui induit :

  • Des formations plus certifiantes (42% de l’ensemble des entrées en formation) et qui traduisent une volonté de perfectionnement et d’élargissement des compétences.
  • Des bénéficiaires plus qualifiés et moins éloignés de l’emploi avec seulement 12% de demandeurs d’emploi de longue durée.
  • Des demandeurs masculins plus nombreux : 56% d’entre eux mobilisent leur CFP.
  • Des candidats majoritairement âgés entre 26 et 49 ans à utiliser leur CFP par rapport au public des formations hors du dispositif.

Des formations plus courtes

En 2020, certains secteurs d’activité ont la côte et drainent de nombreuses entrées en formation. C’est le cas du transport (13%), du développement personnel et professionnel (13%), des langues (7%), de la manutention (7%), de la direction d’entreprise (6%) et du domaine de la santé et du sanitaire (4%), qui sont les formations les plus longues dans le temps.

Dans les autres domaines, en revanche, la durée des formations est courte avec une moyenne de  94 heures, en relation avec le développement des formations financées par le CPF. En contrepartie, la durée des formations AIF et AFC est en hausse avec respectivement plus de 75 heures et plus de 119 heures par cursus.

Sandrine.Y

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Formation à distance, un choix avantageux

En plein essor depuis plusieurs années et particulièrement depuis la pandémie du Covid 19, la formation à distance offre la possibilité de se former ou de se reconvertir depuis son domicile. Facilement accessibles à tous les publics, les cours en distanciel exigent toutefois une grande autonomie.

Visioconférence, chat, cours en ligne, exercices corrigés et suivi par mail… Le distanciel permet d’accéder à toutes sortes de formations diplômantes et professionnelles par le biais d’un ordinateur ou d’une tablette connectés à Internet. Relancée pendant la crise sanitaire, cette méthode a convaincu et ses adeptes sont de plus en plus nombreux.

Des multiples avantages

Reprendre des études, se perfectionner dans sa branche ou changer d’orientation professionnelle, la formation à distance permet à un large public d’accéder à un enseignement de qualité sans bouger de chez soi. Mais ses avantages ne s’arrêtent pas là, les formations en distanciel sont appréciées également pour : Faire gagner du temps sur les déplacements jusqu’au lieu de formation. Être accessible à tous les publics, quel que soit le niveau scolaire, le lieu de résidence, le handicap ou la situation professionnelle de la personne. Permettre de travailler quand on le souhaite et à son rythme, après une journée de travail ou encore pendant le week-end. En effet, grâce au distanciel, les candidats peuvent facilement se former sans devoir interrompre leur activité professionnelle. Obtenir un diplôme ou se former à un nouveau métier sans devoir déménager lorsque la formation désirée n’existe pas près de chez soi. Pouvoir être prise en charge par son entreprise ou par un organisme public. Travailler sans stress depuis son domicile et bénéficier d’un suivi personnalisé en lien avec l’organisme de formation.

Un cursus encadré

Dispensées par des organismes privés ou publics, les formations à distance assurent des cours toute l’année et sont accessibles à n’importe quel moment de la journée. Les étudiants accèdent au contenu par l’intermédiaire d’Internet. Les cours peuvent être en ligne, envoyés sous forme de PDF ou par mail ou encore donnés en visio.

Certains organismes proposent des bilans d’orientation gratuits afin de proposer aux candidats un cursus réellement adapté à leur niveau. La plupart des établissements proposent également à leurs étudiants également possible d’accéder à un stage au sein d’une entreprise facilitant ainsi leur insertion professionnelle.

Des formations reconnue par l’État

Il est toujours préférable d’opter pour des formations et des diplômes reconnus par l’État. Pour savoir si l’organisme de formation est certifié, il est nécessaire de consulter l’annuaire du ministère de l’éducation nationale.

Les principaux organismes de formations reconnus par l’État

  • CNED : Centre National d’Éducation à distance
  • CNFDI : Centre National Privé de Formation à distance 
  • EDUCATEL : établissement privé de formation à distance.
  • E. Learnissimo : cours de langue via le web

Sandrine.Y

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formation

Favoriser la formation tout au long de la vie

Publié le 15 juin 2021, le dernier rapport de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) insiste sur l’importance de se former tout au long de sa vie, notamment dans un contexte de crise.

Présenté au public par M. Mathias Cormann, secrétaire général de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) , le cinquième rapport OCDE « Perspectives sur les compétences 2021 – Se former pour la vie », publié le 15 juin insiste sur le rôle fondamental de la formation à chaque étape de la vie pour lutter contre les inégalités et résister aux chocs.

Un monde en évolution

Le dernier rapport de l’OCDE revient sur la crise sanitaire du Covid 19, qui a profondément transformé la société avec des conséquences lourdes sur l’économie de toute la planète. Il met en évidence quatre enjeux majeurs auxquels la plupart des pays doivent faire face :

  • la transformation numérique, 
  •  la mondialisation, 
  • le vieillissement démographique 
  • le changement climatique.

Ces défis ne peuvent se relever sans des politiques efficaces qui réclament l’activation de compétences nécessaires notamment dans le secteur de l’emploi et de l’équilibre entre l’offre et la demande. Se former pour la vie participe d’une réponse adéquate qui doit se populariser dans tous les pays. En effet, la formation de la population est une clé indispensable non seulement à l’épanouissement des individus mais à la relance de l’économie en période de crise.

La formation contre les inégalités

Lire, savoir manipuler les chiffres et disposer du désir et de l’habitude d’apprendre permettent d’améliorer ses compétences, de pouvoir s’adapter et se reconvertir. C’est pourquoi, l’accompagnement à la formation doit s’inscrire dans le long cours, ce que de nombreux pays peinent à mettre en place. Avant la pandémie, seuls quatre adultes sur dix, en moyenne, participaient à une activité de formation dans les pays de l’OCDE et à peine deux personnes sur dix disposaient d’un faible niveau de qualification, alors même qu’il s’agit du public le plus menacé par l’automatisation et qui a le plus besoin de formation. Le rapport souligne également l’inégalité entre les sexes dans l’accès aux formations, les femmes indiquant ne pas pouvoir se former en raison de leurs obligations familiales. Des situations auxquelles les pouvoirs publics doivent répondre en garantissant des formations abordables et accessibles à tous, en particulier à ceux les plus écartés de la société.

Des mesures pour la formation 

Le rapport contient un certain nombre de recommandations concrètes pour développer l’apprentissage tout au long de la vie afin de s’adapter aux changements et aux crises :

  • Placer les apprenants au cœur du dispositif d’apprentissage, par une offre diversifiée de manière à répondre à des besoins différents tout en maintenant une qualité élevée.
  • Valoriser la technologie sans sous-estimer son incidence sur les inégalités qui existent en matière de compétences et sans en susciter de nouvelles
  • Mettre en place des mécanismes de coordination et créer des systèmes de gestion de la connaissance et de partage de l’information.
  • Améliorer les procédures de reconnaissance et de validation des qualifications pour une meilleure visibilité et une meilleure transférabilité des compétences acquises dans le cadre de programmes de formation des adultes.

SY

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formation

Démission : quelles démarches (auprès de sa RH) pour se reconvertir ?

Vous souhaitez quitter votre employeur pour changer d’emploi ou monter votre propre projet ? Cette décision ne se prend pas à la légère et mérite préparation et réflexion. Toutefois, démissionner pour changer de parcours professionnel est une démarche encadrée par des lois qui protègent le salarié. Avant de vous lancer, n'hésitez pas à contacter le RH de votre entreprise afin d’évaluer vos droits.

La décision de changer d’emploi ne se prend pas à la légère surtout lorsque cela implique de démissionner. Consulter le RH de son entreprise va permettre de faire un point sur ses droits et ses aides potentielles et de négocier une rupture conventionnelle. Il est important, en effet, de ne pas agir seul et de bénéficier de conseils et d’appuis afin de bien préparer son projet.

Bénéficier d’un suivi personnalisé

Vous souhaitez changer d’univers professionnel et vous reconvertir ? Vous pouvez rencontrer un Conseil en évolution professionnelle. Ce dispositif d'accompagnement gratuit et personnalisé va vous permettre d’effectuer un bilan sur votre carrière et d’organiser un plan de reconversion. Une vue d’ensemble sera proposée pour étudier les solutions de viabilité du projet professionnel, d’en mesurer les risques et les aspects et de respecter les étapes pour le mettre en place.La consultation de votre compte personnel de formation (CPF) peut également vous aider à financer un bilan de compétence pour affiner votre projet professionnel.

Percevoir le chômage suite à une démission

Depuis 2019, la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » donne la possibilité au salarié qui souhaite démissionner pour se reconvertir de percevoir une allocation de chômage à condition : 

  • de justifier d’au moins 5 ans d’ancienneté dans la même entreprise réalisés chez un ou plusieurs employeurs, à l’exclusion des congés sans solde ou sabbatiques et des périodes de disponibilité,
  • de recourir à un conseil en évolution professionnelle avant de donner sa démission,
  • de faire valider le sérieux de son projet de reconversion par une commission paritaire régionale.

Le demandeur dispose alors de 6 mois pour s’inscrire à Pôle emploi et démarrer sa formation ou son activité pour pouvoir être indemnisé.

Négocier une rupture conventionnelle

En accord avec le RH de son entreprise, une rupture conventionnelle permet à un salarié et à son employeur de rompre à l’amiable le contrat de travail qui les lie.

Ce dispositif donne droit au salarié de percevoir une indemnité de rupture et lui donne la possibilité de bénéficier d’allocations de chômage. Toutefois, poser sa démission n’est pas obligatoire pour se reconvertir et ne doit intervenir qu’à l’issue d’un processus de transition.

Les étapes de la reconversion 

1. Vérifier de remplir toutes les conditions pour bénéficier de l'allocation chômage

2. Élaborer son projet

3. Valider son projet

4. S’inscrire à Pôle emploi

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Témoignage

« S’adapter au distanciel n’a pas toujours été facile ! »

En octobre 2020, Franck, en reconversion professionnelle s’engage dans une formation d’enseignant musicien. Mais suite aux mesures sanitaires liées à la pandémie de Covid 19, une grande partie des cours va s’effectuer en distanciel. Une expérience inattendue, qui oblige Frank a une mise à niveau en informatique pour pouvoir travailler depuis son domicile.

Âgé de 49 ans, Franck décide de se reconvertir et de quitter l’univers du bâtiment pour celui de la musique. Il s’engage alors, en octobre dernier, dans une formation d’enseignant musicien qui doit durer plusieurs mois. Mais très rapidement le second confinement fait basculer le cursus en distanciel.

Zest : Pourquoi avez-vous décidé de changer de profession ? Franck : Ma carrière passée dans le bâtiment s’est soldée par un burn out. J’étais épuisé physiquement et psychologiquement et un matin, je n’ai plus pu aller travailler… J’ai traversé des semaines difficiles qui m’ont conduit à une longue réflexion sur le sens que je voulais donner à ma vie. Alors je me suis dit « je lâche prise et j’avance » … C’est ainsi que j’ai décidé de me faire plaisir et de poursuivre mon chemin dans la musique qui est depuis longtemps ma passion.

Zest : Comment avez-vous trouvé votre formation ? Franck : J’ai cherché seul parmi toutes les formations dans le domaine de la musique celle qui pouvait le mieux me convenir, jusqu’à ce que je découvre le cursus d’enseignant musicien dispensé par le CFPM de Marseille. J’ai rempli un dossier qui a été validé par l’établissement puis contacté par Pôle emploi pour les démarches de financement.

Zest : Avez-vous obtenu facilement un financement ? Franck : Non, dans un premier temps, c’est le conseiller du Pôle emploi qui s’est occupé de remplir les demandes mais le financement m’a été refusé. Mais en raison du Covid, ma formation est devenue éligible au CFP (Compte de formation professionnelle). J’ai donc effectué une demande d’abondement en me connectant sur mon compte via Internet et ma formation a pu être complètement prise en charge grâce à mes droits à la formation. La réponse a été rapide, à peine deux semaines !

Zest : Comment se sont déroulés les mois de formation ? Franck : Nous avons débuté le cursus en présentiel début octobre, mais un mois plus tard, suite au confinement, les cours ont été poursuivis à distance. Seules quelques heures ont pu avoir lieu dans l’établissement. Le gros des cours a eu lieu sur Skype en visio et par chat. Cela a été une période compliquée car ni les professeurs, ni les élèves n’étaient préparés à cela et certains ont abandonné les cours. Suivre une formation de musique à distance n’est pas évident car le contenu s’y prête peu.  Personnellement, c’est surtout le manque d’échanges qui m’a le plus perturbé.

Zest : Avez-vous pu vous adapter rapidement au distanciel ? Franck : Il a fallu le faire, mais cela n’a pas été facile ! Je ne disposais pas des compétences nécessaires en informatique pour réaliser des exposés et des tableaux. J’ai dû me faire aider par des amis qui m’ont expliqué comment être efficace rapidement sur un ordinateur.  Mais cette expérience m’a enrichie et j’ai pu valider mon année. J’espère d’ailleurs pouvoir suivre à la rentrée prochaine un second cursus de formation.

Propos recueillis par Sandrine Y.

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Formation à distance

Formation à distance : rendre des cours attractifs pour éviter le décrochage

Devenus incontournables depuis la crise sanitaire, les cours en distanciel font appel à des techniques spécifiques pour rester attractifs et pertinents. Adapter les contenus, être à l’écoute, choisir les bons outils, assurer un suivi et rendre les cours dynamiques sont indispensables pour éviter le décrochage des étudiants.

La pandémie de Covid 19 a rendu les classes virtuelles indispensables au monde de la formation, obligeant les établissements, les enseignants et les élèves à s’adapter dans l’urgence. Mais animer une formation à distance et digitaliser des contenus requièrent un certain nombre de contraintes pour que les cours conservent tout leur intérêt. 

Des outils adaptés 

La formation à distance a profondément bousculé la façon d’enseigner et d’apprendre. C’est en effet depuis son domicile que chacun se connecte pour que le groupe prenne corps. Disposer d’un ordinateur ou d’une tablette est donc devenu la base pour participer à un cours. Mais  les niveaux numériques des individus sont tous différents et certains outils peuvent se révéler trop compliqués à l’usage. Le formateur doit donc s’assurer que les outils choisis correspondent au besoin de la formation, qu’ils ne soient pas trop nombreux et que tous les participants soient en mesure de les utiliser.

Un contenu dynamique

Suivre des cours à distance peut rapidement devenir fastidieux depuis son domicile, privé d’interaction avec les élèves et les enseignants. Pour rester attractif, un cours à distance ne doit pas devenir la lecture d’un cours en présentiel. L’enseignant doit ainsi se montrer créatif et varier ses activités afin de mobiliser l’intérêt de ses élèves et les faire réagir. Il est également essentiel  de continuer à faire intervenir les élèves à distance afin de préserver une dynamique de groupe et toujours de vérifier régulièrement que les consignes sont claires et bien comprises.

Assurer un suivi

Pour que le groupe soit homogène et que les candidats restent impliqués, il faut s’assurer :

  • D’un nombre juste de participants qui doivent pouvoir s’identifier à distance et interagir entre eux et avec le formateur. 
  •  A maintenir un lien permanent et personnalisé avec les candidats de sorte qu’aucun d’entre eux ne se sente isolé.
  • A assurer un suivi pédagogique et à prendre en compte les freins et les difficultés de chacun.

La formation à distance en chiffre

Suite à la crise sanitaire, les offres de formations qui souhaitent basculer vers du 100% à distance ont quasiment été multipliées par 2 en 1 an.

Les organismes de formation sont 3 fois plus nombreux à vouloir augmenter la part de leur catalogue proposant des dispositifs 100% à distance, même si la situation sanitaire revient à la normale. 

La classe virtuelle est jugée efficace à hauteur de 85% (contre 82,7% l’an passé).

Source : https://www.defi-metiers.fr/sites/default/files/users/225/istf.pdf

Sandrine.y

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formation

Senior actif : les freins à la reconversion

A partir de 45 ans, le projet de changer de carrière et de quitter son entreprise pour se reconvertir peut rencontrer des freins multiples. Le manque de confiance en soi, mais également une mauvaise communication avec son DRH ou encore des difficultés à trouver un financement peuvent nuire à la motivation

Nombreux sont les seniors qui envisagent de changer d’emploi. Changer de secteur professionnel, monter son entreprise…  Généralement ce désir est la conséquence d’une longue réflexion et du souhait de réaliser un projet qui tient à cœur pour la dernière partie de sa carrière. 

Toutefois, peu de seniors passent à l’acte en raison d’un mauvais accompagnement qui attaque la confiance en ses capacités à évoluer.

Une confiance en soi émoussée

Craindre de ne pas y arriver, de manquer d’argent, de ne pas être soutenu… Le manque de confiance en soi peut vite venir à bout des meilleures intentions si la personne n’est pas soutenue, dans un contexte sanitaire peu rassurant. Mais être sûr de soi et de son projet ne va pas forcément de soi. Pour se lancer, un salarié à besoin d’écoute et d’accompagnement auprès d’interlocuteurs bienveillants et objectifs.

Il ne s’agit ni de dévaluer, ni de surévaluer un projet et celui qui le porte mais de donner les ressources qui vont contribuer à réussir . Une formation adaptée peut ainsi consolider un désir d’évolution professionnelle auprès d’un senior en questionnement et incertain de sa capacité à changer de cap.

Des rapports compliqués avec les RH

L’annonce par un senior d’un projet de changement de carrière est parfois mal vécu au sein de l’entreprise et par le DRH, qui ne souhaitent pas perdre un élément rentable. Plusieurs réactions peuvent ainsi geler un projet de mobilité professionnelle :

  • une dévalorisation du salarié et de son projet,
  • une tentative de culpabiliser le salarié pour son départ alors que l’entreprise a besoin de lui,
  • un refus d’accompagnement et d’écoute,
  • une placardisation du porteur de projet.

La rupture entre RH et salariés est fréquente et porte atteinte à l’évolution professionnelle. En effet, un salarié bloqué dans sa demande de formation ou qui se voit refuser un Bilan de compétences va difficilement pouvoir mener à terme sa reconversion. Une attitude positive de la part des RH permet pourtant de renforcer la confiance des salariés dans l’entreprise et contribue à renforcer son image auprès du grand public.

Trouver le financement

Il existe plusieurs moyens de financer un projet de reconversion professionnelle. En fonction du projet et de sa situation professionnelle, le sénior actif peut solliciter son compte CFP afin d’utiliser ses droits à la formation. Il est également possible d’obtenir une aide pour la formation des chefs d’entreprise via l’AGEFICE sous condition d'éligibilité, de bénéficier d’un congé pour créer ou reprendre une entreprise, de solliciter le Pôle emploi, etc.

Mais certains projets réclament de plus gros efforts financiers. C’est le cas dans la création d’entreprise, lorsqu’il s’agit de trouver un local, financer du stock ou de former une équipe… La perspective de ne pas trouver de financement peut mettre en échec la volonté de changement de cap.

Quelques chiffres sur la reconversion des seniors

A quel âge devient-on seniors : l’âge diffère selon les dispositifs. Il peut être de r de 45 ans, de 50 ans ou de 57 ans.

Selon la Dépêche du 26 août 2021: Neuf Français sur dix auraient envie de changer de vie professionnelle, mais  trois fois moins à franchir le cap de la reconversion. 

Le taux de chômage des 55-64 ans est ainsi passé de 4,2% en 2003 à 5,9 % en 2020. Les chômeurs âgés de plus de 55 ans sont particulièrement touchés par le chômage de longue durée.

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Démission : quelles démarches auprès de sa RH pour se reconvertir ?

La décision de changer d’emploi ne se prend pas à la légère surtout lorsque cela implique de démissionner. Consulter le RH de son entreprise va permettre de faire un point sur ses droits et ses aides potentielles et de négocier une rupture conventionnelle. Il est important, en effet, de ne pas agir seul et de bénéficier de conseils et d’appuis afin de bien préparer son projet.

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Vous souhaitez changer d’univers professionnel et vous reconvertir ? Vous pouvez rencontrer un Conseil en évolution professionnelle. Ce dispositif d'accompagnement gratuit et personnalisé va vous permettre d’effectuer un bilan sur votre carrière et d’organiser un plan de reconversion. Une vue d’ensemble sera proposée pour étudier les solutions de viabilité du projet professionnel, d’en mesurer les risques et les aspects et de respecter les étapes pour le mettre en place.

La consultation de votre compte personnel de formation (CPF) peut également vous aider à financer un bilan de compétence pour affiner votre projet professionnel.

Percevoir le chômage suite à une démission

Depuis 2019, la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » donne la possibilité au salarié qui souhaite démissionner pour se reconvertir de percevoir une allocation de chômage à condition : 

  • de justifier d’au moins 5 ans d’ancienneté dans la même entreprise réalisés chez un ou plusieurs employeurs, à l’exclusion des congés sans solde ou sabbatiques et des périodes de disponibilité,
  • de recourir à un conseil en évolution professionnelle avant de donner sa démission,
  • de faire valider le sérieux de son projet de reconversion par une commission paritaire régionale.

Le demandeur dispose alors de 6 mois pour s’inscrire à Pôle emploi et démarrer sa formation ou son activité pour pouvoir être indemnisé.

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Papier CPF

Comment se former une fois à la retraite ?

En principe, le CPF (Compte Personnel de Formation) offre aux personnes en activité la possibilité de bénéficier de formations tout au long de leur vie professionnelle. Mais il est également possible, dans certains cas, d'utiliser ce dispositif une fois à la retraite. Explications…

Pouvez vous continuer à bénéficier de vos droits à la formation une fois l'heure de la retraite arrivée ?  En principe "non", puisque le Compte Personnel de Formation s'adresse aux personnes actives âgées de 16 ans et plus. En tant que salarié, dès lors que vous faites valoir vos droits à la retraite, votre Compte Personnel de Formation est clos, les droits qui vont avec également. Sur le papier du moins… Pourquoi ? Parce qu'il existe une possibilité de réouverture de votre CPF avec des droits identiques une fois à la retraite. Comment ? Si vous décidez de reprendre une activité professionnelle après avoir quitté la vie active. Dans ce cas, il vous est donc de nouveau possible de bénéficier de formations grâce à ce dispositif. 

Pensez à vous organiser avant votre départ à la retraite

Pour pouvoir vous former grâce à votre CPF, mieux vaut anticiper. Pour financer la formation de votre choix, mieux vaut effectuer votre demande au plus tard pendant l'année qui précède votre départ à la retraite. Et pour déterminer le montant dont vous disposez sur votre Compte Personnel de Formation, rendez-vous sur le site MonCompteFormation.gouv.fr. Vous y trouverez le montant de votre cagnotte ainsi que les formations éligibles. Lesquelles formations peuvent, selon les cas, être réalisées à distance ou en présentiel. L'application Mon Compte Formation vous permet également de géolocaliser les formations disponibles près de chez vous. Afin de connaître les formations éligibles au CPF n'hésitez pas à vous rendre sur le site MaFormation.fr. La liste de formations auxquelles vous pouvez prétendre s'étoffe régulièrement. Elle est, du reste, quotidiennement mise à jour.

A noter toutefois que depuis le 1er janvier 2019, votre Compte Personnel de Formation n'est plus crédité en heures, mais bien en euros. Objectif de la manœuvre ? Permettre aux salariés, aux demandeurs d'emploi, ou bien aux retraités ayant repris une activité de gagner en lisibilité et de rendre ce dispositif plus clair pour tous. 

Sachez par ailleurs que le montant de votre Compte Personnel de Formation augmente de 500 euros par an pour un salarié à temps complet dans la limite de 5000 euros maximum.

Pensez à basculer du DIF au CPF

Finalement, le CPF peut vous permettre de réaliser de nouveaux projets même au moment de la retraite. N'oubliez pas cependant que pour bénéficier de ce dispositif, vous vous devez d'avoir effectué la bascule de votre Droit Individuel à la Formation (DIF) vers votre CPF avant le 1er juillet 2021. Faute de quoi vous pourriez perdre jusqu'à 1 800 euros de formation. Une fois convertis en euros, vos droits DIF pourront être utilisés quand vous le souhaitez. Vous n’êtes, enfin, pas contraint de les dépenser avant la fin de l'année.

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