accompagnement

Comment se faire aider à domicile quand on est retraité ?

Les services à la personne sont souvent essentiels à partir d’un certain âge. Pour le ménage, les courses, ils soulagent les aidants et permettent de rester plus longtemps à son domicile. Des organismes spécialisés à l’emploi direct, plusieurs formes existent pour avoir recours à un service à la personne.

Trois grands moyens existent pour avoir recours en toute légalité aux services à la personne. Chaque mode d’intervention présente des avantages et des inconvénients, en fonction du niveau de responsabilités que les personnes ayant recours à l’aide à domicile sont prêtes à endosser.

Embauche directe

La première solution est l’embauche directe (ou de gré à gré). Dans cette situation, la personne fait office d’employeur, et doit donc y consacrer du temps, par exemple pour les démarches administratives, que ce soit le contrat de travail, le paiement des cotisations.

La déclaration du salarié est obligatoire et tout travail non déclaré est sanctionné par la loi. Le travail totalement ou partiellement dissimulé est puni d'un emprisonnement de trois ans et d'une amende de 45 000 euros.

L’avantage de cette solution est de choisir sans contrainte la personne que vous employez : cela peut être une personne proche qui a besoin d’un complément de salaire, ou qui est recommandée par des voisins ou amis.

Toutefois, vous devez gérer toutes les formalités administratives, les remplacements, les litiges, les conflits voire les licenciements.  Le salaire doit aussi être versé même si la prestation est suspendue, par exemple en cas d’hospitalisation.

Le prestataire 

Dans le cas du recours à un prestataire, celui-ci choisit la personne qui vient vous aider à domicile. C’est lui qui s’occupe de toutes les formalités administratives, et gère les éventuels conflits avec la personne.  Seul le nombre d’heures effectuées est à payer au prestataire, l’arrêt de la prestation ne signifie pas un licenciement pour la personne employée.  En cas d’absence, la prestation peut être interrompue. L’intervenant à domicile n’est pas salarié par le particulier mais indépendamment par le prestataire.

Toutefois, c’est la solution la plus onéreuse. Il n’est parfois pas possible de choisir la personne qui vient aider à domicile, ni ses horaires : le prestataire choisit les plannings en fonction de l’efficacité avec les autres clients. La personne et l’horaire peuvent également changer fréquemment, et sans que vous en soyez à l’initiative.

Le mandataire

La troisième possibilité est un mixte entre les deux premières : comme mandataire, l’organisme que vous avez choisi vous propose un salarié et prend en charge les démarches administratives mais vous restez l’employeur. L’organisme vous apporte donc un soutien juridique, mais également propose du personnel.

Bon à savoir

Toutefois, vous devez payer les frais de gestion liés au travail administratif, et, en tant qu’employeur, c’est à vous de gérer les éventuels problèmes avec la personne et les coûts d’un licenciement.

Ainsi, en cas d’absence, par exemple pour une hospitalisation, et même du décès de la personne aidée, le particulier et ses héritiers continuent à verser le salaire à l’intervenant.

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maison

Bien choisir entre maison de retraite et maintien à domicile

Dans une projection à 10 ans, plus de 8 seniors sur 10 envisagent de vieillir au sein de leur logement actuel. Quitter son logement est un crève-cœur, mais des signes peuvent inciter à franchir le pas.

85% des seniors se voient vieillir à leur domicile. Parmi les plus de 75 ans, ils sont encore 34% à se dire « tout à fait sûr » d’occuper leur logement dans les dix années suivantes, selon un sondage Ifop pour la Fédération du service aux particuliers paru en 2019.

Toutefois, si la personne devient dépendante, et qu’elle ne peut pas assumer seule financièrement le maintien à son domicile, la situation peut devenir difficile pour les aidants, que ce soit son conjoint ou ses descendants. Voici quelques points sur lesquels s’attarder pour faire le bon choix.

La solitude de la personne âgée

La personne continue-t-elle d’avoir des relations sociales, en dehors des prestations de soin ?

La solitude touche plus particulièrement les seniors au fur et à mesure que les capacités de déplacements se réduisent, ainsi que les possibilités de voir des amis ou de la famille.  Cette propension dépend du caractère de la personne : si elle est plus sociable, un placement hors de son domicile peut lui permettre de rencontrer d’autres personnes et de se reconstituer un réseau amical.

La sécurité du domicile et l’autonomie du senior

Le domicile est-il adapté au grand âge ? Le risque d’accident domestique est plus important quand on est une personne âgée, d’autant plus que celle-ci ne se rend pas forcément compte du déclin de ses facultés. Si cela a lieu sans qu’aucun de ses proches ne puisse s’en apercevoir, une chute, brûlure ou intoxication peut avoir de graves conséquences.

C’est pourquoi il est souvent nécessaire d’adapter le logement à la dépendance. Il peut s’agir de travaux pour permettre de fluidifier le logement, ou d’aménager certaines pièces, par exemple avec un siège de douche mural. D’autres petites améliorations pour simplifier la vie comme la pose de volets roulants automatisés, ou l'adaptation de l'éclairage rendent la vie plus simple.

Ces travaux ont un coût, mais il est possible de demander des aides, par exemple auprès de l’Agence nationale de l’habitat en cas de revenus modestes, ou même auprès des caisses de retraite ou des collectivités territoriales.

L’utilisation d’objets connectés, par exemple des colliers qui préviennent des proches ou une veille en cas de chute permet aussi de rassurer son entourage.

Ces aménagements doivent avoir pour but d’augmenter l’autonomie du senior, afin qu’il puisse se débrouiller seul au maximum.

Le coût

En 2016, le coût médian d’un EHPAD pour un résident était de 1 949 euros par mois selon la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie. Pour 10 % des EHPAD, il est inférieur à 1 653 € et pour 10 % il est supérieur à 2 798 €.  D’importantes disparités existent toutefois entre les zones géographiques, l’ancienneté du bâtiment ou encore le statut juridique de l’EHPAD.

A côté de ces coûts, il faut comparer celui du maintien à domicile, que ce soient les travaux, les services à la personne, le coût d’une éventuelle surveillance à distance… et des aides dont on peut bénéficier, dans les deux solutions.

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conflit

Conflit avec un EHPAD : quels recours ?

Voici des pistes de résolution:

Privilégier le dialogue

Avant d’entamer la moindre procédure, le mieux est encore d’identifier les faits reprochés et les dysfonctionnements rencontrés, puis de contacter le directeur de l’établissement ou un membre du personnel qui recevra votre réclamation et jouera un rôle de médiation. Vous pouvez également vous tourner vers le conseil de la vie sociale (CVS), une instance élue qui représente l’ensemble des personnes vivant et travaillant dans l’établissement ou participant à la vie de la structure (résidents, famille, salariés…)

Un conseil : après toute consultation téléphonique ou rendez-vous en présentiel, pensez à faire un récapitulatif par écrit que vous enverrez par lettre simple ou e-mail pour rappeler ce qui a été énoncé pendant l’entretien.

Se tourner vers d’autres interlocuteurs

Si les réponses données ne vous satisfont pas, il est possible de bénéficier d’une écoute et d’un appui supplémentaire en contactant :

  • des associations de malades, de familles… comme la Fnapaef (Fédération Nationale des Associations et Amis des Personnes Agées Et de leur Famille – www.fnapaef.com), France Alzheimer (www.francealzheimer.org), France Parkinson (www.franceparkinson.fr), l’AD-PA (l’association des directeurs au service des personnes âgées - www.ad-pa.fr)…
  • des élus communaux ou le service « personnes âgées » du Conseil départemental
  • les agences régionales de santé (ARS) pour les questions de soin et si la santé du résident est en jeu. 

Saisir un médiateur de la consommation

Les établissements comme les résidences autonomie et EHPAD, mais aussi l’ensemble des services à domicile pour les personnes âgées sont des prestataires de services. Si vous venez à rencontrer un litige, que vous soyez le résident ou son représentant légal, vous pouvez saisir un médiateur de la consommation dans le but de trouver un terrain d’entente avec l’établissement.

Comment : vous trouverez ses coordonnées dans le contrat signé au moment de l’entrée du résident ou sur les pages web de l’EHPAD. Ce recours est gratuit, mais vous ne pouvez le saisir (dans un délai d’un an maximum après l’envoi de votre réclamation) que si vous avez tenté de résoudre le litige à l’amiable auprès de la structure concernée.

Vous aurez à lui fournir l’ensemble des documents qui justifie votre demande. L’issue de la médiation intervient dans un délai de 90 jours (voire plus en cas de litige complexe) à compter de la date de la notification. Vous êtes libre de refuser la solution proposée par le médiateur.

Bon à savoir

Sachez-le : le litige doit porter sur l’exécution du contrat et sur les prestations proposées. Les questions médicales ou relatives aux soins sont en revanche exclues du champ d’action du médiateur.

Faire appel à la justice

C’est bien sûr la dernière étape pour régler un litige. Si vous n’avez trouvé aucun arrangement à l’amiable, vous pouvez entreprendre une action en justice. C’est le tribunal de grande instance qui est compétent si la réclamation porte sur un montant de plus de 10 000 € ou s’il y a eu non-respect du contrat. L’intervention d’un avocat est bien souvent nécessaire.

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payer l'APA

Comment utiliser l'Apa pour payer un aidant familial ?

Si vous percevez l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), il est possible de l’utiliser, sous conditions, pour rémunérer une aide à domicile ou dédommager un aidant familial. Comment s’y prendre ?

C'est quoi l'APA ?

Il s’agit d’une aide financière, versée par le conseil départemental, qui a pour objectif de financer l'aide à domicile (aide-ménagère, portage de repas, une entreprise agréée proposant des services d’aide à domicile...).

Les conditions pour en bénéficier : l’APA est accordée aux personnes âgées de 60 ans ou plus, qui résident en France de façon stable et régulière. Elles doivent présenter une perte d’autonomie reconnue et évaluée par une équipe médicale associée au département.

La perte d'autonomie est classée selon la grille AGGIR* (du niveau 1/dépendance totale au niveau 4/dépendance partielle). Si aucune condition de ressources n'est retenue dans son attribution, le montant est cependant plafonné et dépend du niveau de revenus et du degré de dépendance. En 2020, les plafonds ont été fixés à 1742,35€/mois pour le GIR 1, 1399,04€/mois pour le GIR 2, 1010,86€/mois pour le GIR 3, 674,28/mois pour le GIR 4.

Dans la pratique, cette allocation est versée en fonction des besoins et d'un plan d'aide personnalisé mis en place avec les structures du département.

Bon à savoir

Sachez-le : pour la demande de l’APA, le dossier est à demander auprès du centre communal d’action sociale (CCAS) de sa commune, de son centre de sécurité sociale ou directement à l’hôtel du département.

Comment utiliser l’APA pour rémunérer un proche ou une aide à domicile ?

La loi vous autorise à rémunérer toute personne employée comme aide à domicile, y compris un proche de votre famille (aidant familial) à l’exception du conjoint(e), partenaire de PACS ou concubin(e).

Ainsi : l’aidant familial peut se faire rémunérer s’il opte pour un statut de salarié. Il devient employée en tant qu’aide à domicile et le proche dépendant, particulier-employeur.

L’APA, accordée par le département, n’est alors plus versée sur le compte bancaire du bénéficiaire, mais directement au CESU.

Comment s’y prendre ?

La déclaration d’embauche se réalise sur le site de l’URSSAF, rubrique CESU (https://www.cesu.urssaf.fr/info/accueil.html). L’URSSAF, ensuite, se charge de tout, des bulletins de paie au prélèvement des cotisations sociales. Le « nouvel employeur » n’a  plus qu’à déclarer chaque mois les heures effectuées et à payer les salaires.

Pensez-y : passé 70 ans, le proche aidé bénéficie d’une exonération des cotisations patronales de sécurité sociale. Cette exonération est valable également s’il est âgé de plus de 60 ans, vit seule et doit recourir à une tierce personne pour les actes de la vie courante.

Et aussi : chaque année, il est possible de bénéficier d’une réduction d’impôt (50 % des dépenses engagées jusqu’à 15 000€) ou d’un crédit d’impôt.

Pas si simple

Si devenir aidant salarié de son proche permet de valoriser financièrement l’aide apportée, de recevoir un salaire, de bénéficier d’une protection sociale tout en cotisant à la retraite, ce n’est cependant pas si simple. Si vous venez à quitter votre activité professionnelle, vous pouvez faire face à une perte de revenus. En 2020, le montant du salaire de l'aidant est calculé sur la base de 14,04 € brut de l'heure.

Vous aurez aussi à vous rappeler qu’en signant un contrat de travail :

- vous créez un lien de subordination vis-à-vis de votre parent/employeur.

- vous avez des horaires et des tâches à effectuer, parfois difficiles à vivre, ainsi qu’un droit au répit pour prendre des congés.

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aidant

Comment allier sa vie professionnelle avec le statut d’aidant ?

En France, on considère qu’il y aurait plus de 8 millions de personnes qui aideraient un proche en perte d’autonomie. Et près d’une sur deux exercerait une activité professionnelle. Mais aider une personne dépendante demande du temps et de l’investissement, bien souvent au détriment de sa carrière. Des solutions permettent de trouver un équilibre entre vie professionnelle et le statut d’aidant.

Trouver une solution avec son employeur

Selon une enquête d’OpinionWay pour l’association France Alzheimer en 2018*, 8 personnes aidantes sur 10 avouent avoir des difficultés à concilier vie d’aidant et vie professionnelle, et 9 sur 10 souffrent de stress, d’anxiété, de fatigue liés à cette situation.

Et pour cause : souvent, le proche aidant hésite à évoquer auprès de son manager et ses collègues son quotidien et ses difficultés à trouver un équilibre entre son rôle d’aidant et sa vie professionnelle et personnelle.

A tort, car cette problématique fait partie des facteurs de risques psychosociaux et est donc devenu un sujet pour l’entreprise. Surtout quand on sait qu’un aidant passe jusqu’à 3 heures par jour, y compris sur son temps de travail, à l’accompagnement de son proche fragilisé.

Le mieux : évoquer sa situation auprès de son employeur ou son responsable RH évite à la fois les incompréhensions et permet de trouver des solutions : télétravail, horaires flexibles, congés de proche aidant en temps partiel, aménagement du temps de travail…

* https://www.francealzheimer.org/travail-accompagnement-double-vie-de-laidant/des-employeurs-mieux-sensibiliser/

Demander un droit au répit

La loi d'adaptation de la société au vieillissement, votée en décembre 2015, reconnaît aujourd'hui le rôle des aidants et leur droit au répit, indispensable pour aider et soutenir ses proches le plus longtemps possible.

Sont concernés : les proches aidants des personnes bénéficiaires de l'APA (l'allocation personnalisée d'autonomie), qui assurent une présence indispensable à la vie à domicile et qui ne peuvent pas être remplacés.

Comment : dans ce cadre, l'APA permet de financer l'accès à des solutions temporaires pour que l'aidant puisse confier son proche à des structures spécialisées (hébergement temporaire, accueil de jour) le temps de quelques heures, d'une journée, d'un week-end ou d’une semaine.

Bon à savoir

Pour en bénéficier : adressez-vous au CCAS (centre communal d’action sociale) de votre commune ou à un CLIC (centre local d’information et de coordination gérontologique). Vous y trouverez toutes les adresses des établissements proposant ce droit au répit.

Se ménager des pauses

85 % des aidants interrogés par France Alzheimer consacrent moins de temps qu’avant à leur vie sociale et à leurs loisirs, ainsi qu’aux autres membres de leur famille. Ils font partie de ces personnes qui ne se ménagent pas et peuvent être touchées par un syndrome de burn-out.

Pour éviter d’en arriver là :

  • Apprenez à déléguer : il est temps de compter sur l’ensemble de vos proches et de leur demander de prendre le relais dans des tâches comme les courses, la mise en place des rendez-vous médicaux, la tenue des papiers administratifs… Sans oublier de faire appel à des services d’aide à domicile (garde de nuit, de jour, portage de repas, ménage, toilettes…) qui viendront prendre le relais.
  • Demandez de l’aide : en vous tournant notamment vers des associations d’aide aux aidants comme la Maison des Aidants (www.lamaisondesaidants.com), l’association Française des Aidants (www.aidants.fr), l’UNAF (Union nationale des associations familiales – www.unaf.fr). Ces regroupements ont pour vocation de soutenir les aidants en leur donnant accès à des formations gratuites, en les renseignant sur leurs statuts, droits, sur les aides existantes…

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domicile

Être aidé et soigné à domicile : à qui s'adresser ?

Rester chez soi pour un proche en perte d’autonomie est un vrai défi. De nombreux services et soins à domicile peuvent permettre d’aider les personnes qui ne peuvent plus s’occuper de certains actes du quotidien comme préparer leurs repas, faire sa toilette...

Faire appel à une aide à domicile

Quel que soit le service choisi (toilette, préparation des repas, ménage, courses…), il existe deux façons de faire appel à un service d’aide à domicile :

  • en contactant un service prestataire habilité par le conseil départemental à intervenir auprès des personnes en perte d’autonomie. Les tarifs sont encadrés et les personnes envoyées sur place sont des salariés.

  • ou en se tournant vers un service mandataire, qui joue les intermédiaires en vous mettant en relation avec un(e) professionnel(le) qu’il estime compétente. La personne qui a besoin d’être aidée devient l’employeur d’une aide à domicile. La société de services aide à rédiger un contrat de travail et à réaliser des feuilles de salaire et un suivi.

A qui s’adresser : le mieux est de contacter le point d’information local, le CCAS (centre communal d’action sociale) ou le CLIC (Centre local d'information et de coordination) de la commune du proche aidé, qui ont à leur disposition une liste complète des sociétés de services et d’aides à domicile.

Le portage des repas

Avec l’âge, l’appétit diminue et la baisse de mobilité emmène des difficultés à réaliser ses courses. Pour prévenir les risques de dénutrition, le portage des repas permet de continuer à manger des repas équilibrés et complets.

A qui s’adresser : les services sociaux de certaines communes ou des sociétés de services d’aide à domicile

Comment : les personnes bénéficiaires choisissent le nombre de repas souhaité et leurs menus à partir d’une proposition communiquée chaque semaine. Les repas peuvent être adaptés aux besoins nutritionnels et sont livrés sous forme de plateaux-repas à réchauffer.

Bon à savoir

Sachez-le : certaines communes participent au financement du portage et l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) peut prend en charge une partie des frais.

Les soins à domicile

Si vous avez besoin d’actes infirmiers (pansements, distributions de médicaments, injections...), ou d’aides à la toilette, renseignez-vous auprès d’un SSIAD (services de soins infirmiers à domicile). Ces interventions sont prises en charge par l’Assurance maladie, contribuent au maintien des personnes à leur domicile en évitant l’hospitalisation et l’entrée dans un établissement d’hébergement.

Pour qui : ces services se réalisent sur prescription médicale auprès des personnes âgées de plus de 60 ans, malades ou en perte d’autonomie, ou des personnes de moins de 60 ans handicapées ou atteintes d’une maladie chronique.

Pour trouver un SSIAD près de chez vous : https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/resultats-annuaire?service=service

Quelques adresses

En plus de contacter les services sociaux concernés auprès de sa commune, vous pouvez également consulter l’annuaire des services à la personne du ministère de l’Economie et des Finances (https://www.entreprises.gouv.fr/services-a-la-personne/annuaire-des-organismes-services-a-la-personne), le guide des services d’aides et de soins à domicile (https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/), celui de la FEDESAP (fédération française des services à la personne et de proximité – www.fedesap.org), de l’UNA (Union nationale de l’aide – www.una.fr), et de l’ADMR (aide à domicile en milieu rural – www.admr.org).

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rémunération

Quelle rémunération pour un proche aidant ?

Prendre un congé de proche aidant 

Selon le baromètre des aidants de la fondation April et BVA de 2019*, plus de 8 millions de personnes en France soutiennent un proche en perte d’autonomie. 44 % d’entre eux ont des difficultés à concilier leur rôle d’aidant et leur vie professionnelle, quand 75 % déclarent que ce rôle a un impact important sur leur travail en matière de concentration et d’efficacité.

C’est ainsi que dans le cadre du dernier budget de la sécurité sociale (PLFSS), il a été prévu le financement d’un nouveau congé, celui du proche aidant.

De quoi s’agit-il : ce congé permet de cesser temporairement son activité professionnelle pour s’occuper d’un proche (lien familial ou étroit avec la personne aidée) résidant en France, en perte d’autonomie d’une importante gravité (Gir 1 à 3**) ou souffrant d’un handicap (taux d’incapacité permanente de 80 % ou plus).

Le congé, d’une durée limitée (sans accord de branche, il est fixé à 3 mois, renouvelable jusqu’à 1 an), est ouvert à tout salarié qui justifie d’une ancienneté dans l’entreprise d’au moins un an.

Quelle rémunération : ce n’est qu’à partir d’octobre 2020 que ce congé sera indemnisé à hauteur de 43€/jour par les caisses d’allocations familiales pour les personnes en couple et 52€/jour pour une personne seule.

Bon à savoir

Sachez-le : pour éviter une trop forte perte de revenus, le salarié peut opter pour un congé fractionné ou transformé en temps partiel (alternance de périodes de congés et de travail).

* https://www.fondation-april.org/images/pdf/DP_Barometre_des_aidants_2019_FondationAPRIL.pdf

** Le groupe numéro 1 (GIR 1) correspond au niveau de dépendance le plus fort, tandis que le sixième groupe (GIR 6) au niveau le plus faible.

Un congé de solidarité familiale

Ce congé permet à tout salarié de s'absenter pour assister un proche en fin de vie. En dehors des accords collectifs et conventions, la durée du congé est de 3 mois, renouvelable une fois.

Quelle rémunération : le salarié peut bénéficier d’une allocation journalière d’accompagnement fixée à 56,27€/jour et à 28,14€/jour (2020) si le congé se réalise en complément d’une activité à temps partiel.

Devenir salarié aidant

La loi autorise à rémunérer toute personne employée comme aide à domicile, y compris un proche de sa famille.

Deux possibilités :

Si votre proche ne bénéficie d’aucune allocation, il peut employer librement un membre de sa famille en tant qu’aide à domicile.

. Si celui-ci bénéficie de l’APA* ou de la PCH*, il peut employer toute personne, à l’exception du conjoint(e), partenaire de PACS ou concubin(e). L’aide accordée par le département est versée directement au CESU.

La déclaration d’embauche se réalise sur le site de l’URSSAF, rubrique CESU (https://www.cesu.urssaf.fr/info/accueil.html). L’URSSAF, ensuite, se charge de tout, des bulletins de paie au prélèvement des cotisations sociales. Le « nouvel employeur » n’a  plus qu’à déclarer chaque mois les heures effectuées et à payer les salaires.

* allocation personnalisée d’autonomie ou prestation de compensation du handicap

Des dédommagements

Si un proche bénéficie de l’AAH* ou la PCH*, l’aidant, à l’exception de son conjoint(e), partenaire ou concubin(e), peut recevoir une compensation pour son rôle d’aidant familial. Cette compensation n’entraîne pas de paiement de charges sociales et patronales, et permet de dédommager un proche s’il n’est pas possible de le salarier.

Quelle rémunération : celle-ci est plafonnée à 3,94€ par heure et jusqu’à 5,91€ (2020) si l’aidant a dû cesser son activité professionnelle.

* allocation pour adulte handicapé ou la prestation de compensation de handicap

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Avantages retraites

Les avantages retraite des aidants familiaux

Les personnes qui réduisent leur activité professionnelle ou s’arrêtent de travailler pour s’occuper d'un parent vieillissant, voire invalide à domicile est loin d’être sans conséquence sur l’évolution de leur carrière professionnelle. Les caisses de retraite ont prévu des compensations pour tenir compte de cette situation. Quelles sont-elles et quelles sont les conditions pour en bénéficier ? Revue de détails.

Les personnes qui réduisent leur activité professionnelle ou s’arrêtent de travailler pour s’occuper d'un parent vieillissant, voire invalide à domicile est loin d’être sans conséquence sur l’évolution de leur carrière professionnelle. Les caisses de retraite ont prévu des compensations pour tenir compte de cette situation. Quelles sont-elles et quelles sont les conditions pour en bénéficier ? Revue de détails.

La validation de trimestres pour sa retraite

Si vous avez choisi de cesser votre activité professionnelle ou de la réduire à temps partiel pour pouvoir vous occuper d’un proche en perte d’autonomie, il est possible de demander à être affilié gratuitement à l’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF). Pendant cette période, vous obtenez des trimestres de retraite sans verser de cotisation. C’est la caisse d’allocations familiales* qui prend le relais pour valider vos trimestres comptant pour votre retraite.

Si vous avez choisi de cesser votre activité professionnelle ou de la réduire à temps partiel pour pouvoir vous occuper d’un proche en perte d’autonomie, il est possible de demander à être affilié gratuitement à l’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF). Pendant cette période, vous obtenez des trimestres de retraite sans verser de cotisation. C’est la caisse d’allocations familiales* qui prend le relais pour valider vos trimestres comptant pour votre retraite.

Les conditions :

  • vous devez pouvoir justifier d’un lien de parenté ou un lien très étroit avec la personne dont vous prenez soin. Il peut s’agir du conjoint(e), du partenaire de Pacs ou du concubin(e), d’un ascendant (parent ou grand-parent), d’un enfant ou petit-enfant, d’un oncle, d’une tante, d’un(e) cousin(e)… mais aussi d’une personne âgée à laquelle vous venez en aide de façon régulière et fréquente.
  • la personne aidée doit bénéficier de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) pour un niveau de perte d’autonomie important ou la prestation de compensation du handicap (PCH).
  • vous devez prendre soin de ce proche à titre non professionnel. Cela peut se faire dans le cadre du congé de proche aidant.

* renseignez-vous auprès de votre caisse,

Des trimestres en plus

Les aidants familiaux qui ont cessé leur activité professionnelle pour s’occuper à plein temps d’un proche en perte d’autonomie peuvent bénéficier de trimestres de retraite en plus. Depuis 2014, un trimestre « gratuit » est octroyé par période de 30 mois de prise en charge permanente ininterrompue (sauf placement provisoire de la personne en établissement spécialisé). Celui-ci s’ajoute aux trimestres cotisés.

Une limite :

 la majoration de durée d’assurance (MDA) ne peut excéder au total huit trimestres.

Les conditions :

Bon à savoir

la MDA est attribuée uniquement si l’aidant est affilié à un régime de retraite et s’il a cessé définitivement ou temporairement de travailler pour s’occuper d’un proche dépendant (conjoint, partenaire ou concubin, parent, enfant, frère, sœur, oncle, tante, neveu, nièce, cousin(e)…) en situation d’incapacité d’au moins 80 %.

Une retraite à taux plein à 65 ans

Depuis 2010, l’âge de la retraite à taux plein est passée progressivement de 65 ans pour les assurés nés avant 1951 à 67 ans pour ceux nés à partir du 1er juillet 1951.

Cependant :

l’âge à taux plein est conservé à 65 ans pour les aidants familiaux, même nés après cette période.

Les conditions :

  • l’aidant doit avoir cessé son activité professionnelle durant au moins 30 mois d’affilée pour assister un proche. La mesure ne s’applique pas s’il ne travaillait pas auparavant.
  • il doit avoir un lien de parenté avec la personne dépendante (parent, enfant, conjoint, concubin, partenaire de Pacs, collatéraux comme un frère, une sœur, un oncle, une tante, un neveu, une nièce, cousin(e)...
  • le proche pris en charge doit impérativement être bénéficiaire de la PCH*.

* la prestation de compensation du handicap. Il s’agit d’une aide financière versée par le département. Elle permet de rembourser les dépenses liées à la perte d'autonomie.

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