emprunt

Emprunter de l’argent après un grave problème de santé

Les assureurs sont très sensibles au « risque aggravé de santé ». En assurance, un « risque aggravé » est un risque qui, statistiquement, a davantage de probabilités de se produire pour l'assuré par rapport aux autres. Un « risque aggravé de santé » est donc la situation d’un état de santé qui réduit l’espérance de vie ou augmente la probabilité que la personne ne devienne en incapacité temporaire de travail ou invalide. Le fait d’avoir eu une maladie grave avant rentre dans cette catégorie

Après un grave problème de santé, il est toutefois toujours possible d’emprunter de l’argent, malgré les réticences des prêteurs. Pour un cancer, il existe depuis 2015 « le droit à l’oubli » : personne n’est obligé de déclarer à l’assureur un précédent cancer, si celui-ci est terminé depuis plus de 10 ans, sans rechute. Pour des cancers diagnostiqués avant 21 ans, le délai tombe à 5 ans.

Les conditions d’assurance ne sont donc pas affectées, que ce soit pour un crédit à la consommation destiné à un achat précis, des emprunts immobiliers et des emprunts professionnels.

Toutefois, il est nécessaire que l’échéance de prêt se termine avant le 71e anniversaire. De plus, les éventuels impacts de la maladie ou des traitements, comme les effets secondaires, doivent être déclarés.

La convention AERAS

Les personnes ne pouvant bénéficier de ce droit à l’oubli peuvent avoir recours à la convention Aeras, (pour « s’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé »).  Elle a été créée en 1991 entre l’État, les professionnels de la banque et de l’assurance et des associations de malades et a été actualisée en 2006 et 2011. Elle est aussi inscrite dans la loi depuis 2007.

Pour les seniors, ce dispositif est notamment utile pour un crédit immobilier. Les deux conditions à remplir sont :

  •         Le contrat arrive à son échéance avant le 71ème anniversaire.
  •         Le montant cumulé des prêts ne dépasse pas 320000 euros pour des acquisitions de résidences secondaires            ou professionnelles, mais le montant exclut les crédits relais pour un prêt sur la résidence principale.

Toutefois, la proposition d’assurance faite par l’assureur, après consultation si besoin d’experts médicaux, peut donner lieu à une exclusion de garantie ou une majoration de tarif. Celle-ci peut toutefois être plafonnée selon vos revenus : le coût de votre assurance ne représentera pas plus de 1,4 point du taux annuel effectif global (TAEG) de votre emprunt.

Bon à savoir

La convention Aeras s’applique également pour certains crédits à la consommation. Mais les conditions sont plus restrictives puisque l’âge au moment du contrat doit être inférieur à 50 ans, que le crédit doit être destiné à un but précis, d’un montant maximum de 17 000 euros et pour une durée maximale de quatre ans. En revanche, il n’a pas de majoration ou d’exclusion de garanties. En cas de litige, il existe la Commission de médiation de la convention AERAS, qui peut faciliter la recherche d’un règlement à l’amiable.

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Retraite

Comment bien gérer sa relation avec son assistant de vie ?

Un assistant de vie permet à des personnes fragilisées ou sensibles de rester plus longtemps à son domicile.

Il peut notamment s’occuper de :

  •         Personnes âgées,
  •         Personnes dépendantes (maladie, convalescence ou enfants),
  •         Personnes handicapées

En 2017, à peine 3 % des assistants de vie aux familles étaient des hommes.

Déterminer précisément les missions

L’assistant de vie intervient ponctuellement ou régulièrement auprès de la personne. Ses tâches visent à faciliter la vie quotidienne de la personne :

il peut s’agir de venir aider une fois par semaine pour les personnes les plus autonomes, à plusieurs fois par jour pour une personne dépendante mais qui veut rester dans sa maison.

Parmi ses missions, elle peut :

  •         S’occuper des activités de vie quotidienne (lever, coucher, toilette)
  •         Faire des activités domestiques : réalisation des courses, aide aux repas, aide- ménagère
  •         Encourager les activités de vie sociale : accompagner la personne à des évènements, la stimuler par des jeux…

L’assistant de vie doit être capable de réévaluer ses actions afin de faciliter l’autonomie de la personne âgée en fonction de ses capacités.

L’assistant de vie doit aussi se coordonner avec le médecin et les infirmiers qui sont en contact avec la personne. Toutefois, ils n’ont pas le droit d’accomplir des actes médicaux qui relèvent des compétences de l’infirmier ou du médecin. Cela concerne aussi des opérations apparemment simples comme changer des pansements.

Cohabiter avec un aidant

Tout d’abord, il est important de s’exprimer en toute transparence avec l’équipe soignante avant le début du soin, et avec les éventuels aidants familiaux. Il faut parler de son ressenti, de son avis sur le travail des auxiliaires et sur les solutions proposées.

Dans le cas d’une personne fortement dépendante, et quand un aidant régulier s’occupe également de la personne, la répartition précise des tâches est encore plus importante : l’assistant de vie peut davantage s’occuper des tâches qui sont perçues comme trop intrusives pour l’aidant, comme la toilette.

Le dialogue entre l’assistant de vie et l’aidant permet aussi de mieux comprendre les besoins de la personne dépendante pour mieux répondre à ses attentes et s’adapter à ses humeurs.

Signer le bon contrat

La plupart des assistants de vie travaillent à temps partiel pour plusieurs personnes, qu’il faut voir tous les jours ou toutes les semaines. Pour trouver la bonne personne, il est possible de l’embaucher directement, de gré à gré : dans ce cas, la personne aidée est aussi l’employeur, et doit donc remplir – elle ou sa famille, toutes les formalités administratives.

Il est aussi possible de recourir à une agence, qui peut proposer plusieurs profils. Toutefois, les choix de la personne et des horaires ne sont pas entièrement au choix de la personne dépendante.

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 résidence autonomie

Services collectifs, prix des loyers… résidence autonomie, quels avantages ?

Si vous n'avez plus forcément envie de rester seul(e) chez vous et que vous avez plus de 60 ans, il existe ce que l'on appelle des résidences autonomie qui, tel que leur nom le suggère, sont réservées aux personnes autonomes et combinent un certain nombre d'avantages.

Les années passant, l'envie de trouver un lieu de vie plus convivial peut se révéler de plus en plus prégnante. En France, il existe des résidences autonomie qui ne sont autres que des logements dédiés aux personnes âgées relativement autonomes (à ne pas confondre avec les résidences services) et qui s'accompagnent de services collectifs. Leur avantage principal réside dans le fait que ces résidences permettent à chaque personne de vivre dans un logement individuel et privatif tout en profitant d'espaces de vie collectifs (restaurants, salles d'animation, etc.).

Des logements construits au cœur des villes

Le plus souvent construites en centre-ville à proximité des commerces, des services et des transports, les résidences autonomie sont faites pour accueillir des personnes seules ou en couple qui souhaitent conserver leur indépendance tout en bénéficiant d'un cadre de vie sécurisé. Pour pouvoir intégrer ce type de structure, il convient d'être âgé d'au moins 60 ans et d'avoir un niveau de perte d'autonomie qui oscille entre GIR 5 et GIR 6.

Un loyer modéré

Autre avantage et pas des moindres : le loyer. L'un des intérêt majeur d'une résidence autonomie tient au fait que les loyers pratiqués se révèlent bien moins élevés que des loyers classiques. Principalement gérées par des structures publiques, les résidences autonomie ont une vocation sociale. Un annuaire vous permettant d'évaluer le coût des loyers est d'ailleurs disponible. Il vous suffit d'indiquer votre numéro de département dans l'encart prévu à cet effet.

Côté facture, celle-ci se décompose le plus souvent ainsi : loyer, charges collectives, frais de restauration et de prestations complémentaires… Tout en sachant qu'en tant que résident vous avez la possibilité de bénéficier d'un certain nombre d'aides cumulables. A commencer par :

L'allocation personnalisée d'autonomie (APA),

Des aides au logement,

L'aide sociale à l'hébergement (ASH) selon l'établissement choisi.

Dans tous les cas, n'omettez pas, lors de votre visite, de vous renseigner préalablement sur les prestations incluses dans le prix.

Résidences autonomie : quels services ?

Composées d'appartements individuels et d'espaces communs partagés, les résidences services accueillent en général une cinquantaine de résidents. Elles proposent différentes typologies d'appartements allant du studio au trois pièces (plus rare) mais surtout un certain nombre de prestations. Lesquelles prestations vont de la gestion administrative du séjour à l'accès aux animations et activités organisées au sein de l’établissement, en passant par : 

La mise à disposition d’un logement privatif,

La mise à disposition et l'entretien des espaces de vie collectifs,

L'accès aux services de restauration et de blanchisserie,

L'accès à Internet ainsi qu'à un dispositif de sécurité 24h/24h.

Julie Cohen

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Retraite

Cumul intégral, cumul limité… De quel régime relevez-vous selon votre situation ?

Une fois à la retraite, vous avez la possibilité de continuer à travailler tout en percevant votre pension. C’est ce que l’on appelle : le cumul emploi-retraite. Sauf que selon le régime dont vous relevez et l’activité choisie, ce cumul peut être plafonné.

482 000 personnes âgées de 55 ans ou plus cumulent une activité professionnelle avec une pension de retraite aujourd’hui en France. Tel est, en substance, ce qui ressort d’une étude menée par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) en 2020 portant sur l’année 2018.

Dans l’absolu, cette reprise d’activité ne vous donne pas la possibilité d’acquérir de nouveaux droits à la retraite. Pour autant, elle peut, un temps, vous permettre de compléter vos revenus… Et parfois de façon significative.

Quel que soit le régime dont vous dépendez, la loi vous autorise à cumuler pension de retraite et revenus provenant d’un nouvel emploi.

Pour bénéficier de ce dispositif plus connu sous le nom de cumul emploi-retraite, il est nécessaire d’avoir cessé de travailler préalablement. Mais ce qu’il convient surtout de noter tient au fait que, selon les revenus professionnels que vous percevez, votre cumul emploi-retraite peut se révéler intégral ou partiel (plafonné, limité).

Sans compter qu’il existe différents types de cumul emploi-retraite (intra et inter-régime).

Cumul intégral, cumul partiel… De quoi parle-t-on ?

Sur le papier, le cumul de votre pension de retraite avec un emploi n’est réglementé que dans le cas où vous reprenez une activité qui relève du même régime que celui de votre pension. Il s’agit du cumul intra-régime.

A l’inverse, si vous reprenez une activité qui ne relève pas du même régime que celui qui vous verse votre retraite (si vous êtes, à titre d’exemple, retraité du régime général et que vous reprenez une activité en qualité d’indépendant), le cumul de votre emploi et de votre retraite n’est alors plus réglementé. C’est ce que l’on appelle : le cumul inter-régime.

L’avantage de ce dernier ? Il vous donne la possibilité de cumuler votre pension avec vos nouveaux revenus… Le tout sans aucune limite, ni d’âge, ni de montant. Le cumul se révèle, dans ce cas, intégral quel que soit votre parcours.

Cumul intra-régime : trois conditions pour éviter les plafonds

Dans le cas d’un cumul intra-régime, vous devez réunir trois conditions pour pouvoir cumuler les revenus de votre nouvelle activité avec votre pension sans que le total mensuel de ceux-ci ne soit limité.

Première condition : vous devez être âgé d’au moins 62 ans, avoir réunis un nombre de trimestres suffisants pour bénéficier de votre retraite à taux plein, ou bien être âgé d’au moins 67 ans. 

Deuxième condition : pour éviter d’être limité au niveau des montants de vos rémunérations, il convient d’avoir liquidé toutes les retraites auxquelles vous pouvez prétendre.

Troisième condition : il importe d’avoir cessé toute activité préalablement.

Dans le cas où l’une de ces trois conditions ne serait pas réunie, votre cumul sera alors limité et le montant de votre rémunération se verra plafonné. Le total mensuel de vos nouveaux revenus et de votre pension de base et complémentaire ne devra pas dépasser la moyenne mensuelle de vos revenus d’activité des trois derniers mois. Si vous dépassez ce plafond, le montant de votre pension se trouvera alors revu à la baisse en fonction du montant du dépassement.

Cumul intra-régime : quels plafonds selon votre régime ?

Régime généralFonction publiqueProfessions libéralesArtisans & commerçants
Vos nouveaux revenus et vos pensions de retraite ne doivent pas dépasser la moyenne des salaires perçus au cours du mois de la cessation d'activité salariée et des 2 mois civils précédents.Vos revenus ne peuvent excéder le tiers du montant annuel brut de votre pension de retraite majoré de 7 123,57 euros (chiffres 2021)Vos revenus nets ne doivent pas dépasser le Plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). 41 136 euros en 2021.Vos revenus annuels ne peuvent excéder la moitié du PASS (20 568 € en 2021).

Julie Cohen

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Retraite

Profitez sereinement
de votre retraite

À vos côtés pour vous informer/vous accompagner sur la retraite

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RASSEMBLER 3 DOCUMENTS  ESSENTIELS


Le relevé de carrière

e relevé de carrière est un document qui recense l’ensemble des droits à la retraite que vous avez acquis par régime de retraite au cours de votre carrière. Vous pouvez le demander à chacun des organismes de retraite auprès duquel vous avez cotisé. Sur chacun, vous y verrez apparaître : 

• Le nombre de trimestres acquis.

• Les revenus d’activité.

• L’activité concernée et le nom de l’employeur.

Le relevé de situation individuelle (RSI)

Le relevé de situation individuelle, que l’on appelle aussi RIS (relevé individuel de situation), est un relevé de carrière inter-régimes qui est envoyé tous les cinq ans à partir de l’âge de 35 ans. Il est également consultable en ligne ou peut être demandé à tout moment. 

C’est une synthèse de l’intégralité des droits à la retraite acquis. Ce document est essentiel pour préparer votre retraite et doit être inspecté à la loupe pour s’assurer qu’il n’y a pas d’erreurs ou d’oublis dans votre parcours. C’est lui qui va conditionner la date possible de votre départ à la retraite et le montant de celle-ci.

À qui me référer ?

Chaque cas est particulier. Suivant votre situation professionnelle au moment venu, vous vous adresserez à la CNAV (pour les salariés du privé), CNRACL (pour les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers), MSA (pour les salariés du secteur agricole).

L’estimation indicative globale (EIG)

L’âge de 55 ans sonne pour tous l’âge de la réception de votre première estimation indicative globale. C’est le dernier organisme auquel vous êtes affilié qui vous enverra ce document de synthèse. Il reprendra tous les montants de pension prévus pour chaque caisse de retraite concernée. Ce document reste une estimation qui peut être revue à la hausse ou à la baisse en fonction de votre situation lors des dernières années qui précèdent votre départ officiel.

METTRE LES DOCUMENTS EN ORDRE & COLLECTER LES PIÈCES MANQUANTES


Vous constituer un dossier administratif aussi complet que bien ordonné va grandement faciliter votre départ à la retraite. Les documents de synthèse mentionnés ci-dessus et que vous allez recevoir au fur et à mesure de votre carrière vont vous permettre de faire le point sur les pièces administratives qui vous manquent et/ou celles que vous devez compiler : bulletins de salaire, attestations des périodes de chômage, papiers administratifs… Cela va également vous permettre d’y voir plus clair sur les années passées et avec qui vous devez reprendre contact pour récupérer des documents manquants.

Le cas échéant, vous allez devoir faire des demandes d’attestation de salaire à d’anciens employeurs pour prouver votre activité auprès des organismes de retraite. Cela peut vous faire gagner de précieux trimestres pour partir un peu plus tôt à la retraite.

Les Français face à la retraite

Dans une enquête d’Opinion Ways commandée par l’Agirc-Arrco, on apprenait fin 2017 que seulement 56 % des sondés prenaient en compte la préparation de leur retraite dans leurs différents choix de vie et que plus de 60 % penseraient à cette préparation une fois le moment venu !

CALCULER L’ÂGE AUQUEL VOUS POURREZ PARTIR À TÔT PLEIN 


Justement ! Savez-vous comment se calcule l’âge de départ de retraite avec un taux plein ? Un taux plein qui ne doit pas être confondu avec l’âge légal qui, lui, est fixé à 62 ans pour les actifs français, sauf dans le cas des régimes spéciaux.

Il faut le savoir : partir à 62 ans ne signifie pas forcément partir à taux plein. Si vous n’avez pas accompli une carrière complète à cet âge-là, vous pourrez partir en retraite, mais vos pensions de retraite seront automatiquement calculées avec une décote.

L’âge du taux plein est synonyme de taux maximum de calcul d’une retraite dont peut bénéficier l’assuré, soit le taux maximal de 50 %. Pour prétendre à une pension de retraite à taux plein, il faut remplir des conditions d’âge et de durée de cotisation en termes de trimestres. Concernant l’âge, cela se décompose comme suit :

• Pour les personnes nées avant le 1er juillet 1951, l’âge du taux plein est égal à 65 ans.

• Au cours du 2e semestre 1951, l’âge du taux plein est 65 ans et 4 mois.

• En 1952, l’âge du taux plein atteint 65 ans et 9 mois.

• En 1953, l’âge du taux plein est fixé à 66 ans et 2 mois.

• En 1954, l’âge du taux plein correspond à 66 ans et 7 mois.

• À partir de 1955, l’âge du taux plein parvient à 67 ans.

CHIFFRER LE MALUS AGIRC-ARRCO & LE RACHAT DE TRIMESTRE


Si vous ne pouvez définitivement pas attendre d’être au taux plein, sachez qu’un salarié dans le privé a la possibilité de racheter 70 points par années d’études supérieures dans chacun des régimes AGIRC et ARRCO, régimes de retraite complémentaire en France.

Le calcul se fait sur plusieurs critères et notamment sur la base de l’âge à la date du versement.

À savoir aussi que selon la caisse, le coût du point diffère. Voici comment il se décompose :

• Point AGIRC : nombre de points à racheter × valeur du point × coefficient d’âge.

• Point ARRCO : nombre de points à racheter × valeur du point × coefficient d’âge.

Depuis le 1er janvier 2019, un nouveau système de bonus-malus prévu par la réforme AGIRC-ARRCO est entré en vigueur. Il est prévu que tous les salariés nés après 1957 qui remplissent les conditions pour avoir une retraite de base à taux plein pourront :

• soit prendre leur retraite dès la date du taux plein avec un malus de 10 % pendant trois ans et jusqu’à 67 ans maximum ;

• soit reporter la date de liquidation des retraites après la date du taux plein pour annuler le malus au bout d’un an ou bien prendre 10 % de bonus par année supplémentaire.

Prenons un exemple concret pour illustrer ces propos : Pierre est né en juin 1957. L’âge légal de la retraite est de 62 ans et il se trouve qu’il a commencé à travailler en 1975. En juin 2019, Pierre aura l’âge de la retraite mais pas le nombre de trimestres. Pour avoir le taux plein, il devra aller jusqu’au 1er juillet 2020, soit 63 ans, pour cumuler âge et nombre de trimestres.

À 62 ans, il aura l’âge légal mais pas le taux plein : il y aura abattement de 5 % sur sa retraite de régime général, 4 % sur l’ARRCO et 4 % sur l’AGIRC.

À 63 ans, il partira au taux plein mais, avec la nouvelle réforme, il subira un malus de 10 % sur les retraites complémentaires.

À 64 ans, ce malus s’annulera définitivement et c’est un bonus de 5 % qui viendra s’ajouter sur sa retraite du régime général.

À partir de 65 ans, Pierre aura un bonus à vie de 10 % sur sa retraite de régime général et 10 % sur ses complémentaires pendant douze mois.

Haro sur le bonus-malus des pensions complémentaires

À peine entré en vigueur, le bonus-malus fait parler de lui. C’est notamment la CFDT qui le pointe du doigt, estimant que ce nouvel effort consenti n’est pas justifié au vu de la bonne santé financière des organismes de pension. Les négociations sont toujours en cours.

PENSER AUX DROITS DE RÉSERVATION


La retraite se vit à deux, en famille ou parfois seul. Si vous êtes veuf ou veuve au moment de cette nouvelle vie, vous avez peut-être des droits sur la pension de votre conjoint décédé. En effet, tous les régimes de retraite prévoient un dispositif spécifique pour le conjoint survivant. Selon certaines conditions, ce dernier peut bénéficier d’une partie des droits à la retraite du conjoint décédé. On appelle cela la pension de réversion.

Ce droit est ouvert à tous les conjoints survivants, homme ou femme, et est calculé en fonction de certaines conditions selon les caisses de retraite. En général, il faut :

• avoir été marié avec le défunt ;

• avoir au moins 55 ans ;

• ne pas dépasser un certain seuil de revenus annuels bruts pour la personne survivante (seulement pour les régimes de base).

La pension de réversion représente un pourcentage de la pension que le défunt percevait ou aurait perçue s’il avait été à la retraite. Ce pourcentage s’élève à :

• 54 % pour les régimes de base du privé (avec conditions de ressources) ;

• 60 % pour la plupart des régimes complémentaires du privé (sans conditions de ressources) ;

• 50 % pour les régimes des fonctionnaires (sans conditions de ressources).

ESTIMER SA FUTURE PENSION


Afin de bien préparer sa « vie d’après », de préparer les activités à venir ou de rêver aux futurs voyages, vous allez devoir rapidement calculer quel sera votre niveau de vie durant cette nouvelle période. Déterminer le montant de pension auquel vous pouvez prétendre est primordial pour partir l’esprit tranquille.

Fort heureusement, grâce à la magie d’Internet et à la dématérialisation des outils, vous allez pouvoir vous aider de simulateurs en ligne pour faire le calcul. Sur le site Agirc-Arrco, il y a un outil de ce genre pour bien préparer votre retraite. Ce service de simulation est proposé dans votre espace professionnel. Même chose sur le site France-Connect, qui est l’accès sécurisé aux services publics en ligne.

Dans le doute, vous avez aussi la possibilité de vous faire accompagner en prenant gratuitement

un rendez-vous avec un conseiller. Parfois, rien ne vaut un accompagnement humain qui répondra à toutes vos questions et dissipera tous vos doutes et inquiétudes.

Mais attention, pour toute simulation, il faut bien garder à l’esprit qu’un simulateur prend les informations que vous lui donnez à l’instant T et ne peut en aucun cas anticiper les changements personnels ou professionnels. Le montant calculé reste donc une estimation qui peut être amenée à évoluer en fonction de nombreux paramètres externes, pas souvent contrôlables : périodes d’inactivité, réforme des retraites, baisse de revenus, primes exceptionnelles…

TENIR À JOUR UN PLANNING DE TÂCHES & DE RENDEZ-VOUS (OU RÉTRO-PLANNING)


Comme vous avez pu le constater, le nombre d’étapes administratives est assez lourd. Pour ne rien oublier, voici notre meilleur conseil : préparez-vous un rétro-planning en bonne et due forme. Vous pourrez y voir plus clair en un seul coup d’oeil sur les actions à mener.

Cet échéancier sur plusieurs années va vous permettre de poser à plat tout ce qu’il y a à entreprendre avant la date effective pour s’assurer que rien ne manque. 

N’hésitez pas à mentionner le plus de détails possible sur ce document - tableau de bord pour chacune des échéances à venir : délai de traitement des dossiers, premières actions, rappels, e-mails à envoyer, personnes à contacter, rendez-vous à prendre…

CHOISIR UNE COMPLÉMENTAIRE SANTÉ ADAPTÉE  À SES BESOINS


A nouvelle situation « professionnelle », nouvelle situation personnelle. Cet adage est aussi valable pour tout ce qui va concerner votre santé. Depuis la dernière loi qui oblige la prise en charge des salariés par une complémentaire santé de groupe, vous allez devoir vérifier auprès de cet organisme ce qui est prévu et quel contrat sera maintenu lors de votre passage à la retraite. Sachez que si vous souhaitez prolonger votre contrat, vous devez faire la demande au moins six mois avant votre retraite, mais attention, car cela n’est pas toujours avantageux.

Vous devez vous renseigner pour savoir si vous aurez la possibilité de garder le même contrat. Si la réponse est oui, alors à quelles conditions, et ce contrat sera-t-il toujours en adéquation avec vos besoins de futurs retraités ? Autant de réponses à connaître pour choisir la meilleure couverture. En prenant de l’âge, vous n’êtes pas sans savoir que vos besoins en matière de santé vont forcément évoluer. Réfléchissez aux futures prestations médicales qui vous seront peut-être nécessaires, puis étudiez et prenez le temps de comparer les offres des mutuelles.

Il existe une multitude de simulateurs et de comparateurs de mutuelles qui vous donnent accès à un grand nombre de forfaits en fonction de vos besoins et de votre situation. En seulement quelques clics, vous aurez accès aux offres les plus pertinentes du marché.

Les mutuelles séniors pèsent sur le budget

En moins de cinq ans, les complémentaires santé pour les séniors ont augmenté de plus de 20 % ! D’après la Mutualité française, les retraités paient leur complémentaire santé 3,5 fois plus cher que les actifs, ce qui a pour conséquence une baisse des assurés. De plus en plus de séniors renoncent à une mutuelle à un moment de leur vie où ils en ont le plus besoin…

DIVERSIFIER SES PLACEMENTS


On a tendance à dire que pour arriver tranquillement à l’âge de la retraite, il y a un facteur qui est déterminant : le fait d’être propriétaire de son logement principal et de ne plus avoir d’échéances de prêt immobilier. Si la fin de votre prêt ne concorde pas avec cette date, essayez de voir, plusieurs années avant votre départ, comment anticiper ce moment clé.

Prenez rendez-vous avec votre banquier pour renégocier votre prêt et analysez quelles sont vos options.

Que vous soyez propriétaire ou locataire, l’essentiel est d’essayer de varier ses rentrées d’argent pour se constituer un petit « matelas » d’économies qui ne proviennent pas que des régimes de retraite. Oui, une retraite, ça se prépare!

Assurance vie, PERP, investissement immobilier pour faire de la défiscalisation ou bien pour avoir des revenus locatifs qui tombent chaque mois, les possibilités sont variées et doivent être étudiées bien en amont afin de ne pas avoir tous ses oeufs dans le même panier. Vous l’aurez compris, cela vous permettra de limiter les risques et de profiter plus pleinement de votre temps libre.

Les dispositifs qui permettent d’épargner sont de bons compléments pour garder le même niveau de vie que celui d’avant la retraite. Faisons un point rapide sur trois exemples de placements :

• Le PERP (plan d’épargne retraite populaire) : c’est idéal pour les contribuables très imposés. Il permet de se constituer une rente viagère personnelle en complément de sa retraite et de diminuer les impôts.

• Le PERCO (plan d’épargne retraite collectif) : c’est un plan d’épargne salariale à long terme mis en place dans le cadre de l’entreprise. Les salariés qui ont versé sur ce dispositif ont accès au capital une fois qu’ils sont retraités et bénéficient d’exonérations fiscales.

• La Loi PINEL : pourquoi ne pas investir dans la pierre avec la loi Pinel ? ce dispositif vous permet d’avoir une petite rente immobilière tout en bénéficiant d’avantages de défiscalisation.

RESTER ACTIF


our rester actif, il existe différentes options. Tout d’abord, il y a ceux qui ont du mal à quitter une activité professionnelle et cumulent travail et retraite. Si vous en avez encore la motivation et que vous remplissez certaines conditions, sachez que vous pouvez exercer une activité rémunérée pour compléter votre pension-retraite. Vous pourrez vous renseigner sur le site https://www.service-public.fr

Il y a aussi ceux qui n’ont plus qu’une envie : profiter de leur temps libre comme bon leur semble.

La retraite, c’est une nouvelle vie pour apprendre à réorganiser ses priorités et mettre son bien-être avant toute chose. Après tout, au vu du nombre d’années travaillées, ce n’est pas volé. Alors, profitez de ces moments pour entreprendre tout ce que vous n’avez pas forcément eu le temps de faire avant et surtout, restez actif.

Lorsque l’on a du temps, tout est possible. Faire de la randonnée, reprendre ses études, créer du lien en faisant du bénévolat ou en intégrant une association, se mettre au yoga pour entretenir sa forme, voyager par monts et par vaux… Renseignez-vous auprès des mairies et des maisons de quartiers qui proposent toujours multiples activités pour les retraités. Tout est possible en fonction de ce que l’on aime faire, il suffit de franchir le pas pour se sociabiliser, étendre sa sphère et ne pas voir le temps passer !

Pour partir serein, une seule solution : être bien informé et faire les choses dans les règles de l’art. Bien se préparer permet de mettre en place la suite de sa vie afin d’en profiter au maximum sans se faire de mauvais sang. La retraite est pour certains un moment qui a été longtemps attendu, alors profitez de cette aubaine pour réaliser vos rêves et faire ce dont vous avez envie! Profitez !

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Carrière longue, maladie… Quand et comment bénéficier d'une retraite anticipée selon votre profil ?

Pour partir à la retraite avant l’âge légal de 62 ans, plusieurs leviers peuvent être activés en fonction de votre situation personnelle. Il convient cependant de remplir un certain nombre de critères…

Partir à la retraite avant l’âge légal de 62 ans (pour les assurés nés à compter de 1955) : certains actifs l’envisagent bien que cette aspiration ne soit, en principe, pas autorisée. Pourtant, plusieurs dispositifs existent et permettent d’effectuer des départs anticipés. Il suffit de remplir différentes conditions et que cette demande de retraite anticipée soit validée par la caisse de retraite dont vous dépendez.

Partir à la retraite avant l’âge l’égal pour carrière longue

Dans le détail, vous avez la possibilité d’effectuer une demande de RACL. Comprenez une demande de « Retraite Anticipée au titre d’une Carrière Longue ».

Un dispositif qui existe depuis 2003 et qui a pour but de permettre aux personnes ayant commencé à travailler jeunes et qui possèdent un nombre de trimestres suffisant de percevoir leur pension de base de manière anticipée, le tout sans avoir à subir de décote.

Depuis le 2 juillet 2020, les demandes de RACL sont réservées aux assurés ayant débuté leur vie professionnelle avant 20 ans. Auparavant, ce dispositif était réservé aux personnes ayant commencé leur carrière professionnelle avant 17 ans. Et dans tous les cas, tous les actifs - qu’ils soient salariés, fonctionnaires, indépendants, exploitants agricoles ou professions libérales - peuvent en bénéficier.

D’un point de vue juridique, sachez qu’un départ anticipé à la retraite peut être effectué entre 57 et 60 ans. Il importe toutefois d’avoir cotisé au moins cinq trimestres avant son 20e anniversaire.

Pour savoir si vous pouvez bénéficier d’une RACL, plusieurs options existent.

Vous pouvez :

  • Vous référer au simulateur de départ en retraite anticipée développé par le groupement d’intérêt public (GIP)
  • ou bien effectuer votre demande sur le site info-retraite.fr en vous créant un compte.

Partir à la retraite avant l’âge l’égal… En cas de maladie

Si vous œuvrez dans la fonction publique, vous avez également la possibilité de partir à la retraite avant l’âge légal pour raisons de santé. Pour pouvoir en bénéficier, vous devez remplir un certain nombre de conditions. A savoir : être titulaire du poste que vous occupez, justifier d’au moins 15 années de service effectif, être atteint d’une maladie incurable liée à votre activité ou bien d’une infirmité.

Pour obtenir votre retraite anticipée, il est nécessaire – si vous êtes magistrat, fonctionnaire d’Etat ou militaire par exemple - de remplir un formulaire Cerfa disponible sur le site du Service public. Si vous êtes fonctionnaire territorial ou hospitalier, il faudra adresser votre demande de départ anticipé à votre employeur.

Dans le secteur privé, sachez qu’il se révèle malgré tout possible d’effectuer une demande de retraite avant l’âge légal pour maladie. Seule condition : que cette maladie soit liée à l’activité professionnelle et qu’elle soit à l’origine d’une incapacité permanente (IP) de 10 ou 20%.

Bon à savoir

A noter enfin que d’autres cas peuvent permettre à certains actifs de partir à la retraite avant l’âge légal. C’est le cas si vous êtes parent d’un enfant handicapé, ou que vous êtes fonctionnaire et que vous avez au moins trois enfants.

Julie Cohen

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Retraite

Quel placement choisir pour préparer sa retraite ?

En moyenne, un salarié perd environ 30 % de sa rémunération à la retraite. Et pour les indépendants, jusqu’à 50 %. Pour de nombreux Français, l’épargne privée apparaît comme la solution pour assurer un complément de revenus. Quels placements sont à privilégier aujourd’hui ?

L’assurance-vie

De tous les placements, c’est de loin le préféré des épargnants français notamment pour préparer sa retraite. Le capital placé est alimenté par des versements pendant toute la durée de vie du contrat, et propose de meilleurs rendements que certains placements plus classiques.

Pourquoi est-ce intéressant pour la retraite : l’épargne reste disponible à tout moment, mais la fiscalité avant le 8ème anniversaire du contrat est lourde. D’où l’intérêt de laisser son capital fructifier le plus longtemps possible, au moins sur ce temps, sans faire de retrait.

S’il souhaite percevoir un revenu régulier une fois à la retraite, l’assuré peut choisir un contrat avec une option de retraits partiels programmés ou automatiques ou sous forme de rentes versées chaque mois ou chaque trimestre. Le montant de la rente correspondant à une partie du capital placé et des gains réalisés.

Le plan d’épargne retraite (PER)

Disponible depuis 2019, le PER remplace progressivement les autres plans d’épargne retraite. Il se décline sous trois formes : un PER individuel et deux PER d’entreprise. Le PER individuel succède au contrat Madelin et au PERP, quand les PER d’entreprise succèdent au Perco et au contrat article 83, avec la possibilité de transférer l’épargne des anciens plans déjà ouverts sur ce nouveau plan. 

La souscription à ce plan donne lieu à l'ouverture d'un compte titres ou à l'adhésion à un contrat d'assurance de groupe réalisé avec une société spécialisée.

Le PER individuel est d'abord alimenté par des versements volontaires. La gestion ensuite des sommes versées se réalise suivant le principe de la gestion pilotée avec une épargne investie sur des actifs plus ou moins risqués en fonction de l’âge. 

Pourquoi est-ce intéressant pour la retraite : le PER individuel est un produit d’épargne à long terme. Il a pour but de permettre la constitution d’un capital en vue de se préparer un complément de revenus pour la retraite, avec deux phases, la phase d’épargne et la phase de retraite où est ensuite délivré un capital ou une rente. Chacun peut y consacrer le budget qu’il souhaite même s’il est conseillé de consacrer 10 % de ses revenus dès l’âge de 40 ans.

Le PEA

Le Plan d’Epargne en Actions est un placement bancaire, qui se présente comme un compte-titres associé à un compte bancaire. Concrètement, cela reste simple : l’épargnant effectue des versements libres ou programmés depuis son compte-titre au PEA.

Pourquoi est-ce intéressant pour la retraite : il est conseillé de le conserver au moins 5 ans car passé ce délai, les plus-values et dividendes sont exonérés d’impôt sur le revenu. Une fois retraité, l’épargnant peut sortir du PEA via une rente viagère défiscalisée ou sous forme de capital.

L’investissement locatif

Acheter un appartement pour le louer par la suite représente un bon moyen de se constituer un complément de revenus à la retraite. Certains investissements notamment liés à la loi Pinel sont partiellement défiscalisés et permettent de réduire ses impôts sur le revenu. Mais pour en profiter, il faut s’engager à louer le bien pour une durée minimum (jusqu’à 12 ans) et appliquer des loyers plafonnés. 

Pourquoi est-ce intéressant pour la retraite : les loyers perçus dans un premier temps servent à rembourser le crédit. Et une fois l’emprunt remboursé, ils constituent un revenu récurrent. Il est  cependant important de prendre en compte le paiement de la taxe foncière et les travaux d’entretien et de rénovation qui incombent aux propriétaires.

Par Florence Massin

Retraite complémentaire

Retraite complémentaire du secteur privé : qui peut en bénéficier ?

Tous les salariés du secteur privé bénéficient d’une retraite complémentaire Agirc-Arrco. Des cotisations qui s’ajoutent à la retraite de base de la Sécurité sociale et permettent d’augmenter sa pension. Découverte.

Les conditions d’obtention

Pour l’obtenir, l’assuré doit :

- Avoir cessé toute activité professionnelle, salariale ou non salariale, à l’exception de certaines situations. C’est ainsi que les personnes bénéficiant d’une retraite progressive, d’une dérogation pour poursuivre une activité salariale ou qui exercent à l’étranger mais ne cotisent plus auprès de l’organisme Agirc-Arrco peuvent également la percevoir. 

- Remplir des conditions d’âge et de carrière. La retraite complémentaire peut être obtenue à partir de 57 ans avec une décote. Mais pour espérer un taux plein, il faudra attendre au minimum 62 ans (âge légal du départ à la retraite) et justifier du nombre de trimestres requis ou travailler jusqu’à 65-67 ans, l’âge de départ à taux plein.

- faire une demande de liquidation. Pour obtenir la « complémentaire », il est recommandé de la demander 6 mois avant la fin de son activité professionnelle. Vous pouvez constituer votre dossier directement en ligne sur le site de l’Agirc-Arrco.

Un système de minoration-majoration

Le montant de sa pension de retraite complémentaire peut être minoré ou majoré selon la date à laquelle vous la demandez après avoir obtenu votre retraite de base à taux plein du régime général. Ce système concerne les salariés nés à partir de 1957. 

Un malus appliqué : si vous demandez votre retraite complémentaire dès que vous pouvez prendre votre retraite à taux plein, à 62 ans par exemple, vous subirez une minoration de 10 % sur votre retraite complémentaire durant 3 ans dans la limite de 67 ans. Cette minoration, appliquée pour solidarité, a pour but d’inciter les personnes à différer leur départ d’un an. Des exceptions existent cependant, notamment pour les personnes porteuses d’un handicap.

A l’inverse, un bonus pour ceux qui décalent leur départ : la minoration ne s’applique pas à ceux qui décaleront leur départ à la retraite d’une année au-delà des conditions d’obtention du taux plein. En plus, une majoration pendant un an sera proposée aux personnes qui le repousseront de quelques années supplémentaires. Il sera de 10 % pour un différé de 2 ans, de 20 % pour 3 ans, de 30 % pour 4 ans.

La fusion des deux caisses de retraite

Depuis le 1er janvier 2019, le système de retraite complémentaire des salariés qui comportait deux régimes distincts, le régime Arrco réservé aux salariés non cadres, et le régime Agirc destiné aux cadres (qui cotisaient également à l’Arcco) ont fusionné. Ainsi, il n’y a plus aujourd’hui qu’une seule caisse de retraite complémentaire pour l’ensemble des salariés du secteur privé. Les droits acquis ont été repris sans perte de valeur des points cotisés dans le nouveau régime unifié Agirc-Arrco et le statut de cadre ne rentre plus dans le calcul des cotisations. Seul compte le montant du salaire brut avec de nouveaux taux de cotisation.

En pratique : pour les non-cadres, soit plus de 80% des salariés, qui cotisent au seul régime Arrco, la réforme n’a rien changé. Les cadres, en revanche, ont vu leurs points Arrco et leurs points Agirc  regroupés.

Par Florence Massin

Calcul retraite

Ce que vous devez savoir pour calculer votre retraite

Toute personne qui travaille en tant que salarié et cotise au régime général, soit plus de 17 millions de personnes en France, peut se demander comment sera fixé le montant de sa future pension de vieillesse. Malgré un calcul complexe qui dépend de différents facteurs, il est possible de se faire une première idée de ce que vous toucherez. Explications.

Une formule qui dépend de certains paramètres

Au régime général, le montant de sa pension est déterminé selon la formule : « salaire annuel moyen x taux de pension x (nombre de trimestres validés/durée de référence pour obtenir une pension à taux plein) ».

Ainsi :

le salaire annuel moyen est déterminé en calculant la moyenne des salaires bruts ayant donné à des cotisations au régime général durant les 25 meilleures années de sa carrière. Seuls les salaires, les primes et les périodes de congé maternité sont pris en compte dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. Si vous avez travaillé moins de 25 ans, c’est la moyenne de vos salaires bruts durant vos années de travail qui primera.

la durée d’assurance, soit les trimestres validés, figure sur votre relevé de carrière. Si celle-ci est au moins égale à la durée de référence, vous percevrez une pension complète au taux plein.

Si elle est inférieure, votre pension sera minorée au prorata. 

Certains trimestres, bien que non cotisés, peuvent s’ajouter à votre durée d’assurance. C’est ainsi que les périodes de congé maternité, de chômage indemnisé, de service militaire, de maladie… peuvent amener à des trimestres dits assimilés. D’autres situations bien spécifiques comme le fait d’avoir cotisé à plusieurs régimes peuvent jouer sur votre durée d’assurance. Renseignez-vous. 

la durée de référence varie en fonction de votre année de naissance. Elle est fixée aujourd’hui à 168 trimestres pour une personne née entre 1961 et 1963 et 172 pour une personne née après 1973.

le taux de pension maximum est fixé à 50 % dans le secteur privé si vous remplissez la condition de durée d’assurance permettant de bénéficier du taux plein ou si vous avez atteint l’âge permettant d’obtenir le taux plein de façon automatique, soit 67 ans.

Bon à savoir

D’autres formules et d’autres éléments sont bien entendu appliquées et pris en compte si vous êtes fonctionnaires, indépendants, agriculteurs, artisans… et vous aurez à vous tourner vers les caisses adaptées pour en connaître les modalités.

Pour rappel, à ce jour, un projet de loi instituant un système universel de retraite est examiné par le Parlement. Les règles relatives à la retraite risquent d’être prochainement modifiées.

Pour vous aider, certains documents indispensables

Pour y voir plus clair et savoir où vous en êtes, des documents comme :

- le relevé de situation individuelle pour calculer sa retraite est disponible à partir de l’âge de 35 ans. Il permet d’obtenir un bilan du nombre de trimestres validés. Il est ensuite mis à jour tous les 5 ans et vous est directement envoyé sans demande préalable.

- l’estimation indicative globale récapitule vos droits et propose une première estimation de votre pension. Ce document vous est envoyé à partir de 55 ans, puis tous les 5 ans jusqu’à votre départ à la retraite.

Par Florence Massin

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salarié

Seniors : quels petits boulots pour compléter sa retraite ?

Pour compléter ses revenus ou garder le rythme d’une activité professionnelle, des petits boulots existent si vous êtes seniors.
Le cumul emploi-retraite permet de cumuler votre pension de retraite avec des revenus d'activité, à condition d'avoir liquidé l'ensemble de vos pensions. Il est possible de s’engager complètement auprès d’entreprises, ou plus ponctuellement avec des petits boulots.

La garde d’enfants

Il est par exemple possible de garder des enfants, en dehors du cercle familial. Faire connaître son intention auprès de ses proches, ou de ses voisins, aide à être recommandé via le bouche-à-oreille. Des sites spécialisés existent par ailleurs pour se mettre en relation avec des parents à la recherche de nounous ou de baby-sitters. Ils prélèvent toutefois généralement une commission sur les prestations que vous réalisez. Le prix est le plus souvent négociable avec les parents, et varie en fonction de la région, les contraintes, le nombre d’enfants à garder…

Des cours particuliers

Dans le même domaine, la demande de cours particuliers reste très forte. Il est possible d’aider un enfant en primaire pour apprendre à lire, les premières opérations mathématiques ou l’Histoire. Evidemment, des compétences ou des expériences dans ces domaines, dans l’enseignement ou l’animation est un plus mais les cours particuliers nécessitent surtout de la pédagogie et de la patience. Et si vos connaissances le permettent vous pouvez aider des élèves plus âgés.

Guide touristique d’un jour

Si vous connaissez très bien votre région et que vous avez envie de la faire découvrir, des applications proposent de mettre en relation des touristes avec des résidents locaux. Parler une autre langue est un plus, mais les visiteurs français sont aussi nombreux. A vous d’organiser différents parcours, en fonction des thèmes ou du temps à consacrer.

En zone touristique, il peut aussi être envisageable de louer une partie de son logement sur une plateforme collaborative, de type Airbn’b, ou même de louer sa voiture sur une journée ou deux, via d’autres plateformes sécurisées.

Apparaître dans des publicités, ou des films

Vous avez rêvé d’une carrière au cinéma sans jamais se lancer ? Il est toujours possible de tester au frisson de la caméra en étant figurant dans des films. La demande est toutefois forte, et il faut rester très au courant de l’actualité des tournages. L’inscription se passe via des sites spécialisés, comme casting.fr.

Par ailleurs, des marques recherchent des modèles ou des ambassadeurs. Et cela concerne aussi les seniors, qui sont une cible très importante pour elles.

Attention aux arnaques

Les arnaques sur des petits boulots existent, et il vaut mieux s’en protéger. Les sites www.lesarnaques.com ou www.arnaques-infos.org en recensent certaines. Méfiez-vous des offres mirobolantes (notamment pour les castings), et soyez le plus rigoureux possible (paiement avant, passage par une plateforme ou un intermédiaire sécurisé) pour éviter des déconvenues ou des impayés.