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Retraite : quelle pension pour « vivre décemment » ?

A la retraite, les rentrées d’argent diminuent et les besoins changent. Mais estimer son budget est difficile à prévoir.

En 2016, la pension moyenne d’un retraité, incluant les pensions de droit direct, de droit dérivé (pensions de réversion…) et la majoration pour enfants s’élevait à 1 429 euros net selon la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Dress). Ce montant est inférieur au salaire moyen des actifs. Toutefois, le niveau de vie global médian des retraités est légèrement supérieur à celui de l’ensemble de la population, notamment en raison des revenus liés au patrimoine.  De plus, la part des retraités pauvres est deux fois inférieure à celle de la population globale.

Estimer un revenu « décent » est complexe pour les organismes. L’observatoire National de la Pauvreté et de l'Exclusion Sociale (ONPES), s’y est essayé en 2015 dans un rapport. L’étude a tenté d’établir « des montants mensuels des budgets minimaux de référence », pour plusieurs catégories de la population.  Ce budget a répondu aux besoins (se loger, se nourrir, se déplacer, avoir une vie sociale) jugés nécessaires par plusieurs panels de personnes, après discussion entre elles et expertise éventuelle de professionnels. Les niveaux de revenus envisagés étaient différents en fonction de la situation de logement du retraité, en location ou propriétaire.

Pour un retraité propriétaire célibataire, le budget total pour vivre avec le « panier de référence », est de 1 150 euros, et de 1 769 euros pour un couple.  Mais la somme monte à 1 816 euros pour une personne seule et 2 437 pour un couple en cas de location de sa résidence dans le parc privé.

L’accès à la propriété, un facteur majeur

Le logement pour un retraité locataire est « le premier poste » de dépense, représentant 37 % du « budget de référence ». Au contraire, pour les retraités propriétaires, le poste logement est nettement moins élevé en volume et en part. Il n’arrive qu’en quatrième position pour les couples (après l’alimentation, les transports et la santé) et en troisième position (après les transports et l’alimentation) pour les retraités seuls.

Ainsi, globalement, les personnes retraitées seules sont une des deux catégories identifiées comme étant fréquemment dans une situation difficile, avec les familles monoparentales. 14 % sont pauvres monétairement et 45 % des célibataires retraités sont « en risque de restrictions ».

Le passage à la retraite est donc un moment privilégié pour faire le point sur ses besoins, ses ressources et établir un nouveau budget. Celui-ci peut prévoir les dépenses fixes nécessaires (loyer), les dépenses variables nécessaires (alimentation…) et d’autres dépenses pour les loisirs.

La capacité de prévoir et d’épargner pour sa retraite est primordiale pour maintenir son niveau de vie, par exemple en ayant des revenus complémentaires : 83% des Français craignaient de manquer de ressources financières à la retraite selon un sondage en 2019 de l’Institut Ipsos pour le Cercle des épargnants.

petite retraite

Petite retraite : de quelles aides puis-je profiter ?

A l’âge de la retraite, les revenus diminuent. 6% des seniors vivent sous le seuil de pauvreté selon étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees). Des aides existent mais pourtant, certains bénéficiaires potentiels ne les demandent pas.

L’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa)

L’arrêt d’une activité professionnelle entraîne une diminution du revenu, qui peut être aggravée par des dépenses supplémentaires en matière de santé ou de dépendance, ou par la perte du conjoint. Des mécanismes de solidarité existent, à commencer par l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), qui a remplacé le minimum vieillesse. Elle est réservée aux personnes au-dessus de 65 ans, 60 à 62 ans si la personne est en situation de handicap ou ancien combattant. Les revenus doivent être inférieurs à un certain plafond : 10 838,40 € brut par an pour une personne seule (soit 903,20 € par mois), et 16 826,64 € brut par ans pour un couple (soit 1 402,22 € par mois) .

Toutefois certaines ressources, listées par la loi, ne doivent pas être prises en compte dans le calcul de ces revenus, comme l’Aide personnalisée au logement ou l’Allocation personnalisée d'autonomie. Le montant de l'Aspa est égal à la différence entre vos revenus et les plafonds pour bénéficier de l’allocation. Toutefois, les sommes versées à ce titre peuvent être récupérés lors de la succession, si elle dépasse 39000 euros en France métropolitaine. C’est l’une des raisons qui expliquent que beaucoup de retraités n’y ont pas recours. Elle se combine avec la méconnaissance, le sentiment de honte qu’éprouvent certaines personnes à demander des aides et la difficulté des démarches administratives, surtout celles dématérialisées.

[ #MesdroitsSociaux] Claudine appris qu’elle avait droit à l’allocation de solidarité aux personnes âgées avec https://t.co/QFTljNDVQ7 👵 Parlez-en aux aînés présents dans votre vie ! pic.twitter.com/7Wn87r442H

— Ministère des Solidarités et de la Santé (@MinSoliSante) October 1, 2019

Des aides spécifiques pour vivre avec la dépendance

Si la demande d’Apsa a été rejeté et que vous ne percevez pas de pension de retraite, vous pouvez toujours demander l’Allocation simple d'aide sociale pour personnes âgées. Il faut faire une demande auprès du Centre communal actions sociales de votre ville, pour y déposer une demande, qui doit être approuvée par le préfet. L’aide est aussi soumise à des conditions de revenus, le même plafond que pour l’Aspa mais auquel on doit enlever également les prestations familiales, créances alimentaires…

Bon à savoir

D’autres aides existent pour aider à faire face à la dépendance spécifiquement quand on est en situation de précarité si on a une petite retraite comme l’Aide sociale à l'hébergement qui paie la partie des frais d'hébergement en Ehpad non couverte par les revenus de la personne âgée. De même, pour les salariés retraités en situation de dépense, Action logement peut octroyer une aide jusqu’à 5000 euros pour adapter votre salle de bains et les toilettes.

Enfin, il ne faut pas oublier que les personnes âgées peuvent toujours bénéficier des aides comme l’Aide personnalisée au logement ou Allocation supplémentaire d'invalidité…

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Retraite : bénéficier des placements des entreprises

Retraite : bénéficier des placements des entreprises

Une personne sur cinq est hospitalisée en France chaque année. Malgré les remboursements de la sécurité sociale, la couverture n’est pas intégrale et le passage à l’hôpital représente un coût pour le patient, notamment âgé. La garantie hospitalisation est indispensable pour les seniors

L’épargne-retraite collective a enfin trouvé son public. Le Perco, né en 2003, connaît ces dernières années une progression fulgurante, aidée par des réformes qui le rendent plus favorable. Fin 2019, 264 000 entreprises le proposaient, une hausse de 480000 sur un an. Les encours placés ont grimpé de 16,6 à 20 milliards d’euros sur la même période d’après l’Association française de gestion (AFG). Entre fin 2010 et fin 2019, le nombre de salariés bénéficiaires a été multiplié par 4,5. Cette solution pour préparer sa retraite est en cours de simplification : PERP, « Madelin », « Art. 83 », PERCO étaient autant de dispositifs pour plein de cas différents. A partir du 1er octobre 2020, ces solutions ne pourront plus être proposées, mais les outils sont regroupés dans un dispositif, le Plan épargne retraite.

PER : fonctionnement

Concrètement, le salarié peut déposer des fonds, qui vont soutenir les entreprises car réinvestis pour partie en actions.  L’investissement est réalisé suivant le principe de la gestion pilotée, vers des actifs plus risqués et rémunérateurs quand la retraite est éloignée, et davantage sûr à l’approche du départ en retraite.

Tout le monde, salarié ou pas, a le droit de souscrire un PER individuel auprès d'un établissement financier ou d'un organisme d'assurance. L’entreprise peut également ouvrir un PER collectif pour ses salariés, et peut rendre obligatoire ou non une participation. Le salarié peut y mettre de l’argent via 

  •         Des versements volontaires
  •         Des versements d’intéressement ou de participation
  •         Des droits inscrits sur un compte épargne-temps

L’entreprise peut effectuer des versements volontaires ou même des abondements, c’est-à-dire rajouter une somme à celle que vous déposez par vous-même, dans la limite de 3 fois le montant que vous avez vous-même versé, et d’être inférieur à 6 581,76 €.

Les conditions de déblocage du PER

Les sommes mises dans le PER ne sont disponibles normalement qu’à la retraite, ou elles peuvent être retirées sous forme de capital ou de rente. Toutefois, elles peuvent désormais plus facilement se débloquer car les circonstances le permettant ont été élargies avec le nouveau PER. Elles concernent désormais :

  •         Décès de l'époux ou épouse ou du partenaire de Pacs
  •         Expiration des droits du salarié à l'assurance-chômage
  •         Surendettement
  •         Achat de sa résidence principale
  •         Cessation d’activité de son entreprise si on est indépendant

« On peut l’utiliser comme un outil de défiscalisation », explique Laurent Porquiet, directeur du cabinet de gestion en patrimoine Herez. Les versements sont déductibles des revenus imposables de l’année dans la limite de 4052€ pour chaque membre du foyer fiscal ou 10 % des revenus professionnels de 2019. L’imposition se fait à la sortie, avec notamment le prélèvement forfaitaire unique pour les plus-values. « C’est notamment un outil à utiliser quand on est soumis à une tranche fiscale importante, en complément à d’autres placements », conclut Laurent Porquiet. 

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Colocation

Seniors : faut-il se laisser tenter par la colocation ?

La colocation n’est pas réservée qu’aux jeunes ! Ses atouts, comme la réduction des coûts pour se loger mais surtout la sociabilité et l’entraide, s’appliquent aussi une fois la vie active terminée.

Une colocation entre seniors peut se faire quand une personne âgée vient habiter chez une autre, avec un partage du loyer et/ou des coûts de la vie quotidienne (alimentation, chauffage), ou en achetant/louant une nouvelle résidence pour y vivre à plusieurs. 

Cela peut être aussi l’occasion d’engager des travaux ou de rechercher une résidence plus accessible et facile à vivre alors que le risque de dépendance augmente.

L’avantage est notamment financier, pour permettre par exemple de continuer à vivre en ville malgré la flambée des prix, ou en cas de pertes de certains revenus. Le loyer est toutefois loin d’être la seule raison. Habiter ensemble permet de mutualiser certains coûts, notamment ceux liés au service à la personne.

La colocation permet aussi de lutter contre la solitude. Elle favorise les interactions, les jeux et permet donc de rester plus dynamique. Les colocataires s’assurent de manière naturelle que tout va bien, et peuvent réagir plus rapidement en cas de problèmes, comme des chutes, des maladies… 

Bien sûr, comme dans toute colocation, des règles de vie doivent s’établir par avance, et des espaces d’intimités prévus.

Il existe également des organismes qui organisent les colocations et les services nécessaires. Cela a un coût, mais il est généralement moins important qu’une chambre en Ehpad.  Ainsi, des Résidences autonomie permettent de rassembler des dizaines de seniors autonomes, avec leur propre chambre mais aussi des espaces communs.

Colocation intergénérationnelle: le bon plan ? 

Une deuxième forme de colocation accessible aux seniors est la colocation intergénérationnelle. Celle-ci réunit sous un même toit un ou plusieurs jeunes (de moins de 30 ans, souvent étudiants), chez une ou un couple de personnes âgées. 

Plusieurs associations proposent de telles formules. L’avantage pour le jeune est de trouver un moyen de se loger sans dépenser trop d’argent : certaines offres de logement sont même gratuites, mais en échange d’une présence régulière auprès de la personne âgée (sans que cela ne devienne du service à la personne). Des frais de dossier à hauteur d’une dizaine d’euros sont la plupart du temps demandés.

Les contrats se font généralement le temps d’une année scolaire.

Bon à savoir

Les seniors bénéficient eux d’une présence rassurante à leur domicile, peuvent partager des moments de vie commune… C’est aussi être une source de revenus : le loyer de la formule « logement solidaire et veille passive » d’Ensemble2génération, une des associations les plus connues du secteur, est de 250 à 300 euros pour la province, de 350 à 500 euros en l’Ile-de-France. D’autant plus que si vous louez une chambre dans votre résidence principale à un prix « raisonnable » pour le fisc, celui-ci ne vous réclamera aucun impôt sur les loyers perçus.

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Condition retraite

Sous quelles conditions peut-on travailler à la retraite ?

En France près de 500 000 personnes travaillent alors qu’elles perçoivent une pension de retraite, un nombre en constante augmentation. La situation personnelle influe sur le revenu que l’on peut toucher de son activité professionnelle.

Bénéficier de la retraite ne signifie plus renoncer à toute activité professionnelle. Des retraités y ont recours, notamment pour compléter leur revenu. Le taux d’emploi des 65-69 ans est passé de 2,4 % en 2006 à 6,6 % en 2017, celui des 70-74 ans a lui augmenté de 1,1 % à 2,8 %, selon un rapport de France Stratégie. Certaines activités peuvent même être poursuivies après la retraite, sans aucune condition. Par exemple, c’est le cas pour

  •         Un emploi d’assistant maternelle ou de garde d’enfant
  •         Les activités artistiques comme les artistes du spectacle ou les auteurs d'œuvres culturelles
  •         Une activité de faible importance, c’est-à-dire si le revenu brut de l'année précédant le départ en retraite est inférieur à un tiers du Smic, soit environ 513 euros brut en 2020.

Le cumul total emploi-retraite

Le cumul total des revenus liés à une activité professionnelle et de sa pension de retraite est possible si deux conditions sont réunies : avoir obtenu toutes les retraites des régimes français, étrangers et des organisations internationales et de dépasser l’âge légal du départ du départ à la retraite en taux plein pour le régime général. Si ces deux conditions ne sont pas réunies, il est seulement possible de travailler comme indépendant sans limite de revenu.

Le cumul total des revenus liés à une activité professionnelle et de sa pension de retraite est possible si deux conditions sont réunies : avoir obtenu toutes les retraites des régimes français, étrangers et des organisations internationales et de dépasser l’âge légal du départ du départ à la retraite en taux plein pour le régime général. Si ces deux conditions ne sont pas réunies, il est seulement possible de travailler comme indépendant sans limite de revenu.

Le cumul partiel emploi-retraite

Bon à savoir

En attendant de remplir les deux conditions, il est tout de même possible de travailler dans les secteurs public, privé ou agricole. Tout d’abord, il faut prévenir sa caisse de retraite de la reprise d’une activité dans le mois suivant celle-ci par une lettre

Ensuite, le montant total des revenus, incluant donc le salaire mensuel brut et les montants bruts de vos pensions de retraite de base et complémentaire ne doit pas dépasser la moyenne des salaires des 3 derniers mois d'activité ou 160 % du Smic, soit 2 463,07 € en 2020 si ce plafond est plus élevé. L’assuré qui a exercé une activité à temps partiel peut demander la prise en compte d’un revenu correspondant à son activité exercée à temps complet. Si ce seuil est dépassé, la pension de retraite de base est réduite d’autant.

Pour les personnes qui ont pris leur retraite à partir de 2015, les revenus issus du travail ne permettent pas de bénéficier de nouveaux droits à la retraite. Ceci est encore le cas pour celles qui ont pris leur retraite avant 2015.

Quelles activités à la retraite ?

Dans l’ensemble, quatre catégories de personnes continuent de travailler selon l’INSEE : les employées peu diplômées à temps partiel, les très diplômés et très qualifiés urbains, les commerçants et enfin les agriculteurs âgés. Les actifs occupés entre 65 et 74 ans sont plus souvent indépendants. Le temps partiel est davantage répandu et le salaire moins important en moyenne que les autres classes d’âge.

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Perte autonomie

Retraite : comment faire face financièrement à une possible perte d’autonomie ?

1,3 million de Français sont aujourd’hui dépendants, un chiffre qui devrait doubler d’ici 2060. La dépendance coûte cher, mais des solutions existent pour préparer au mieux la période.

En France, la dépendance concerne 8% des plus de 60 ans et 20% des personnes âgées de plus de 85 ans, selon le ministère de la Santé. L’âge moyen de perte d’autonomie est de 83 ans.

Se tourner vers les aides publiques

Les personnes en perte d’autonomie mais qui résident encore à leur domicile peuvent prétendre à l’Allocation personnalisée d'autonomie (Apa). Cette aide est sans condition de ressources, mais uniquement de perte d’autonomie, mesurée avec la grille nationale AGGIR, qui établit six niveaux de dépendance.

Bon à savoir

Si vous n’y êtes pas éligibles mais retraité, certaines caisses de retraite peuvent attribuer des aides ménagères. La caisse de retraite, si vous dépendez du régime général ou du régime d’Etat, peut également financer une partie des travaux dans votre résidence principale pour la rendre plus accessible et donc facile à vivre. Aucune condition de ressource n’est exigée, et l’aide peut atteindre 3500 euros.

Des communes et des départements peuvent en outre apporter d’autres assistances, comme des aides pour

  •         se déplacer,
  •         payer le portage de repas prêts à consommer à domicile
  •         des foyers restaurants
  •         rémunérer une aide à domicile

Prendre une assurance dépendance

L’allocation personnalisée d’autonomie est plafonnée et ne couvre pas toutes les dépenses qu’implique la dépendance. On peut alors se tourner vers d’autres acteurs, comme les assureurs. Les contrats d’assurance dépendance servent à vous aider en cas de dépendance totale ou partielle. Pour les contrats de prévoyance, vous versez une cotisation de quelques dizaines d’euros chaque mois à partir de la souscription du contrat. En échange, vous obtenez une rente, variable en fonction de vos cotisations mais qui peut aller à plus de 1000 euros par mois, à partir du moment ou vous êtes reconnus dépendant. Beaucoup de contrats proposent aussi un petit capital d’installation versé au moment ou vous êtes reconnus dépendant, pour couvrir des frais d’aménagement de votre résidence par exemple. Le versement de la prestation est, le plus souvent, accompagné de services d'assistance.

Certains assureurs proposent aussi une garantie avec l’assurance vie, qui peut avancer la rente prévue dans le cadre de la garantie principale en cas de dépendance. La définition de la dépendance varie en fonction des contrats : elle peut s’appuyer sur la grille AGGIR, ou sur la grille AVQ (actes de la vie courante) qui prend en compte cinq actions : se lever, se déplacer, s’habiller, s’alimenter et faire sa toilette. Au début de la suscription, renseignez-vous bien du seuil à partir duquel l’assurance doit vous aider. 

Assurance dépendance : comment bien choisir son contrat

Toutefois, il faut faire attention à certaines situations :

  •        Ces assurances sont dites « à fond perdu » : si vous mourez sans avoir été en situation de dépendance, les cotisations versées sont perdues.
  •         Ces contrats ont des délais de carence, parfois de plusieurs années qui s’appliquent : mieux vaut le souscrire tôt, ce qui diminuera aussi le montant des cotisations. Les contrats d'assurance dépendance comportent également un âge limite, autour de 70 ans.
  •         Il existe désormais énormément de contrats, pas toujours simples à comprendre. La Fédération Française de l’assurance délivre le label GAD (Garantie Assurance Dépendance) qui permet de s’assurer que plusieurs garanties essentielles sont présentes (rente minimale de 500 € en cas de dépendance lourde, le maintien partiel des droits en cas d’interruption de paiement des cotisations…)

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relevé de situation

Comment lire le relevé de situation individuelle de sa retraite ?

A partir de 35 ans, le relevé de situation individuelle est envoyé tous les cinq ans à chaque personne pour l’informer de ses droits à la retraite. Qu’inclus les éléments présents dessus ?

A partir de 35 ans, le relevé de situation individuelle est envoyé tous les cinq ans à chaque personne pour l’informer de ses droits à la retraite. Qu’inclus les éléments présents dessus ? « Toute personne a le droit d'obtenir (…), un relevé de sa situation individuelle au regard de l'ensemble des droits qu'elle s'est constitués dans les régimes de retraite légalement obligatoires » précise l’article L161-17 du code de la sécurité sociale. D’ailleurs, si le relevé de situation individuelle est envoyé tous les cinq ans à partir de 35 ans à chacun, il est aussi possible de le consulter à tout moment sur internet via son espace personnel sur le site de l’assurance retraite. Ce document est inter-régime, c’est-à-dire qu’il regroupe des informations des différentes caisses de retraite.

Dans sa première partie, il montre le nombre de trimestres cotisés jusqu'alors, pour chacun des régimes, ainsi que la durée d’assurance totale. Ce document renseigne également les points de cotisation dans les différentes retraites complémentaires. On peut compléter et préciser ces informations avec d’autres documents, comme le relevé de carrière. Celui-ci récapitule, année par année, les droits obtenus jusqu’à alors. Contrairement au relevé de situation individuelle qui est envoyé automatiquement, il faut demander, à partir de ses 35 ans, à chacun des régimes de retraite auxquels vous avez cotisé.

Bon à savoir

Avec ces informations, il est possible d’anticiper un peu mieux le nombre de trimestres avant de pouvoir partir à la retraite à taux plein, ainsi que simuler son montant. A noter que si vous avez un projet d’expatriation, vous pouvez demander un rendez-vous sur les règles d'acquisition de droits à pension à votre caisse de retraite. A partir de 55 ans, le relevé de situation individuelle est envoyé avec une estimation indicative globale (EIG) pour le montant de la retraite, si elle est prise à l’âge légal de 62 ans ou à l’âge de la retraite à taux de plein, 67 ans. Ces calculs sont les plus complets. Ils intègrent les éventuelles décotes, surcotes, les trimestres et majorations pour enfants, les trimestres assimilés pour chômage, maladie, service militaire…

Que faire en cas d’erreur dans le relevé de situation individuelle ?

Vérifier ce relevé est important car il sert à calculer les conditions de départ à la retraite. Le plus simple est de demander directement la régularisation auprès de la caisse de retraite. Une erreur sur un relevé à 35 ans est évidemment moins urgente à corriger que si elle est présente à 55 ans. Toutefois, il est normal que certains trimestres n’apparaissent pas sur le relevé de situation individuelle. C’est par exemple le cas des périodes travaillées à l’étranger. Les trimestres et points obtenus lors du service militaire ou cotisés lors d’un congé maternité ne sont pas non plus notifiés, même s’ils rentrent bien en compte pour la future retraite. En revanche, ils doivent apparaître dans le relevé de carrière.

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